Roger Walkowiak

  

7 Février 2017
masculin

Cycliste français, né le 2 mars 1927 à Montluçon (Allier), décédé à Vichy (Allier), à l’âge de 89 ans. En onze saisons chez les coureurs professionnels, il remporta seulement quatre courses dont le Tour de France en 1956. Sa victoire surprise fut à l’origine de l’expression « un Tour à la Walko », désignant une épreuve gagnée par un vainqueur inattendu.

Fils d’un émigré polonais, Roger Walkowiak trouva un emploi de mécanicien chez en vendeur de vélos, après son service militaire. Cycliste amateur, champion d’Auvergne, il fut repéré par le recruteur d’une marque de cycles qui lui fit signer en 1950 un contrat professionnel. Bon grimpeur et rouleur moyen, il remporta sa première au bout de trois ans. Souvent abonné aux places d’honneur (2eme du Tour de l’Ouest en 1952, de Paris-Côte-d ’Azur en 1953, du Critérium du Dauphiné-Libéré en 1955, des Boucles du Bas-Limousin en 1958), il devint célèbre en remporta le Tour de France en 1956. Une échappée fleuve à la septième étape entre Lorient et Angers lui permit de prendre 19 minutes d’avance sur le peloton où figuraient tous les favoris. Il endossa le maillot jaune ce jour-là avant de le perdre trois jours plus tard. Il le reconquit au terme de la dix-huitième étape, un parcours montagneux entre Turin et Grenoble. Dans les cols, il repoussa tous les assauts de ses adversaires déchainés, notamment celui de Charly Gaul. A la surprise générale, il maitrisa ses principaux rivaux (Charly Gaul, Stan Ockers, Federico Bahamontes, Gilbert Bauvin, Jan Adrienssens) aux palmarès plus fourni que le sien. Il savoura particulièrement la dernière étape dont le départ fut donné à Montluçon, sa ville natale. Au terme d’un périple de 331 kilomètres, il arriva à Paris en vainqueur d’un Tour défensif.

Les mauvaises langues évoquèrent alors un « Tour à la Walkowiak », une manière de laisser entendre que le vainqueur était indigne de la victoire et que seules des circonstances exceptionnelles avaient pu lui permettre de figurer sur la plus haute marche du podium. Un jugement profondément injuste. Rarement un Tour avait été aussi ouvert. Walkowiak avait au contraire gagné à la force de ses mollets et en manœuvrant avec intelligence.

 Les années suivantes, Walko ne retrouva plus les jambes de feu qui l’avaient fait triompher en 1956. Il remporta deux étapes du Tour d’Espagne, puis son palmarès resta vierge de tout autre succès. En 1960, à l’âge de 33 ans, il mit fin à sa carrière. Il ouvrit un bar. Lassé d’entendre ses clients évoquer son Tour « volé en 1956 », il le vendit et trouva en emploi de tourneur dans une entreprise locale. Il y travailla jusqu’à l’âge de la retraite

Google news Référence: 
303
7 Février 2017 - 2:43pm

Le carnet
des jours précédents

22 Mai 2018

7 Mai 2018

6 Avril 2018

2 Avril 2018

30 Mars 2018