Jacques Rouffio

  

9 Juillet 2016
masculin

Cinéaste français, né le 14 août 1928 à Marseille(Bouches-du-Rhône), décédé à Paris à l’âge de 87 ans. Homme de cinéma, Jacques Rouffio fut l’assistant de plusieurs réalisateurs pendant une quinzaine d’années dont Jean Delannoy, Henri Verneuil, Gilles Grangier ou Jean-Pierre Mocky. En 1967, il décida de passer derrière la caméra pour diriger L’Horizon, avec Jacques Perrin et Macha Méril. Le film abordait la question des mutineries pendant la Grande Guerre. La critique et le public boudèrent cette première œuvre qui traitait un sujet tabou à l’époque. Une longue traversée du désert s’ensuivit.

 Jacques Rouffio refusa tout compromis. Après avoir décrit le monde de l’armée, il s’intéressa à celui de la médecine et réalisa en 1976 Sept morts sur ordonnances avec Michel Piccoli, Gérard Depardieu et Charles Vanel. Désormais plus réceptif, le public assura la réussite commerciale de ce film qui décrivait la lente descente aux enfers de deux chirurgiens de province, poussés au suicide par des confrères jaloux et corrompus. Désormais reconnu comme un grand cinéaste, Jacques Rouffio réunit en 1977 Jacques Dutronc et Isabelle Adjani dans Violette et François, un drame contemporain dans la société de consommation. En 1978, il s’attaque à l’univers de la spéculation boursière avec la tragi-comédie Le sucre. Un petit épargnant joué par Jean Carmet s’y faisait plumer après l’éclatement de la bulle spéculative sur le sucre et la manipulation des cours par des courtiers peu scrupuleux. Gérard Depardieu, Michel Piccoli et Roger Hanin complétaient la distribution. En 1982, Jacques Rouffio traita de la question de la mémoire et de la vengeance dans La passante du Sans-Souci, une adaptation du livre de Joseph Kessel. Son acteur fétiche Michel Piccoli interprétait un président d’association humanitaire qui tuait l’ambassadeur du Paraguay, un ancien nazi responsable de l’assassinat de sa famille pendant la deuxième guerre mondiale. Romy Schneider partagea l’affiche du film. Ce fut sa dernière apparition au cinéma.

 Jacques Ruffio tourna encore trois films jusqu’en 1989 : un polar ayant pour cadre la Suisse et le Vatican (Mon beau-frère a tué ma sœur, avec Michel Serrault et Michel Piccoli), une comédie politique (L’Etat de grâce, avec Nicole Garcia, Sami Frey et Pierre Arditi), un drame historique (L’orchestre rouge, avec Claude Brasseur). La télévision fit également appel au cinéaste qui tourna plusieurs films dans les années 1980 dont le remarqué L’Argent (1988), un film en trois épisodes, adapté du livre éponyme d’Emile Zola.

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9 Juillet 2016 - 2:10pm

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