Bud Spencer

  

28 Juin 2016
masculin

Acteur  italien, né le 31 octobre 1929 à Naples (Italie), décédé à Rome, à l’âge de 86 ans. Né au sein d’une famille de la bourgeoisie napolitaine, le futur Bud Spencer s’appelait pour l’Etat-civil Carlo Pedersoli. Adolescent, il vécut en Amérique du sud où son père, ruiné par la seconde guerre mondiale, avait émigré. Doté d’une carrure impressionnante – il mesurait 1,90 m – le jeune Carlo devint un nageur de premier plan et défendit les couleurs de l’équipe nationale d’Italie dans les années 1950. Il fut ainsi le premier nageur italien à descendre sous la minute aux 100 mètres nage libre. 

 Champion d’Italie sur cette distance à sept reprises, il remporta la médaille d’argent aux Jeux méditerranéens de 1951 et participa au Jeux Olympiques de 1952 et de 1956. Mais, doté d’un tempérament plutôt dilletante et peu assidu aux entrainements, il mit fin à sa carrière de sportif de haut niveau en 1957. Sa vie bascula en 1960 quand il épousa Maria Amato, la fille d’un producteur de cinéma. Ce dernier vit tout le parti qu’il pourrait tirer de la carrure impressionnante de l’époux de sa fille, à une époque où les péplums remplissaient les salles de cinéma du monde entier. En 1951, Carlo avait joué la silhouette d’un garde impérial dans Quo Vadis de Mervyn LeRoy. En 1959, il apparut dans Annibal d’Edgar George Ulmer. Mais il attendit encore huit ans - et la vogue des westerns spaghetti - pour que son nom apparaisse en haut de l’affiche. En 1967, à l’âge de 38 ans il joua son premier rôle d’homme de l’ouest américain dans Dieu pardonne…moi pas ! de Giuseppe Colizzi. A cette occasion, il américanisa son nom et choisit le pseudonyme de Bud Spencer, Bud en référence à la marque de bière Budweiser et Spencer en hommage à son acteur préféré Spencer Tracy. Dans ce premier western à la sauce italienne, il donna la réplique à un certain Terence Hill, pseudo de l’acteur italien Mario Girotti.

 Les années suivantes, le duo tourna en Italie ou en Espagne dix-huit films.  Il incarna le western-spaghetti aux yeux des jeunes spectateurs, fan de ces films entre parodie et comédie, un genre alors très populaire. En 1970, On l’appelle Trinita et sa suite On continue à l’appeler Trinita d’Enzo Barboni furent de grand succès commerciaux même s’ils furent ignorés et méprisés par la critique cinématographique. Bud Spencer incarnait le géant balourd au grand cœur prêt à faire le coup de poing pour protéger la veuve et l’orphelin tandis que son compère Terence Hill jouait le héros rusé et calculateur. Quand la mode du western déclina, Bud Spencer et Terence Hill rebondirent en 1976 en se métamorphosant en  Deux superflics. Les années suivantes, ils interprétèrent de nombreux rôles de policiers américains dans des films de série B, aux scénarios improbables.

 La carrière de Bud Spencer déclina au milieu des années 1980. Les nouvelles générations boudaient un genre ringardisé par les nouveaux films à grand spectacle, conçus dans les studios d’Hollywood. L’acteur fit encore quelques apparition dans des films plus traditionnels dont l’étonnant En chantant derrière les paravents (2003) d’Ermanno Olmi. L’acteur souffrait d’avoir été superbement ignoré par les professionnels du cinéma de son pays. Il se consolait en constatant combien il restait populaire auprès de ses anciens admirateurs qui plébiscitèrent les séries télévisées où il apparaissait. 

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28 Juin 2016 - 11:05am

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