Jeanne Moreau

  

31 Juillet 2017
masculin

Actrice française, née le 23 janvier 1928 à Paris, décédée dans la même ville, à l’âge de 89 ans. Grand figure du septième art en France et à l’étrangers, elle tourna sous la direction des plus grands metteurs en scène une centaine de films dont de nombreux chef-d’ œuvres. Elle reçut en 1960 le prix d'interprétation à Cannes pour Moderato cantabile de Peter Brook.

Fille d’un patron de brasserie parisien et d’une danseuse anglaise, Jeanne Moreau étudia l’art dramatique au conservatoire national. Après une brève carrière au théâtre, elle apparut dans les années 1950 à l’affiche de plusieurs films, dans des seconds rôles – de prostituée notamment- ou de jeune fille sexy. Cela choqua et énerva son père qui la chassa du domicile familial mais lui permit de faire la couverture de plusieurs magazines dont Paris Match. Elle passa du statut de jeune actrice prometteuse à star en 1957 après son apparition éblouissante dans Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle où elle forma un duo vertigineux avec Maurice Ronet. Le film reçut le prix Louis-Delluc cette année-là. L’année suivante, le metteur en scène fit de nouveau appel à elle pour Les Amants. La carrière de Jeanne Moreau était lancée. Elle devint l’égérie de la Nouvelle vague. Son théoricien François Truffaut l’employa à plusieurs reprises : Les Quatre cents coups en 1959, Jules et Jim en 1962, La Mariée était en noir dans le rôle d’une femme vengeresse en 1967. Elle retrouva Louis Malle en 1963 pour Le Feu follet et en 1965 pour Viva Maria dans lequel elle donna la réplique à une autre star mondiale Brigitte Bardot. Entretemps, elle avait été récompensée du prix d’interprétation féminine au festival de Cannes pour son rôle dans Moderato cantabile de Péter Brook, d’après le livre de Marguerite Dura. Naturellement, Jean-Luc Godard lui donna un rôle dans Une femme est une femme en 1962. Elle travailla également avec les plus grands réalisateurs étrangers : Michelangelo Antonioni (La Nuit en 1961), Joseph Losey (Eva en 1962, Monsieur Klein en 1976), Luis Buñuel (Le Journal d’une femme de chambre en 1964), Orson Welles (Le Procès en 1962, Falstaff en 1966, Une histoire immortelle en 1968), Elia Kazan (Le Dernier Nabab en 1976), Rainer Werner Fassbinder (Querelle en 1982), Wim Wenders (Jusqu’au bout du monde en 1991).

 Dans les années 1980 et 1990, Jeanne Moreau fit confiance aux jeunes réalisateurs français à qui elle accorda sa confiance Elle fit une apparition dans Nikita (1990) de Luc Besson, La femme fardée (1990) de José Pinheiro, L’Amant (1991) de Jean-Jacques Annaud. Son interprétation dans La Vieille qui marchait dans la mer de Laurent Heyneman lui valut de recevoir en 1992 le César de la meilleure de la meilleure actrice. Une récompense confortée par deux César d’honneur, un en 1995 et un autre en 1998. Jeanne Moreau continua de tourner jusqu’à à la fin. En 66 ans de carrière, celle qui incarna le cinéma français dans une centaine de films attira plus de 100 millions de spectateurs en salles.

 Mariée à deux reprises (au réalisateur Jean-Louis Richard à qui elle donna un fils Jérôme et au réalisateur américain William Friedkin), Jeanne Moreau vécut pendant plusieurs années avec le couturier Pierre Cardin.

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31 Juillet 2017 - 1:45pm

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