Michel Déon

  

28 Décembre 2016
masculin

Ecrivain français, né le 4 août 1919 à Paris, décédé en Irlande, à l’âge de 97 ans. Auteur d’une quarantaine de récits, d’essais et de romans dont Les poneys sauvages et Un taxi mauve, il était associé aux « Hussards », un courant littéraire situé à droite et opposé à l’existentialisme, à Sartre et au nouveau roman. Michel Déon avait été élu à l’Académie française en 1978.

Son nom de naissance était Edouard Michel. Après une enfance à Paris, le jeune adolescent vécut plusieurs années à Monaco où son père était chargé de la sécurité de la principauté. Après la mort prématuré de son père, la famille retourna vivre à Paris. Le jeune Edouard s’inscrivit à la faculté de droit tout en rêvant d’une carrière littéraire. Mobilisé en 1940, démobilisé en 1942, il s’installa en zone dite libre à Lyon. Militant monarchiste, il trouva un emploi de secrétaire de rédaction à L’Action française de Charles Maurras. En 1944, il publia un premier roman Adieu à Sheila en signant Michel Déon, son nom d’écrivain emprunté au patronyme de sa grand-mère maternelle. Après la Libération, il voyagea beaucoup en Europe (Espagne, Italie, Suisse, Portugal, Grèce, Irlande) et en Amérique du nord qu’il parcourut en bus. Il conserva son admiration pour Charles Maurras et resta fidèles à ses idées de droite, tout en refusant d’être étiqueté réactionnaire ou fasciste par ses nombreux détracteurs. Il critiqua l’existentialisme de Jean-Paul Sartre en vogue dans les années d’après-guerre et se moqua des intellectuels engagés à gauche.

 Rattaché contre son grès aux « Hussards », un courant littéraire de droite baptisé ainsi par Roger Nimier, Michel Déon publia une vingtaine de romans et d’essais appréciés par des lecteurs peu nombreux mais fidèles et influents, avant de se faire connaitre d’un public plus large en 1970. Les Poneys sauvages, - une ambitieuse fresque contemporaine - reçut le prix Interallié et resta en tête des meilleures ventes de livres pendant plusieurs semaines. Trois ans plus tard, il récidiva avec Un Taxi mauve qui se déroulait en Irlande où l’écrivain s’était retiré. L’Académie française récompensa le livre en lui attribuant son Grand prix du roman. Le titre de son livre suivant Le jeune homme vert en 1975 résonna comme un appel du pied aux académiciens. Il présenta sa candidature et fut élu le 8 juin 1978, au fauteuil de l’écrivain-biologiste Jean Rostand. Il ne renia jamais ses idées de droite mais mit la littérature au-dessus de tout.

Partageant sa vie entre la Grèce lumineuse où il avait construit une maison en 1959 et l’Irlande battue par les vents où il acheta et retapa un vieux presbytère en 1969, il ne cessa jamais d’écrire pendant que son épouse Chantal élevait des chevaux. Il s’installa définitivement en Irlande en 1988 où il s’est éteint.

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28 Décembre 2016 - 6:32pm

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