Omar Sharif

  

10 Juillet 2015
masculin

Acteur égyptien d’origine libanaise, né le 10 avril 1932 à Alexandrie, décédé au Caire, à l’âge de 82 ans. Grande star du cinéma mondial dans les années 1960 et 1970, il connut la célébrité grâce au metteur en scène britannique David Lean qui lui confia des rôles inoubliables dans Lawrence d’Arabie (1962) et dans Le docteur Jivago (1965), deux films devenus cultes. 

Michel Demitri Chalhoub – son nom pour l’état-civil - naquit au sein d’une famille de commerçants libanais chrétiens, de rite grec-catholique, installée en Egypte depuis le XIXe siècle, et plus précisément dans la ville cosmopolite d’Alexandrie où vivaient de nombreuses communautés étrangères. Le futur acteur devint polyglotte. Outre l’arabe, il parlait couramment, l’anglais, le français, le turc et le grec. Après des études à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, il retourna dans son pays pour tourner à l’âge de 21 ans Le démon du désert (1954) sous la direction du maitre égyptien Youssef Chahine. A cette occasion, il choisit son nom de scène : Omar El Sharif. L’année suivante, dans Les eaux noires il donna la réplique à Faten Hamama, la star du cinéma égyptien, dont il tomba éperdument amoureux. Le film de Chahine fut présenté avec succès à Cannes. Quelques mois plus tard, après s’être converti à l’islam Omar Sharif épousa sa partenaire qui lui donna un fils Tarek. Après son divorce prononcé en 1968, l’acteur retourna à sa religion d’origine.

 Les succès internationaux de Lawrence d’Arabie pour lequel il obtint l’oscar pour un second rôle et du Docteur Jivago lui valurent de figurer à l’affiche de nombreuses superproductions : Gengis Khan (1965), La nuit des généraux (1967), Mayerling (1968), Che (1969), Les cavaliers (1971). Il tourna avec les plus grands cinéastes : Terence Young, Henri Verneuil, Sidney Lumet, John Frankenheimer, Francesco Rosi, Richard Fleischer. En 1968, il accepta d’interpréter le rôle d’un juif de la diaspora soutenant Israël dans Funny girl de William Wyler. Un an après la guerre de Six Jours entre Israël et les pays arabes, sa performance déplut aux autorités de son pays qui le bannirent de l’Egypte jusqu’en 1977.

 Dans les années 1980 et 1990, sa carrière déclina. Il apparut néanmoins dans Les possédés d’Andzej Wajda (1988). Il fit son grand retour en 2003 dans Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran de François Dupeyron. L’ancien jeune premier à la « belle gueule » y joua un vieil épicier turc qui enseignait le Coran à un jeune garçon perdu. Omar Sharif reçut le César du meilleur acteur pour son interprétation. Il apparut encore dans quelques films, mais l’acteur préférait désormais fréquenter les salles de bridge dont il était un excellent joueur et les hippodromes pour suivre les courses de chevaux, sa passion de toujours.

 Ses dernières années furent amoindries par la maladie d’Alzheimer. Il est mort d’une crise cardiaque.

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10 Juillet 2015 - 5:38pm

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