Balavoine perd la vie sur le Paris Dakar

Ça s'est passé un 

14 Janvier 1986

 La nuit tombait sur la huitième édition du  Paris-Dakar. Un hélicoptère de l’organisation se dirigeait vers le bivouac de Gourma-Rharous au Mali où était située l’arrivée de la quatorzième étape. L’appareil volait en rase-mottes en se guidant aux feux arrière d’un véhicule 4x4. Un vent violent soufflait. A 8 kilomètres, de sa destination finale, l’hélicoptère heurta une dune ou un arbre, effectua un looping et s’écrasa, tuant sur le coup les cinq passagers. Il était 19 h 20. Le chanteur Daniel Balavoine, l’organisateur du rallye Thierry Sabine, le pilote de l’hélicoptère François-Xavier Bagnoud et deux journalistes, Nathalie Odent et Jean-Paul Le Fur venaient de perdre la vie. Aujourd’hui encore des interrogations subsistent sur le déroulement des événements qui ont conduit à la tragédie. En effet, quelques minutes avant le crash, le pilote jugea plus prudent de poser son appareil dans le désert, à 20 kilomètres du bivouac. Les rafales de vent rendaient la progression de l’hélicoptère dangereuse. Thierry Sabine décida de rejoindre Gourma par la voie terrestre. Il chargea deux concurrents d’informer les officiels qu’ils devaient réquisitionner une voiture pour les récupérer. Quelles raisons avaient poussé le pilote à redécoller ? Les conditions météo empirant, personne ne s'expliqua sa décision de reprendre les airs. Mais, sur les lieux de l’atterrissage, les enquêteurs découvrirent des restes de gazes. Un des passagers avait-il été victime d’un accident ? 

 Avait-il été mordu par un serpent ou piqué par un scorpion ? Cela aurait pu expliquer l'intention du pilote de rejoindre au plus vite un poste de secours. Le drame provoqua une intense émotion en France en raison de la personnalité hors norme de Thierry Sabine et du charisme de l'auteur de la chanson Mon fils, ma bataille (1980). Le chanteur très populaire parmi les jeunes participait à une mission humanitaire en partenariat avec le rallye Paris-Dakar.

 L’opération nommé Paris du cœur consistait à installer des pompes à eau dans des villages africains traversés par le rallye. Thierry Sabine, avait apporté son soutien matériel et technique à cette initiative. Elle se voulait une réponse aux associations de défense des droits de l’homme ou de l’environnement qui présentaient l’épreuve comme un sport pour riches pratiqué sur le continent le plus pauvre. En 2009, le Rallye Dakar quitta l’Afrique et ses convulsions politiques et rejoignit l’Argentine et le Chili. Tout en gardant son nom africain, le Dakar devenait américain.

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18 Décembre 2015 - 12:16pm

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