Maurice Failevic

  

29 Décembre 2016
masculin

Cinéaste français, né le 14 août 1933 à Paris, décédé dans la même ville, à l’âge de 83 ans. Documentariste et scénariste, il se fit connaitre du grand public en réalisant une cinquantaine de films sociaux et historiques pour la télévision et le cinéma dont plusieurs furent récompensés. Il dirigea de 1986 à 1995 le département réalisation de la FEMIS.

Les ouvriers, les paysans, les mineurs, les écoliers, les enseignants, les chercheurs, les cadres furent les héros des films réalisés par Maurice Failevic pour le petit écran entre 1968 et 2011. Après une licence de philosophie, il étudia à l’Institut des hautes études cinématographiques (IHDEC) dont il sortit diplômé en 1957. Embauché comme assistant-réalisateur à la Radio diffusion française (RTF), il mesura l’avenir prometteur de ce nouveau média populaire. En 1967, il réalisa pour l’émission Les Femmes aussi son premier documentaire-portrait, celui d’une femme médecin à la campagne. Plusieurs suivirent. Il montra ainsi la vie d’une enseignante dans un petit village en Ardèche, celle de mineurs en Aveyron.

 Maurice Failevic réalisa sa première fiction en 1970 avec De la belle ouvrage qui contait l’histoire d’un ouvrier dont la vie professionnelle et personnelle était bouleversée par des évolutions techniques. Le film remporta le Prix de la semaine de la critique au festival de Cannes. Membre du parti communiste, le réalisateur osa évoquer dans ses films les questions sociales contemporaines, trop souvent délaissées par ses confrères soumis aux exigences des producteurs et aux lois de la rentabilité. L’ORTF pour laquelle il travaillait, le laissait tranquille. Les spectateurs plébiscitaient ses films en les regardant assis sur le canapé familial et la critique déversait ses éloges. En 1975, le festival de Cannes lui décerna un second grand prix de la semaine de la critique pour Gouverneurs de la rosée, adapté du roman de l’écrivain haïtien Jacques Roumain sur la vie des planteurs de cannes à sucre confronté à la modernité. En 1977, il réalisa Journal d’un prêtre ouvrier. En 1978, il raconta dans 1788 la vie d’un petit village de Touraine dont les habitants étaient occupés à rédiger les « cahiers de doléances », un an avant la Révolution de 1789.

 En 1986, Maurice Failevic mit son immense expérience au service des futurs cinéastes en dirigeant le département création de la Fondation européenne des métiers de l’image et du son (FEMIS). Après une longue absence d’une quinzaine d’années, il revint à ses premières amours en réalisant pour la télévision en 2005 Jusqu’au bout, un drame social inspiré de faits réels qui racontait la révolte d’ouvriers menacés par la fermeture de leur usine classée « Seveso ». La société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) lui décerna son grand prix. Son nom apparut une dernière fois à l’affiche d’un film en 2011 date à laquelle il cosigna avec Marcel Trillat L’Atlantide, une histoire du communisme.

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29 Décembre 2016 - 8:20am

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