Jim Harrison

  

27 Mars 2016
masculin

Ecrivain américain, né le 11 décembre 1937 à Grayling (Michigan), décédé le 27 mars 2016 à Patagonia (Arizona), à l’âge de 78 ans. Auteur d’une dizaine de livres de poésie et d’une trentaine de romans, de recueils de nouvelles et d’essais, la plupart traduits en français, James Harrison était rattaché au courant littéraire baptisé nature writing qui mêle observation minutieuse de la nature et autobiographie. En 1979, il connut la reconnaissance des critiques et le succès public avec son best-seller Légendes d’automnes. Devenu riche après des années de vaches maigres, Jim Harrison dilapida son magot en alcool et drogue dures.

Né dans la campagne du Michigan, le jeune et turbulent James Harrison perdit un œil à l’âge de 8 ans alors qu’il jouait avec ses camarades. Pour cacher son infirmité, il aimait s’abriter dans les forêts environnantes dont il parcourait les chemins, les lacs et les rivières. Une décennie plus tard, la mort de son père et de sa sœur dans un accident de la route provoqué par un chauffard ivre détermina son destin. Il affirma plus tard « si une telle chose peut arriver, si les gens qu’on aime le plus meurent comme ça alors tu peux faire ce que tu veux de ta vie ». Trois ans plus tôt son père ne l’avait pas découragé quand il lui avait confié qu’il souhaitait devenir écrivain. L’homme lui avait même offert une machine à écrire d’occasion sur laquelle James Harrison rédigea plus tard ses premiers poèmes.

 A l’âge de 25 ans, il s’exila à Boston sur la côte ouest des Etats-Unis puis à New York où il trouva un emploi d’assistant en anglais à l’université. Mais, il ne s’habitua jamais à la vie dans la grande métropole et renonça à une carrière universitaire. Les bois et la nature du Michigan lui manquaient. Il retourna dans son Etat natal avec sa femme et ses deux filles. Installé dans une ferme, il vécut en rédigea des articles et des scénarios pour le cinéma. En 1965, il publia un premier recueil de poèmes Plain Song, et en 1971 son premier roman Wolf : mémoires fictifs, bientôt suivi en 1973 de Un bon jour pour mourir. Légendes d’automne en 1979 lui apportèrent gloire et reconnaissance. Attaché à la vie sauvage en équilibre avec la nature - celle que menait les indiens avant la colonisation -, Jim Harrison devint le chantre de l’Amérique rurale qu’il peignit dans son œuvre, avec vérité loin des clichés. Bon vivant, épicurien, amateur de bons vins, la presse américaine lui donna le surnom de « Gargantua yankee ». Il publia de nombreux autres chefs-d’œuvre : Sorcier (1981), Entre chien et loup (1990), Aventure d’un gourmand vagabond (2001), Une odyssée américaine (2008), Nageur dans la rivière (2014).

La plupart de ses livres ont été traduits en français.

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28 Mars 2016 - 10:21am

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