Paul Otchakovski-Laurens

  

4 Janvier 2018
masculin

Editeur français, né le 10 octobre 1944 à Valréas (Vaucluse) où sa famille juive de Bessarabie s’était réfugiée pendant la guerre, décédé accidentellement à Marie-Galante (Antilles), à l’âge de 73 ans. Fils du peintre Zelman, il fut une grande figure de l’édition française, chez Christian Bourgois, Flammarion, chez Hachette et enfin au sein des éditions P.O.L qu’il fonda en 1983. Il publia plusieurs livres de Georges Pérec (La Vie mode d’emploi en 1978) et de Marguerite Duras (La Douleur).

Paul Otchakovski-Laurens fit découvrir de nombreux jeunes auteurs dont il fut le premier à éditer les ouvrages : Marc Cholodenko, Emmanuel Carrère, Marie Darrieussecq (Truismes en 1996), Camille Laurens (Dans ces bras-là, prix Femina en 2000), notamment. La maison d’édition P.O.L. connut la consécration littéraire en 2008 en remportant le prix Goncourt avec Syngué sabour. Pierre de patience d’Atiq Rahimi. Elle a inscrit à son palmarès encore un prix Femina en 2010 (La vie est brève et le désir sans fin de Patrick Lapeyre), deux prix Médicis en 2011 (Ce qu’aimer veut dire de Mathieu Lindon) et en 2015 (Titus, n’aimait pas Bérénice de Nathalie Azoulai), un prix Renaudot en 2011 (Limonov d’Emmanuel Carrère).

 Devenu l’actionnaire minoritaire de la maison qu’il avait fondée au profit des éditions Gallimard, Paul Otchakovski-Laurens conserva son titre de pédégé. Jusqu’au bout, il défendit ses goûts littéraires. Le catalogue de POL s’ouvrit à toutes les formes de littérature. Les romans expérimentaux voisinaient avec les polars et les livres pour la jeunesse.

Google news Référence: 
169
4 Janvier 2018 - 8:37am

Le carnet
des jours précédents

7 Janvier 2018

4 Janvier 2018

6 Décembre 2017

5 Décembre 2017

4 Décembre 2017