Paris meurtri par des attentats djihadistes

Ça s'est passé un 

13 Novembre 2015

Dix mois après les attaques meurtrières (dix-sept tués) à Paris contre des lieux symboliques comme l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo et l’épicerie juive Hyper casher, les terroristes djihadistes de l’Etat islamique (Daesh) décidèrent de frapper indistinctement la population. En visant plusieurs cibles choisies avec soin, l’objectif des tueurs – une quinzaine de terroristes répartis en trois commandos - était de provoquer la terreur et de tuer un maximum de personnes dans la capitale française. La première attaque eut lieu à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) le 15 novembre 2015, aux abords du Stade de France où se déroulait un match amical entre la France et l’Allemagne. Alors que la rencontre se déroulait en présence de 80 000 spectateurs dont le président de la République François Hollande, trois hommes passèrent à l’action sur l’esplanade du stade. Par chance, ils ne purent pénétrer dans l’enceinte. A 21 h 20, un terroriste déclencha sa ceinture d’explosifs, tuant un chauffeur de bus. Dans les minutes suivantes, les deux autres terroristes se firent sauter et blessèrent une dizaine de badauds. A la même heure, vers 20 h 15, un second commando composé de trois hommes sema la mort dans les rues des 10eme et 11eme arrondissements de Paris. Les djihadistes se déplaçaient à bord d’une voiture de marque Seat et ouvrirent le feu sur les consommateurs attablés aux terrasses du bar La Belle Equipe et des restaurants du Petit Cambodge, de la Casa nostra, des bistros du Carillon, du Comptoir-Voltaire, de la brasserie Café bonne bière. Les tueurs tirèrent plus de 400 cartouches en vingt minutes. Les secours relevèrent trente-neuf personnes assassinées et trente-deux blessés graves.

Le troisième groupe de trois hommes se déplaçait à bord d’une Volkswagen Polo. A 21 h 40, les terroristes se garèrent près de la salle de spectacle Le Bataclan où plus de mille cinq cents personnes se pressaient pour écouter le groupe de rock américain Eagles of the Death Metal. Après avoir assassiné les gardiens sur le trottoir, les assaillants pénétrèrent dans la salle et abattirent méthodiquement les spectateurs pendant vingt minutes. Vers 22 heures, un commissaire de la Brigade anti-criminalité réussit à abattre un des djihadistes. Les deux survivants prirent en otage des centaines de spectateurs, retardant l’entrée en action des forces de l’ordre. Finalement, elles intervinrent à 0 h 20 du matin. Les deux terroristes se firent exploser au moment de l’assaut donné par le raid. Les secours découvrirent une scène apocalyptique. Quatre-vingt-dix personnes avaient été assassinées par les tueurs. Cette nuit-là, les pompiers évacuèrent vers les hôpitaux parisiens quatre-cent-treize victimes, atteintes de blessures de guerre. Au total, cent-trente personnes de dix-sept nationalités avaient été tuées. Il s’agissait des attentats les plus meurtriers depuis la seconde guerre mondiale. Dans la nuit, le président de la République François Hollande proclama l’Etat d’urgence qui fut levé seulement le 1er novembre 2017.

 Le 14 novembre, « l’Etat islamique » revendiqua l’attaque contre la France, affirmant avoir « pris pour cible la capitale des abominations et de la perversion, celle qui porte la bannière de la croix en Europe, Paris » et félicitant « les frères » pour avoir tué des « croisés ». La plupart des terroristes s’étaient fait exploser lors des attentats-suicides ou avaient été tués par la police. Quelques-uns – les auteurs des tueries des terrasses - parvinrent à s’échapper et à se cacher dans une planque à Saint-Denis où la police les cerna et les tua après un long siège, le 18 novembre. Lors de l’assaut, l’un des responsables des attentats, le belgo-marocain Abdelhalmid Abaaoud, fut abattu avec deux complices par la police. Les semaines et les mois suivants, les enquêteurs réussirent à identifier les terroristes dont la plupart appartenaient à une cellule franco-belge, originaire de Belgique. Le 18 mars 2016, police belge arrêta un des commanditaires. Il s’agissait de Salah Abdeslam, un français d’origine marocaine vivant en Belgique. Il apparut bientôt qu’il avait participé à l’équipée sanglante à Paris du 15 novembre 2015. Sur le point d’être arrêtés, les membres de la cellule terroriste passèrent à l’action quatre jour plus tard et commirent trois attaques-suicides dans le métro de Bruxelles et à l’aéroport international, causant la mort de trente-deux personnes.

 Seul djihadiste survivant de l’attaque du 15 novembre, Salah Abdeslam a été extradé vers la France. Incarcéré à Fleury-Mérogis, il répondra de ses actes devant la justice française.

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2 Novembre 2017 - 10:33am