Accompagner la vie. Médecine palliative et droits des malades. Septième partie

semaine du 6 au 12 novembre 2017

La médecine palliative s’est développée au cours de ces dernières années pour soulager les souffrances des malades en fin de vie. 

« Les soins palliatifs et l'accompagnement considèrent le malade comme un vivant et sa mort comme un processus naturel... Ils cherchent à éviter les investigations et les traitements déraisonnables et se refusent à provoquer la mort... Ils s'efforcent de préserver la meilleure qualité́ de vie possible jusqu'au décès... » 

Société Française d'Accompagnement et de Soins Palliatifs, 1996

Ces malades nécessitent de soins particuliers, adaptés au cas par cas. Comme nous l’avons précédemment observé, les soins palliatifs ne se limitent pas au seul traitement de la douleur physique, mais prennent en charge la douleur dans sa globalité, y compris sur le plan psychologique et spirituel. Mais comment peut-on définir la douleur ? Ou plutôt qu’est ce que la souffrance d’un malade en fin de vie. La douleur peut être définie comme une expérience désagréable des sens et des émotions avec une portée pluridimensionnelle (sensorielle, psychique, cognitive, comportementale). Les douleurs sont classées selon leur localisation. Elles sont de trois types : profonde, superficielle, viscérale.

La douleur superficielle correspond aux lésions cutanées : la douleur est perçue par les nocicepteurs contenus dans la peau. La douleur profonde concerne la lésion des tissus osseux et musculaires. Enfin, la douleur viscérale concerne les organes. Ces douleurs peuvent être définir aussi en fonction de leur durée dans le temps. On distingue les douleurs aigües et les douleurs chroniques. Tandis que la douleur aigüe concerne une partie déterminée de l’organisme avec une intensité plus ou moins importante, la douleur chronique est une douleur qui perdure dans le temps, de façon plus ou moins interrompue.

Au point de vue neurophysiologique, on distingue deux grandes catégories de douleur : la douleur nociceptive et la douleur neurogène. Dans le premier cas, la douleur est liée à l’activité des récepteurs sensoriels de la douleur (nocicepteurs). Dans l’autre, la douleur dépend de la lésion des terminaisons nerveuses périphériques avec, comme conséquence, un état douloureux global. Lorsqu’un malade fait l’objet de soins palliatifs, cela signifie que sa maladie - mortelle - est évolutive et sans guérison possible. Il convient cependant de distinguer deux phases distinctes de la médecine palliative. Dans l’une, le ralentissement de la maladie est obtenu par la mise en place de protocoles spécifiques, dans l’autre, dite terminale, aucun soin spécifique ne peut être envisagé en raison de l’aggravation de l’état du malade.

 Bérangère Soustre de Condat-Rabourdin

La semaine prochaine : Accompagner la vie. Médecine palliative et droits des malades. Huitième partie 

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6 Novembre 2017 - 8:30am