Napoléon impose les traités de Tilsit

Ça s'est passé un 

7 Juillet 1807

Opposés à la création de la Confédération du Rhinpar Napoléon 1er, le Royaume-Uni, la Russie, la Suède et la Prusse formèrent une Quatrième coalition le 1er octobre 1806. La guerre tourna à l’avantage des Français qui battirent les Prussiens à Iéna et à Auersdadt le 14 octobre 1806 et les Russes à Eylau le 8 février 1807 et à Friedland le 14 juin 1807. Vaincu, le tsar Alexandre 1er demanda l’armistice à l’empereur des Français Napoléon 1er. Les deux hommes se rencontrèrent une première fois le 25 juin 1807 sur un radeau amarré au milieu du fleuve Niémen près de la ville de Tilsit. Selon les témoignages Alexandre aurait accueilli Napoléon par cette phrase : « Je hais les Anglais autant que vous ». Le Français aurait répondu : « En ce cas la paix est faite ». Avant de se quitter les deux empereurs s’embrassèrent devant leurs entourages surpris et ravis. La scène reproduite sur des affichettes fit sensation en Europe. Mais, au-delà des formules convenues et des accolades, les deux souverains devaient désormais négocier un compromis pour signer un traité de paix et mettre fin à la guerre. D’autant que le roi de Prusse Frédéric-Guillaume III avait son mot à dire. On le convoqua à Tilsit où les discussions eurent lieu. Vainqueur, Napoléon formula des exigences draconiennes. Le 7 juillet 1807, un premier traité – dont plusieurs clauses restèrent secrètes - fut signé avec l’empereur de Russie. Alexandre céda à la France Cattaro dans l’Adriatique et les îles ioniennes. 

 La Russie s’engageait à déclarer la guerre au Royaume-Uni et à participer au blocus continental après le 1er novembre 1807 si Londres refusait de signer la paix avec la France. En échange, la France laissait les mains libres à la Russie pour conquérir la Finlande au détriment de la Suède. Les deux pays s’engageaient également à favoriser le démembrement des territoires que la Turquie possédait en Europe. Il s’agissait d’un véritable renversement d’alliance. Un second traité fut signé le 9 juillet avec le roi Frédéric-Guillaume III de Prusse. Grand perdant du conflit, le pays fut amputé de la moitié de son territoire au profit du Royaume de Westphalie attribué à son frère Jérôme Bonaparte et du Grand-Duché de Varsovie. La Prusse ne gardait que quatre provinces : la Prusse historique, la Poméranie, le Brandebourg et la Silésie. Sa population passa de dix millions d’habitants à cinq millions seulement.

 Napoléon 1er rentra à Paris avec la conviction d’avoir gagné la paix. Des années plus tard, alors qu’il était exilé sur l’île de Sainte-Hélène, il avoua que Tilsit était la période de sa vie pendant laquelle il avait été le plus heureux.

J.-P.G.

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21 Juin 2017 - 5:54pm

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