Sonia Rykiel

  

25 Août 2016
feminin

Créatrice de mode française, née le 25 mai 1930 à Paris, décédée dans la même ville à l’âge de 86 ans. Fille d’un père français et d’une mère roumaine, Sonia Flis eut la bonne idée en 1954 d’épouser Sam Rykiel, propriétaire de la boutique de confection Laura à Paris. Sonia abandonna son métier d’étalagiste dans un grand magasin pour diriger l’établissement de son mari.

Selon la légende, en 1960 un de ses fournisseurs aurait confectionné pour son usage personnel un pull-over moulant qu’elle portait à même la peau. Séduite par tant d’audace, une amie journaliste publia en couverture du magazine Elle le fameux vêtement. Une mode était lancée. L’actrice américaine Audrey Hepburn acheta quatorze exemplaires du « poor boy sweater » et rendit populaire le modèle. Sonia Rykiel y gagna le surnom de la « reine du tricot ». Après son divorce, en pleine tourmente du mois de mai 1968 elle ouvrit sa propre boutique rue de Grenelle. Elle créa des vêtements bien dans l’air du temps : liberté des couleurs, des formes, exaltation des corps. Elle séduisit les stars de l’époque (Catherine Deneuve, Lauren Bacall, Jacqueline Onassis) mais également les ménagères abonnées au catalogue de vente par correspondance Les Trois Suisses. Ses créations n’étaient pas destinées uniquement aux femmes les plus fortunées. Chacun pouvait acquérir ses modèles adaptés pour le prêt à porter. Les années suivantes, elle se diversifia. Avec l’aide de sa fille Nathalie, ancien mannequin de la marque et collaboratrice, elle créa des parfums, accessoires et vêtements pour hommes et enfants.

 Personnalités appréciée des Français, reconnaissable entre toutes avec la longue chevelure rousse, elle devint une des figures emblématiques de Saint-Germain-des-Prés. Le metteur en scène américain Robert Altman planta ses caméras dans la boutique de Sonia Rykiel dont il s’inspira pour réaliser son film Prêt-à-porter (1994). En 2000, elle créa pour le metteur en scène Elie Chouraqui les costumes du spectacle Les Dix Commandements. Admiratrice de la femme de lettres Colette, la styliste publia plusieurs livres dont un roman (Les lèvres rouges en 1996) et un recueil de contes pour enfants (Tatiana en 1993). Atteinte de la maladie de Parkinson qu’elle nommait sous un énigmatique « P. de P. » pour « Putain de Parkinson », elle se confia en 2012 dans N’oubliez pas que je joue.

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25 Août 2016 - 4:35pm

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