Michel Durafour

  

27 Juillet 2017
masculin

Homme politique français, né le 11 avril 1920 à Saint-Etienne (Loire), décédé dans la même ville à l’âge de 97 ans. Adhérent du parti radical, plusieurs fois élu député ou sénateur, maire de Saint-Etienne, il joua un rôle charnière entre la gauche et la droite. Fidèle à ses convictions centristes, il servit comme ministre deux présidents de la République : le centro-droitier Valéry Giscard d’Estaing de 1974 à 1977 et le socialiste François Mitterrand de 1988 à 1991.

Fils d’un ancien maire de Saint-Etienne Antoine Durafour, Michel Durafour suivit les pas de son père et s’engagea très tôt dans la politique au sein du vieux parti radical-socialiste. Adjoint au maire de Saint-Etienne de 1947 à 1964, date à laquelle il eut l’honneur d’administrer sa ville natale. Elu sénateur en 1965 puis député en 1967, il mena de front une carrière locale et nationale. Régulièrement réélu à la Chambre des députés, il fut un ferme soutien de Valéry Giscard d’Estaing dont il partageait les idées centristes et son projet de réformer la France. Après l’élection de son favori à l’élection présidentielle de 1974, il fit son entrée dans le gouvernement de Jacques Chirac au poste de ministre du travail (1974-1976) puis à celui de ministre délégué aux Finances (1976-1977). Battu par le communiste Joseph Sanguedolce à l’élection municipale de 1977, il perdit cette même année son portefeuille ministériel. Il se consola en retrouva en 1978 son siège de député et en présidant le conseil régional Rhône-Alpes, sous la bannière de l’UDF.

 Après la défaite de Giscard d’Estaing à l’élection présidentielle de 1981, Michel Durafour ne se reconnut pas dans les idées et le style du nouveau leader de la droite Jacques Chirac. Elu sénateur en 1983, il se rapprocha progressivement des socialistes. En 1988, après la triomphale réélection de François Mitterrand, il accepta d’être un ministre d’ouverture dans le gouvernement présidé par son ami Michel Rocard. De mai 1988 à février 1989, il fut ministre d’Etat, ministre de la fonction publique et des réformes administratives où il laissa un bon souvenir aux syndicats avec lesquels il négocia une nouvelle grille des fonctions et des rémunérations. Fondateur du Mouvement des réformateurs avec d’autres hommes politiques d’ouverture, il fut à la pointe du combat contre les idées naissantes du front national, appelant à « exterminer le front national », prônant même l’alliance avec le parti communiste à l’occasion des élections municipales pour barrer la route à l’extrême-droite. Cela lui valut d’être insulté par le chef du parti, Jean-Marie Le Pen qui déclara à la radio : « Monsieur Durafour-crématoire, merci de cet aveu ! ». Le chef du FN fut condamné à 10 000 F de dommages et intérêts.

 En 1986, Michel Durafour abandonna la vie politique nationale. Il se consacra alors à son mandat de conseiller régional, de 1986 à 1997. En 2007, il sortit de sa retraite politique pour appeler à voter à l’élection présidentielle en faveur de Ségolène Royal dont il présida le comité de soutien dans la Loire.

On le sait moins, mais Michel Durafour publia plus d’une vingtaine de romans durant sa vie sous des pseudonymes (Pierre Jardin, Remi Sibel, Cécil Viborg).

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28 Juillet 2017 - 1:17pm

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