Lionel Stoléru

  

2 Décembre 2016
masculin

Haut-fonctionnaire et homme politique français, né le 22 novembre 1937 à Nantes (Loire-Atlantique), décédé à Paris le 30 novembre, à l’âge de 79 ans. Diplômé de l’Ecole polytechnique et de l’Ecole des mines, ce haut-fonctionnaire servit deux présidents de la République. Proche et conseiller du président de centre-droit Valéry Giscard d’Estaing, il occupa de 1974 à 1981 le poste de secrétaire d’Etat chargé des travailleurs manuels et des immigrés. En 1988, il rallia le président socialiste François Mitterrand et entra dans le gouvernement de Michel Rocard au poste de secrétaire d’Etat au plan.

Fils d’un émigré roumain – un fait qui lui sera reproché par le leader du Front national Jean-Marie Le Pen lors d’un débat télévisé -, Lionel Stoléru fut un pur produit de l’école républicaine intégrationniste. Après de brillantes études, il devint un fidèle serviteur de l’Etat à divers postes, s’intéressant notamment au travail manuel, à la pauvreté, à l’économie, à l’industrie. Technocrate discret fourmillant d’idées qu’il exposa dans des ouvrages savants ou de vulgarisation comme L’impératif industriel (1969), Vaincre la pauvreté dans les pays riches (1974) dans lequel il proposait la création d’un « impôt négatif », il conseilla Valéry Giscard d’Estaing qui en fit un secrétaire d’Etat chargé des travailleurs manuels et des immigrés en 1974. En 1976, il appartint au gouvernement qui légalisa le regroupement familial des migrants.

 Battu à deux reprises en 1978 et en 1981 par le candidat socialiste aux élections législatives dans les Vosges, il publia en 1982 La France à deux vitesses. Il amorça alors un rapprochement avec le président socialiste François Mitterrand dans un livre L’alternance tranquille, publié en 1985. La montée du Front national l’inquiéta. Sa phrase « plutôt Fabius –alors premier ministre – que Le Pen », choqua les dirigeants du parti républicain qui le mirent sur la touche. Lionel Stoléru accusa sa famille politique de « dérive droitière » et soutint en 1988 la candidature de Raymond Barre à l’élection présidentielle. Après la réélection de François Mitterrand, ce partisan de "l'ouverture" franchit le Rubicon et entra dans le gouvernement de Michel Rocard au poste de secrétaire d’Etat au plan. Un fonction qu’il occupa jusqu’en 1991. Sa carrière politique était désormais derrière lui. Il soutint en 2007 la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle.

 Il se consacra alors à la musique, sa passion de toujours. Chef d’orchestre, il fonda en 1998 l’Orchestre romantique européen et composa La Symphonie juive.

Google news Référence: 
342
2 Décembre 2016 - 9:27am

Le carnet
des jours précédents

21 Juin 2018

28 Mai 2018

28 Mai 2018

27 Mai 2018

22 Mai 2018