Michel Tournier

  

18 Janvier 2016
masculin

Ecrivain français, né le 19 décembre 1924 à Paris, décédé à Choisel (Yvelines), à l’âge de 91 ans. Philosophe de formation et germaniste, Michel Tournier se destinait à l’enseignement. Il devint célèbre, la quarantaine venue, en publiant des romans dont Le Roi des Aulnes qui fut couronné du prix Goncourt.

En 1950, après avoir échoué à l’agrégation de philosophie pour la seconde fois, il se consacra à la traduction en français d’ouvrages rédigés par des auteurs allemands dont notamment Erich Maria Remarque. Dans les années 1950 et 1960, il participa à des émissions culturelles sur Europe 1 et à la télévision. Il anima également à l’ORTF Chambre noire consacrée à la photographie.

 Habité par la passion de l’écriture, Michel Tournier rédigea à cette époque plusieurs textes qu’il se garda bien de rendre public, les jugeant médiocres. Il osa affronter le jugement de ses contemporains et de la critique en 1967. A l’âge de 42 ans, il publia son premier roman. Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maitre : Vendredi ou les limbes du Pacifique remporta le Grand prix de l’Académie française et se vendit à trois millions d’exemplaires. Sa vocation d’écrivain s’affirma les années suivantes. Attendu par la critique, il ne la déçut pas. En 1970, son second roman Le Roi des Aulnes dans lequel il évoquait notamment l’extermination des juifs en Prusse-Orientale fut couronné du prix Goncourt et connut un grand succès en librairie avec quatre millions d’exemplaires vendus en France et plus de vingt-cinq traductions. Ses œuvres suivantes (Vendredi ou la vie sauvage inspiré du livre de Robinson Crusoé, en 1971, Gaspard, Melchior et Balthasar sur le mythe des rois mages en 1980, Gilles et Jeanne sur les amours improbables entre Jeanne d’Arc et Gilles de Rais en 1983) fidélisèrent ses nombreux lecteurs.

 Il publia également de nombreux recueils de contes et de nouvelles dont Le coq de bruyère (1978), La fugue du petit poucet (1979), Le médianoche amoureux inspiré du Décaméron de Boccace. Dans Le Vent Paraclet (1978), un récit autobiographique, il raconta sa jeunesse et ses années en Allemagne après la seconde guerre mondiale. D’autres essais suivirent dont Le vol du Vampire (1981), Célébrations (1999), Journal extime (2002) qui se voulait l’envers du journal intime.

 Retiré depuis plusieurs années dans un ancien presbytère à Choisel, Michel Tournier cessa d’écrire à la fin de sa vie. Il démission en 2009 de l'académie Goncourt dont il était devenu un des membres en 1972. Il accueillait volontiers ses lecteurs ou des journalistes pour évoquer son œuvre. A Marianne Payot, journaliste à L’Express, il confia le 19 mai 2010 : « Je ne me suiciderai pas, mais je trouve que j'ai déjà beaucoup trop vécu. Je souffre de la vieillesse : je n'entreprends plus rien, je ne voyage plus. Je m'ennuie. »

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18 Janvier 2016 - 10:57pm

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