Ferdi Kübler

  

30 Décembre 2016
masculin

Champion cycliste suisse, né le 24 juillet 1919 à Marthalen (Suisse), décédé à Zurich, à l’âge de 97 ans. Grimpeur hors pair, surnommé par ses contemporains « le fou pédalant », il remporta un Tour de France (1950), le championnat du monde sur route (1951), le Tour de Suisse et plusieurs classiques dont Liège-Bastogne-Liège et la Flèche wallonne.

Doyen des vainqueurs du tour de France encore vivant, le cycliste Ferdinand Kübler s’est éteint dans sa quatre-vingt-dix-huitième année. Il débuta dans les rangs professionnels en 1940. Pendant la seconde guerre mondiale, il resta cloitré dans son pays et remporta la plupart des épreuves qui y furent organisées (Tours de Suisse et de Romandie, championnat national, A travers la Lausanne). A la fin de la guerre, il affronta les grands champions de l’époque dont Gino Bartali, Fausto Coppi, Louison Bobet et son compatriote et rival Hugo Koblet à qui on l’opposa. Avec son nez en forme de bec, ses cheveux noirs, son teint noiraud on le compara à un méchant diable alors que le blond et diaphane Koblet, surnommé « le pédaleur de charme », incarnait la douceur et la gentillesse. Selon un journaliste, le premier gagna le Tour de France à la manière « d’un aigle » alors que le second inscrivit son nom au palmarès l’année suivante « avec la légèreté d’une colombe ».

 Enfant du peuple, Ferdi Kübler se moquait des jugements d’autrui. Grimpeur de grande classe, attaquant infatigable, il fit taire ses détracteurs et les jaloux en enrichissant son palmarès de nombreuses victoires contre des « campionissimi » jamais égalés depuis : outre le Tour de France, il gagna trois Tours de Suisse, deux de Romandie, un championnat du monde, cinq championnats de Suisse, deux Lièges-Bastogne-Liège et deux Flèches Wallonne, un Bordeaux-Paris auxquels il faut ajouter des dizaines d’étapes et de courses d’un jour. Très populaire dans son pays, Ferdi Kübler figura dans Mythologies, le livre de Roland Barthes qui jugeait que l’emploi du diminutif Ferdi à la place de Ferdinand montrait son « entrée dans l’ordre épique ».

 En 1957, à l’âge de 38 ans il raccrocha le vélo, regrettant – comme Gino Bartali – d’avoir perdu cinq années en raison de la guerre. La petite histoire retiendra qu’il était le beau-frère de Boris Vian, sa sœur Ursula, danseuse à Paris, ayant épousé en 1954 le romancier français. La popularité de Ferdi Kübler ne faiblit jamais les décennies suivantes. Les Suisses lui décernèrent le titre de « sportif suisse du siècle ». Une revanche posthume sur son ami et rival Hugo Koblet.

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30 Décembre 2016 - 1:35pm

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