Karl Drais invente le « vélocipède »

Ça s'est passé un 

12 Juin 1817

Qui connait le baron Karl Drais von Sauerbronn, natif du Grand-Duché de Bade ? Employé dans l’administration des eaux et forêt du petit Etat allemand l’homme s’ennuyait ferme entre la surveillance des arbres et la gestion des rivières. Il rêvait de laisser son nom à une invention utile aux hommes. En 1812, il se fit connaître en inventant une machine capable de transcrire sur la partition les notes du piano. Découverte originale certes, mais qui ne profitait qu’à quelques privilégiés. Il souhaitait améliorer la vie du plus grand nombre. Constatant que les hommes avaient besoin de se déplacer pour leurs affaires, il jugea que l’emploi du cheval était réservé à une élite alors que le recours à une diligence ou à une calèche coutait trop cher pour la grande masse de la population. La marche à pied était le moyen le moins couteux pour aller d’un endroit à un autre, mais il était trop lent. Il s’intéressa alors au moyen de se déplacer rapidement et à moindre coût. Il eut l’idée d’inventer « une machine à courir ». L’engin comportait deux roues reliées à un cadre en bois par des fourches. La roue avant était reliée à un axe pivotant. Une sorte de guidon permettait de l’orienter dans la direction désirée. Assis à califourchon sur un siège, l’utilisateur faisait avancer l’engin en poussant sur le sol avec ses pieds. Fier de sa découverte, Karl Drais décida de prouver sa fiabilité aux autorités de son pays et aux acheteurs potentiels. Le 12 juin 1817, il donna rendez-vous à la foule à Mannheim. Il se proposait de rejoindre d’une traite le relais de poste de Schwetzingen, situé à 14,4 kilomètres de là.

 

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 Il parcourut la distance en à peine une heure. Grace à son véhicule à deux roues propulsées par l’énergie musculaire un homme pouvait se déplacer trois fois plus vite qu’à pied en dépensant moitié moins d’énergie. Le Grand-Duc lui accorda un brevet de 10 ans. Mais, à la surprise de l’inventeur, les industriels et les financiers locaux boudaient sa découverte. Il trouva un admirateur en France en la personne de Louis-Joseph Dineur qui accepta d’importer la machine. Comme la loi l’y obligeait, le Français déposa un brevet d’importation le 17 février 1818. Il baptisa la machine « vélocipède » et en fit la description suivante : « Le vélocipède est une machine inventée dans la vue de faire marcher une personne avec une grande vitesse, en rendant sa marche très légère et peu fatigante par l'effet du siège qui supporte le poids du corps qui est fixé sur deux roues qui cèdent avec facilité au mouvement des pieds ». Egalement baptisée « draisienne », la machine était l’ancêtre de la bicyclette. Il ne restait plus qu’à inventer le pédalier en 1867.

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24 Mai 2017 - 11:25am

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