Andrzej Zulawski

  

17 Février 2016
masculin

Cinéaste et écrivain polonais, né le 22 novembre 1940 à Lwow (ville polonaise occupée par l’URSS), décédé à l’âge de 75 ans. Le plus francophile des cinéastes polonais réalisa une quinzaine de films dont plusieurs (L’important, c’est d’aimer, Possession, L’amour braque) ont marqué les années 1970 et 1980. Il publia également une douzaine de livres (L’infidélité).

 Fils d’un diplomate polonais nommé ambassadeur auprès de l’Unesco à Paris, Andrzej Zulawski étudia en France dans les années 1950. Diplômé de l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC), il devint l’assistant d’Andrzej Wajda, le grand maître du septième art en Pologne. Tout en publiant des poèmes et des livres savants sur le cinéma, il travailla pour la télévision. En 1971, il réalise son premier long métrage pour le grand écran, Troisième partie de la nuit.

Son second film Le Diable ayant été interdit par la censure polonaise, il décida de venir travailler en France. En 1974, il adapta le roman de Christopher Frank La nuit américaine et en donna une version cinématographie baptisée L’important, c’est d’aimer, avec Romy Schneider et Jacques Dutronc. Encensé par la critique, le film remporta un grand succès populaire. Pourtant, le cinéaste attendit encore six ans avant de se remettre derrière la caméra. En 1981, il dirigea Isabelle Adjani dans Possession. L’actrice française remporta le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes et le César de la meilleure actrice.

 Dans ses films suivants, Andrzej Zulawaski continua à explorer les relations hommes-femmes dans La Femme publique (1983) avec Valéry Kaprisky et Francis Huster. En 1984, il réunit Tchéky Karyo et Sophie Marceau dans L’amour braque. En 1989, il fit appel de nouveau à la jeune actrice française - qui était devenue son épouse et la mère de son fils Vincent - pour Mes nuits sont plus belles que vos jours. Le couple à la scène et à la ville se reforma en 2000 pour La Fidélité. L’année suivante, Andrzej Zulawski et Sophie Marceau divorçèrent. Le metteur en scène disparut des grands écrans. Il publia quelques livres, notamment A propos d’elle dans lequel il s’étendait sur sa rupture avec son épouse.

 En 2004, Andrzej Zulawski constata sans amertume que le cinéma auquel il se référait n’existait plus : « Il a une extinction de voix. L’intelligence a déserté le scénario ou la mise en scène pour se réfugier dans la technologie. Pour moi c’est fini. Ce n’est pas une tragédie ». En 2015, après quinze ans d’absence, il fit son retour avec Cosmos, adapté du roman de Witold Combrowicz. Andrzej Zulawski remporta le Léopard de la meilleure réalisation au Festival de Locarno. Sorti en France en décembre 2015, le film en revanche désorienta la critique et fut boudé par le public. 

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17 Février 2016 - 1:53pm

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