Désarmement soviéto-américain

Ça s'est passé un 

7 Décembre 1987

A l’occasion de sa première visite aux Etats-Unis depuis son accession au pouvoir quatre ans plus tôt à Moscou, le patron de l’URSS, Mikhaïl Gorbatchev, écrivit avec le président des Etats-Unis, Ronald Reagan, le premier chapitre du nouvel ordre mondial dans lequel nous vivons encore aujourd’hui. Après des années de tension et d’immobilisme entre l’Est et l’Ouest, les deux hommes mirent fin à la guerre froide qui pouvait déboucher à Berlin (1948-1961), à Cuba (1962), en Corée (1950), au Vietnam (1965), au Proche-Orient(1973) sur  un conflit majeur. Réunis pour un sommet à Washington les 7 et 8 décembre 1987, les deux dirigeants signèrent le premier accord de désarmement nucléaire de l’histoire. Des accords américano-soviétiques avaient déjà été signés auparavant, notamment en 1972 entre Richard Nixon et Leonid Brejnev. Mais, il s’agissait le limiter qualitativement l’ampleur de la course aux armements. Le texte élaboré et signé par MM. Reagan et Gorbatchev était d’une tout autre portée. Il prévoyait la destruction  d’armes de destruction massive existantes et déjà installées et opérationnelles. Les deux parties s’engageait à démanteler les missiles nucléaires intermédiaires (de 1000 à 5500 kilomètres de portées) et à courtes portées (de 500 à 1000 kilomètres). 

Cela revenait à retirer du continent européen et de détruite  les fusées soviétiques SS-20, SS-4, SS-5 et les engins américains Pershing II, déployés au milieu des années quatre vingt et dont  la mise à feu aurait anéanti toute vie dans l’ancien monde. L’installation de ses armes nucléaires avait provoqué d’imposantes manifestations en Europe et surtout en Allemagne.  Un mécanisme de contrôle fut mis en place pour vérifier le respect de l’accord. Pour la première fois, les soviétiques acceptaient de recevoir sur son sol, dans ses bases de lancement, des contrôleurs américains. Il était loin le temps ou Nikita Khrouchtchev jurait que jamais l’URSS ne laisserait des étrangers entrer « dans sa chambre à coucher ».

La dynamique en faveur de la détente crée par le traité conduisit Mikhaïl Gorbatchev l’année suivante (7-9 décembre 1988) à annoncer devant l’Assemblée générale de l’ONU la réduction unilatérale de 500 000 soldats des forces armées soviétiques et le  retrait d’Europe de dix mille chars d’assaut. Le leader russe proposa un cessez-le-feu en Afghanistan à partir du premier janvier 1989.

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2 Décembre 2016 - 2:30pm

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