Claude Imbert

  

23 Novembre 2016
masculin

Journaliste et essayiste français, né le 12 novembre 1929 à Quins (Aveyron), décédé à Paris, à l’âge de 87 ans. Journaliste à L’Express, il démissionna après un désaccord avec le fondateur du magazine Jean-Jacques Servan-Schreiber qui ambitionnait de mener une carrière politique. Avec plusieurs confrères, il fonda en 1972 Le Point, un magazine d’informations générales d’inspiration libérale. Essayiste, il s’éleva contre la « pensée unique » de gauche.

Né au sein d’une famille de hauts-fonctionnaires, Claude Imbert suivit des études dans les meilleurs lycées parisiens. Journaliste à l’AFP dans les années 1950, en poste en Afrique, il couvrit pour l’agence le conflit congolais, y croisant notamment son confrère…Joseph Désiré Mobutu, futur dictateur du pays. De retour à Paris, il rejoignit la rédaction de L’Express, le magazine d’informations générales, fondé par Jean-Jacques Servan-Schreiber et Françoise Giroud. Nommé rédacteur en chef, il se brouilla en 1971 avec son patron quand celui-ci envisagea une carrière politique sous la bannière du parti radical. Une partie de la rédaction (Georges Suffert, Pierre Billard, Jacques Dusquene) prit le parti de Claude Imbert qui démissionna pour fonder en 1972 avec Olivier Chevrillon Le Point, un hebdomadaire situé au centre-droit de l’échiquier politique.

 Pendant trente ans, il anima le magazine au poste de directeur de la rédaction puis de directeur général. Il incarna Le Point comme Françoise Giroud représentait L’Express et Jean Daniel personnifia Le Nouvel Observateur. Invité à donner son avis sur les grandes questions de l’époque, il fréquenta les plateaux de télévision et les studios des stations de radio, notamment ceux d’Europe 1 dont il fut un des éditorialistes jusqu’en 2000. En 2003, lors d’un débat sur LCI avec Jacques Julliard il reconnut être « un peu islamophobe ». Ces propos qui provoquèrent une polémique. Le journaliste ne cachait pas ses opinions comme le montrent ces essais Ce que je crois, La pensée unique : le vrai procès.

 En 2000, à l’âge de 71 ans, il passa la main à Franz-Olivier Giesbert. Mais chaque semaine, il donnait son point de vue sur l’actualité dans l’espace éditorial que Le Point lui accordait. En 2007, il présenta sa candidature à l’Académie française, au poste occupée précédemment par son ami et collaborateur Jean-François Revel. Il échoua face à Max Gallo. Amateur d’art africain, joueur de violon, amateur d’opéra, Claude Imbert était également un gastronome. Il présida le guide Gault et Millau dans les années 1990.

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23 Novembre 2016 - 11:02am

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