De Lattre de Tassigny

Il est décédé le 

Elle est décédée le

11 Janvier 1952

Maréchal français, né le 2 février 1889 à Mouillerons-en Pareds (Vendée), décédé à Neuilly-sur-Seine (Hauts- de-Seine), à l’âge de 62 ans. De la Grande guerre au conflit indochinois, il combattit sur tous les fronts où la France était engagée. Emprisonné par le régime de Vichy, il s’évada et commanda la 1ere armée français lors du débarquement de Provence le 15 août 1944. Il représenta la France le 9 mai 1945 lors de la signature de la capitulation allemande à Berlin. Il fut élevé à la dignité de maréchal de France à titre posthume.

Né à Mouilleron-en-Pareds comme Georges Clemenceau, Jean de Lattre de Tassigny fut élève au lycée naval de Saint-Cyr avant d’intégrer en 1911 l’Ecole de cavalerie de Saumur. Sous-lieutenant du 12ème Dragon quand éclata la Grande guerre en août 1914, il fut plusieurs fois blessé au début du conflit. Son comportement courageux sous le feu ennemi à Verdun, au chemin des Dames et ailleurs lui valut plusieurs blessures graves dont un coup de lance d’un uhlan bavarois et une rapide promotion. Il finit la guerre avec le grade de capitaine. Entre les deux guerres mondiales, il partagea son temps entre des campagnes militaires  dans le Rif marocain entre 1921 et 1926, des études à l’Ecole de guerre et des responsabilités auprès de Maxime Weygand, chef d’Etat-major général. Promu colonel en 1935, il fut nommé à la tête du 151ème régiment d’infanterie de Metz. En mars 1939, il devint le plus jeune général de brigade de l’armée française. Quand éclata la seconde guerre mondiale, il dirigea l’Etat-major de la 5ème armée. Nommé commandant de la 14ème division, il opposa une farouche résistance aux Allemands à Rethel en mai et juin 1940. A trois reprises ses unités repoussèrent la Wehrmacht sur l’Aisne. Alors que le chaos provoquait la débâcle de l’armée française, de Lattre mena des combats de retardement sur la Marne, puis sur l’Yonne, la Loire et Nevers. Sa division ne perdit jamais sa cohésion. Après l’armistice, il fut affecté à Clermont-Ferrand. Il accorda sa confiance au régime installé dans la zone dite « libre » par le maréchal Philippe Pétain, un des vainqueurs de la Grande guerre. Il croyait naïvement que le vieux soldat préparait secrètement la revanche.

 Promu par Vichy général de corps d’armée, il commandait la 16ème division militaire cantonnée à Montpellier quand les Allemands envahirent la zone « libre » en réponse au débarquement anglo-américain en Afrique du nord. Il donna l’ordre à ses troupes de s’opposer à l’invasion allemande, une consigne contraire à celui de Vichy qui au contraire interdit à l’armée française de combattre. Les gendarmes arrêtèrent de Lattre. Interné à Toulouse puis à la prison de Montluc à Lyon, il fut condamné à dix ans d’emprisonnement par une juridiction spéciale. Enfermé dans la prison de Riom, il réussit à s’évader avec l’aide de sa femme Simone Calary de Lamazière et de son fils Bernard le 3 septembre 1943. Après s’être caché pendant un mois en Auvergne, il réussit à rejoindre Londres puis la France libre à Alger en novembre 1943. Le général Charles de Gaulle le promut au rang de général d’armée et lui confia le commandement de l’armée B constituée des soldats des Forces françaises libres, de l’armée d’Afrique et de volontaires recrutés sur place. A la tête de cette armée, de Lattre libéra l’île d’Elbe le 19 juin 1944. Ce fut une mise en bouche. Rebaptisée 1ère Armée française, elle participa au débarquement victorieux en Provence le 15 août 1944.

La victorieuse campagne « Rhin et Danube »

De Lattre de Tassigny se trouvait désormais à la tête d’une force considérable de 400 000 hommes puissamment armés. Volant de victoire en victoire, il remonta la vallée du Rhône et participa en octobre à la libération des Vosges de Montbéliard et de Gérardmer. Le 19 novembre, son avant-garde fut la première armée alliée à atteindre le Rhin. Après avoir libéré Mulhouse et Belfort, protégé Strasbourg contre une attaque ennemie en décembre, réduit en février la poche de Colmar tenue par des unités allemandes, de Lattre pénétra en Allemagne le 31 mars. Les troupes françaises progressèrent dans la forêt Noire. Après de durs combats contre quatre divisions allemandes, elles occupèrent Karlsruhe le 3 avril, Stuttgart, Sigmaringen où s’étaient réfugiés les partisans du régime de Vichy et les collaborateurs français du Troisième Reich. Le 24 avril, la campagne « Rhin et Danube » s’acheva avec la prise d’Ulm et le col de l’Arlberg en Autriche. Son odyssée victorieuse valut au général de Lattre de Tassigny l’honneur de signer pour la France l’acte de capitulation de l’Allemagne à Berlin le 9 mai 1945.

