Accompagner la vie. Médecine palliative et droits des malades. Dix-huitième partie

semaine du 5 au 11 février 2018

La médecine palliative s’est développée au cours de ces dernières années pour soulager les souffrances des malades en fin de vie. Cette médecine présente un certain nombre de caractéristiques sur lesquelles on s’interrogera tout au long de cette rubrique.

Inéluctablement, la question de la fin de vie sous-tend celle des besoins de la personne malade. La médecine palliative se définit par son abord total du patient et de ses besoins. En 2016, la France adoptait un plan visant à développer les soins palliatifs. Parmi les acteurs essentiels et « principal pilier » (G. D. Borrasio et R. Aubry) de la médecine palliative à domicile, les médecins généralistes sont en première ligne. Concernant les structures spécialisées en soins palliatifs, leur principale mission est d’apporter des solutions aux cas les plus difficiles, mais aussi de jouer un rôle de conseil auprès des professionnels de santé issus d’autres spécialisations.  

La médecine palliative en France est organisée autour de quatre grands domaines (circulaire du 25 mars 2008). 

Ces structures sont organisées de la façon qui suit : 

  • Unités de soins palliatifs ou USP. Il s’agit de services hospitaliers qui sont entièrement dévolus à la pratique de la médecine palliative ; 

  • Lits identifiés en soins palliatifs. Il s’agit de lits dédiés à la médecine palliative, situés au sein d’hôpitaux, qui permettent à des services de médecine curative de prendre en charge des malades dont l’état de santé nécessité des dispositifs particuliers ; 

  • Equipes mobiles de soins palliatifs. Ces équipes mobiles assurent le suivi des professionnels intervenant au service d’une personne en fin de vie, en leur apportant à la fois l’écoute et les conseils pour la prise en charge de ces malades. Ils jouent également un rôle important pour la formation auprès des professionnels de santé. 

  • Réseaux de soins palliatifs. Agissant en qualité d’experts, ils garantissent la prise en charge de malades en phase terminale à domicile.  

Comme le soulignent les professeurs Gian-Domenico Borrasio et Régis Aubry dans leur essai La fin de vie (2016), le développement d’une politique volontariste dans notre pays a permis d’augmenter considérablement le nombre des structures de soins palliatifs, mais aussi de sensibiliser l’opinion publique sur la fin de vie.  

La France occupe donc actuellement une position bien placée à l’échelle de l’Union européenne, où elle est devancée entre autres par la Belgique et les Pays-Bas. A l’échelle mondiale, la position de la France apparaît également importante. Aussi, en 2015, elle était classée au 10e rang des grands pays offrant un accompagnement de qualité aux malades en fin de vie. 

La semaine prochaine : Accompagner la vie. Médecine palliative et droits des malades. Dix-neuvième partie 

 

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5 Février 2018 - 8:33am