Accompagner la vie. Médecine palliative et droits des malades. Quatorzième partie

semaine du 8 au 15 janvier 2018

La médecine palliative s’est développée au cours de ces dernières années pour soulager les souffrances des malades en fin de vie. Cette médecine présente un certain nombre de caractéristiques sur lesquelles on s’interrogera tout au long de cette rubrique.

Sur le plan physique, les souffrances sont étroitement liées à la progression de la maladie, mais aussi aux traitements médicamenteux utilisés. Parmi les nombreuses manifestations douloureuses, on dénombre ainsi les symptômes pulmonaires, digestifs, urinaires et cutanés. Sur le plan psychologique, les malades en phase terminale souffrent d’anxiété, d’angoisse, mais surtout ils sont taraudés par la peur de la mort. Si pour chaque être humain, l’heure du de la mort est inconnue et – consciemment – déniée, pour la malade en fin de vie, la mort est une peur avec laquelle il doit s’efforcer de vivre. Cette peur est particulièrement présente chez le mourant. L’Institut UPSA de la douleur définit la peur comme « une réaction psychologique, émotionnelle et physique face à la perception d’un danger réel ou supposé. L’origine de la peur peut souvent être identifiée, contrairement à l’anxiété ou à l’angoisse qui reposent sur une sensation diffuse la cause est difficilement identifiable ». 

Le patient a peur de mourir, mais aussi de quitter ses proches. Il ressent le besoin profond de communiquer ses craintes, même si cela n’est pas toujours facile. Dans cette relation qui s’établit entre le malade et le soignant, la communication demeure fondamentale. Il s’agit de la communication verbale, mais aussi de celle non-verbale où chaque expression, regard ou geste a son importance.   Pour Marie de Hennezel, la relation d’aide est « l’ultime expérience relationnelle ». Or, cette relation doit s’établir dans un climat absolu de confiance. Or, dans l’accompagnement d’une personne en fin de vie consiste – surtout- à apporter toute l’attention, le réconfort et l’écoute du malade. Chaque intervenant – professionnel, proche ou bénévole – doit être attentif à la perception de la souffrance totale qu’endure le malade.  

Bérangère Soustre de Condat-Rabourdin 

La semaine prochaine : Accompagner la vie. Médecine palliative et droits des malades. Quinzième partie 

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8 Janvier 2018 - 8:38am