Nommé inspecteur général de l’armée après la seconde guerre mondiale, il prit le commandement des forces terrestres de l’Europe occidentale en 1947. En décembre 1950, le gouvernement l’envoya en Indochine où la guerre venait d’éclater. Cumulant les fonctions de haut-commissaire et de commandant en chef de l’armée, il rétablit la situation militaire sur le terrain en remportant plusieurs batailles contre les forces communistes et indépendantiste du vietminh, commandées par le général Giap. Le Le 30 mai 1951, le général eut la douleur de perdre son fils unique Bernard, 23 ans, tué à la bataille de Ninh Binh. Malade, atteint d’un cancer, de Lattre quitta l’Indochine en novembre 1951. Il s’éteignit le 11 janvier 1952 lors d’une intervention chirurgicale. Le 15 janvier, lors des obsèques nationales célébrées en la cathédrale Notre Dame de Paris  et aux Invalides, le président de la République Vincent Auriol l’éleva à la dignité de maréchal de France.

J.-P.G.

Demain : Claude Berri

masculin
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16 Janvier 2015

Henri Beaugé-Bérubé

Résistant français, né le 6 septembre 1920 à Brest Finistère, décédé à Paris, à l'âge de 94 ans.

Né au sein d'une famille bretonne de neuf enfants, Henri Beaugé-Bérubé répondit à l'appel du général de Gaulle et le rejoignit à Londres dès le premier juillet 1940. Il s'engagea avec son frère cadet Jacques dans les Forces françaises libres. Jacques, décédé en 2006, fut gravement blessé à la bataille d'El Alamein en Libye en novembre 1942. Il perdit l'usage de ses mains et devint aveugle. Après la guerre, il devint diacre et écrivit des ouvrages sous le nom de Jacque Lebreton.

 Henri participa également aux épopées des Français libres. Sa conduite au feu lui valut d'être fait Compagnon de la Libération par le chef de la France libre. François Hollande, président de la république, a tenu à lui rendre hommage dans un communiqué publié vendredi soir : " Henri Beaugé-Bérubé était un héros de la libération de la France. Avec lui disparaît un des derniers compagnons de la libération. Cet élève des Arts et Métiers n'avait pas supporté de voir la France à terre et, à vingt ans, il fut l'un des premiers à rejoindre le Général de Gaulle dès le 1er juillet 1940. Pendant cinq années, il a combattu sur tous les fronts de la guerre pour vaincre le nazisme. Cet homme d'honneur et de devoir était aussi un homme de culture et du partage. Il a participé à la création des parcs nationaux et fut l'animateur du centre culturel de l’abbaye de Fontevraud. Je salue la mémoire de ce grand Français et je m'associe à la douleur de sa famille et de ses proches".

16 Janvier 1986

Jean Cassou

Ecrivain et résistant français, né le 9 juillet 1897 à Deusto (Espagne), décédé à Paris, à l’âge de 88 ans. Fait Compagnon de la libération par le général de Gaulle. Fondateur du Musée national d’art moderne de Paris. Grand Prix national des lettres en 1971 pour l’ensemble de son œuvre.

16 Janvier 2002

Jean Elleinstein

Historien et homme politique français, né le 6 août 1927 à Paris, décédé à Paris, à l’âge de 74 ans. Spécialiste du communisme, il publia Une histoire de l’URSS en quatre tomes (1972-1975). 

16 Janvier 2011

Joseph Poli

Journaliste français, né le 14 avril 1922 à Marseille, décédé à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis), à l’âge de 88 ans. Il présenta l’édition de la nuit du journal de TF1 de 1979 à 1988.

16 Janvier 2001

Laurent-Désiré Kabila

Homme d’Etat congolais, né le 27 novembre 1939 à Likasi (Congo-belge), mort assassiné à Kinshasa, à l’âge de 61 ans. Président de la République démocratique du Congo du 17 mai 1997 au 16 janvier 2001, date de son assassinat par un enfant-soldat membre de sa garde rapprochée.

16 Janvier 1989

Pierre Boileau

Ecrivain français, né le 28 avril 1906 à Paris, décédé à Beaulieu-sur-Mer (Alpes-Maritimes), à l’âge de 83 ans. Il écrivit en collaboration avec Thomas Narcejac une cinquantaine de romans policiers dont plusieurs furent adaptés au cinéma.

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