Robert Hirsch

  

16 Novembre 2017
masculin

Comédien français, né le 26 juillet 1925 à L’Isle-Adam (Val d’Oise), décédé à Paris, à l’âge de 92 ans. Grande figure du théâtre classique, moderne et contemporain pour lesquels il interpréta les plus grands rôles pendant sept décennies, sociétaire honoraire de la Comédie-Française, il fut récompensé par l’académie des Molières à six reprises. Il apparut également à l’affiche d’une trentaine de films et au générique d’une quarantaine de téléfilms.

Venu au théâtre après un passage par la danse classique, Robert Hirsch remporta les deux premiers prix de comédie du Conservatoire national d’art dramatique en 1948. Il rejoignit la Comédie-Française où il interpréta les plus grands rôles des pièces inscrites au répertoire du temple du théâtre français. Son interprétation magistrale d’Arlequin dans La Double inconstance de Marivaux en 1950 lui valut les éloges de la critique et les faveurs du public. Fidèle au « Français » pendant plus d’un quart de siècle, puis après 1976 au théâtre privé ou subventionné Robert Hirsch accumula les performances sur scène. Avec une centaine de pièces différentes à son actif et des dizaines de milliers de représentations, il devint un des monstres sacrés du théâtre français, à l’égal d’un Michel Bouquet. Il joua les plus grandes œuvres classique du répertoire mondial (Shakespeare, Molière, Racine, Goldoni, Edmond Rostand, Beaumarchais, Marivaux, Jules Romain, Marcel Achard, Luigi Pirandello, Jean Cocteau) sous la direction des grands metteurs en scène de son époque (Pierre Dux, Jean-Louis Barrault, Jean Vilar, Jean Meyer, Jean-Louis Curtis, Maurice Béjart, Jacques Charon, Bernard Murat, Christophe Lidon). Il interpréta des rôles comiques et tragiques, des jeunes premiers, des gigolos, des quadragénaires dans la force de l’âge, des vieillards. Sa présence en haut de l’affiche fut récompensé à six reprises par l’académie des Molières : en 1992, il reçut le Molière du meilleur comédien dans un second rôle pour Le Misanthrope et un Molière pour l’ensemble de sa carrière, en 1997, nouveau Molière dans un second rôle pour En attendant Godot, en 1999, Molière du meilleur comédien pour Le Bel air de Londres, en 2007, Molière du comédien pour Le Gardien, en 2014, Molière du meilleur comédien pour Le Père.

 Le cinéma fit également appel à lui mais ne sut jamais utiliser pleinement ses immenses qualités de comédien. En 1990, il remporta néanmoins le César du meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation dans Hiver 54, l’abbé Pierre un film réalisé par Denis Amar. Il répondit également aux propositions de la télévision ce qui lui permit de se faire connaitre d’un public plus large peu habitué à fréquenter les salles de théâtre. Robert Hirsch était monté pour la dernière fois sur les planches d’un théâtre en 2016. Il s’était illustré dans la pièce de Florian Zeller intitulée Avant de s’envoler. Le comédien répugnait à prendre sa retraite. Ayant pour « religion » le théâtre, il était ces dernières semaines à la recherche d’un nouveau rôle. Après soixante-dix ans sur les planches, Robert Hirsch était encore habité par l’enthousiasme de ses jeunes années.

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16 Novembre 2017 - 6:31pm

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