Al Jarreau

  

12 Février 2017
masculin

Chanteur américain, né le 12 mars 1940 à Milwaukee (Wisconsin), décédé à Los Angeles (Californie), à l’âge de 76 ans. Il brilla dans différentes genres, le jazz, la pop, la soul. En quarante ans de carrière, il enregistra une vingtaine d’albums et fut le seul chanteur à remporter sept Grammy Award dans trois catégories différentes.

Fils d’un pasteur noir et d’une pianiste, Alwyn Lopez Jarreau débuta à l’âge de quatre ans dans l’église de son père en chantant du gospel avec ses deux frères et sa sœur. Installés à Los Angeles pour étudier la psychologie à l’université, il se produisit à la fin des années 1960 dans les bars branchés de la ville et notamment le Bla Bla Café et The Troubadour. Le succès fut long à se dessiner. Remarqué par des agents, il signa son premier contrat avec une maison de production qui finança son premier album de jazz avec cuivres et instruments à cordes We Got By. Bien reçu par la critique et plébiscité par le public, la carrière d’Al Jarreau était lancée. La chanson titre de l’album et You Don’t See Me devinrent des classiques du répertoire d’Al Jarreau. En 1977, il fit paraître le double album Look to the Raimbow, composé de ballades et de performances vocales, interprétées lors de sa première tournée mondiale. Il accumula les récompenses prestigieuses : Grammy Awards dans la catégorie jazz, musicien de l’année pour la revue Dowbeat. Récompensé d’un second Grammy en 1978 pour All Fly Home, et un troisième 1981 pour un album pour enfants (In Harmony), il amorça un virage vers la pop musique dans les années 1980 dont témoignent This Time (1980),et surtout Breakin’Away (1982) dont plusieurs chansons occupèrent les premières places dans les classements des meilleurs ventes de disques aux Etats-Unis et dans le monde, et notamment en France.

 Star incontournable de la musique, il participa aux côtés de Michaël Jackson, Lionel Richie, Quincy Jones à l’opération humanitaire de soutien à l’Afrique et à la chanson We are the world. En 1986, il collabora avec le guitariste Nile Rodgers pour L is For Lover, un album qui mêlait astucieusement pop et funky. Après le demi-échec public de Heaven and Earth en 1992 pour lequel il remporta néanmoins un nouveau Grammy, il revint au jazz avec Tenderness en 1994. Les années suivantes, Al Jarreau multiplia les collaborations avec des musiciens amis (George Benson dans Givin’It Up en 2006). En 2008, il se plia au rituel américain qui consistait à enregistrer un album de chansons de Noël. Malgré l’âge, il ne cessa jamais de se produire sur les scènes du monde entier. On l’applaudit encore à l’été 2010 en France où il participa à plusieurs festivals de jazz dont ceux de Nice et de Marseille. Victime d’un malaise, il y fut hospitalisé. En 2012, le Metropole Orkest hollandais l’accompagna pour un remarqué Al Jarreau and the Metropole Orkest Live. En 2014, il enregistra un album consacré à son ami George Duke qui venait de décéder : My Old Friend : celebreting George Duke. Ce fut son dernier disque. Souffrant d’épuisement, Al Jarreau avait annoncé le 7 février qu’il mettait un terme à sa carrière. Quatre jours plus tard, il mourait.

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13 Février 2017 - 8:10am

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