Angel Parra

  

11 Mars 2017
masculin

Auteur-compositeur et interprète chilien, né le 27 juillet 1943 à Valparaiso (Chili), décédé à Paris, à l’âge de 73 ans. Né dans une famille de musiciens et chanteurs, il débuta aux côtés de sa mère Violeta et de sa sœur Isabel. Chanteur engagé, membre du parti communiste chilien, soutien de Salvador Allende, il fut emprisonné par les militaires après le coup d’Etat de Pinochet en 1973. Exilé en France en 1974, il continua son combat contre la dictature en chantant sur les scènes française et européennes. A la suite de sa mère, il fit connaitre la musique populaire et traditionnelle chilienne au public du vieux continent.

Angel Parra avait été élevé à la bonne école. Fils de la célèbre Violeta Parra et frère d’Isabel Parra, il se produisit dès son plus jeune âge (11 ans) sur les scènes de son pays mais également d’Italie, d’Allemagne, d’Union soviétique et de France où la famille vécut pendant trois ans au milieu des années 1960. Angel enregistra de nombreux disques avec sa mère et sa sœur dont le célèbre Un rio de sangre. Mais la belle histoire se termina tragiquement en 1967 avec le suicide à 49 ans de Violetta qui n’avait pu surmonter le chagrin de se rupture avec le clarinettiste suisse Gilbert Favre. Dans son dernier disque enregistré en 1966 Las Ultima composiciones figure sa chanson la plus connue Gracias a la vida, reprise entre autres par Joan Baez, U2, Florent Pagny.

 Angel Parra et sa sœur continuèrent de se produire ensemble ou en soliste. Membre du parti communiste chilien, Angel se fit un prénom en chantant dans les meetings organisés par les partisans de l’Union populaire. Ferme soutien du président socialiste Salvador Allende, il assista impuissant au coup d’Etat militaire du général Augusto Pinochet. Arrêté par les soldats, il fut envoyé en détention dans une prison située dans le désert d’Atacama. En 1974, la dictature l’expulsa au Mexique. Il décida de venir s’installer en France où il avait vécu une décennie plus tôt. Il combattit Pinochet avec comme arme sa guitare et comme balles les paroles de ses chansons. Il évoqua ses événements dans le roman La Main sur la nuque (2007) et dans l’album Veceremos (2013). Devenu une des figures charismatique de la diaspora chilienne exilée en France, il donna de nombreux concerts en France et à l’étranger. Il publia plusieurs albums en solo ou avec sa sœur dont Isabel y Angel Parra.

 En 1989, à la chute de la dictature, il revint pour la première fois dans son pays natal et réalisa une tournée mémorable, entre retrouvailles avec de vieux camarades et découverte des nouvelles générations. En 2004, il reçut avec sa sœur Isabel le titre de « figure fondamentale de la musique chilienne ». Toujours, il rendit hommage à sa mère en interprétant ses chansons sur scène et dans ses albums en lui consacrant un livre (Violeta s’en fut au Paradis en 2006). L’ambassadeur du Chili a annoncé son décès en rappelant que la France « était devenue aussi sa patrie ».

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11 Mars 2017 - 6:57pm

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