Denys de La Patellière

Il est décédé le 

Elle est décédée le

21 Juillet 2013

Cinéaste français, né le 8 mars 1921 à Nantes (Loire-Atlantique), décédé à Dinard (Ille-et-Vilaine), à l’âge de 92 ans. Auteur de grands succès populaires du cinéma français dans les années 50 et 60 Les aristocrates (1955), Un taxi pour Tobrouk (1960), Le tatoué (1968), il réalisa pour la télévision plusieurs épisodes de Maigret ainsi que Le comte de Monte Christo (1980).

Descendant d’une famille anoblie en 1817 par Louis XVIII, fils d’un officier, Denys de La Patellière préparait le concours de Saint-Cyr quand éclata la seconde guerre mondiale. Il s’engagea dans la Résistance aux côtés de deux de ses frères qui y furent tués. A la Libération, il trouva un emploi d’ouvrier développeur cinématographique au laboratoire des Buttes-Chaumont à Paris, grâce à son beau-frère. Il apprit le métier de cinéaste sur le tas et gravit lentement les échelons : monteur pour les Actualités françaises, deuxième assistant-réalisateur pour Maurice Labro, puis premier-assistant. Après une dizaine de films au service des autres, il passa enfin derrière la caméra et mit en scène son premier long métrage en 1955, Les Aristocrates, un drame avec Pierre Fresnay, Brigitte Auber et un jeune premier Maurice Ronet. Le film fut bien accueilli par les critiques et le public. Les années suivantes, il dirigea les plus grandes stars du cinéma français: Danielle Darrieux dans Le salaire du péché (1955), Michèle Morgan et Daniel Gélin dans Retour de manivelle (1957), Jean Gabin, Bernard Blier et Pierre Brasseur dans Les Grandes familles, un des grands succès de l’année 1958.

 Il ouvrit la décennie 1960 avec un vrai triomphe populaire Un taxi pour Tobrouk un film de guerre qui contait l’aventure de quatre soldats français et de leur prisonnier allemand, livrés à eux-mêmes et perdus dans le désert en Afrique du nord. Dialogué par Michel Audiard, le film qui dénonçait l’absurdité de la guerre confirma le statut de star de Lino Ventura. Il réunissait également Maurice Biraud, Charles Aznavour, German Cobos et Hardy Krüger. Cinq millions de spectateurs remplirent en France les salles de cinéma. Les décennies suivantes Un taxi anima les soirées dominicales de la télévision qui le diffusa à de très nombreuses reprises. Après cette œuvre pacifiste, le cinéaste revint à des sujets plus léger : le polar avec Le bateau d’Emile (1961), adapté d’un roman de Simenon où il retrouva Lino Ventura et Michel Simon, le film d’amour avec Pourquoi Paris ? (1963) avec Charles Aznavour et Monique Bertho, le récit historique avec La Fabuleuse aventure de Marco Polo (1965), la comédie familiale avec Le Tonnerre de Dieu (1965), interprété par Jean Gabin et Michèle Mercier. Il remplit de nouveau les salles de cinéma avec Du Rififi à Paname dans lequel il enrôla les grandes figures du cinéma d’alors, de Jean Gabin à Claude Brasseur et l’américain George Raft et l’allemand Gert Fröbe. Une jeune actrice se fit remarquer Mireille Darc. Après un Caroline Chérie en 1968, Denys de La Patellière eut l’idée inattendue de réunir Jean Gabin - en contre-emploi et Louis de Funès – égal à lui-même - dans la comédie Le tatoué qui fit également les belles soirées du dimanche sur la première chaîne de télévision.

 La carrière du cinéaste déclina lentement. Durement mis en cause par les cinéastes de la Nouvelle vague et notamment François Truffaut qui lui reprochait son « cinéma de papa »l, Denys de La Patellière accepta les critiques : « J'étais un metteur en scène commercial et ce n'est pas pour moi un mot péjoratif. Je n'avais pas l'ambition de faire une œuvre mais de réaliser des spectacles et d'intéresser les spectateurs ». Il tourna son dernier film de cinéma en 1973, Prêtres interdits avec Robert Hossein et Claude Piéplu.

 Après une traversée du désert de trois ans, la télévision eut la bonne idée de faire appel au cinéaste. Il réalisa jusqu’en 1995 une trentaine de téléfilms, notamment trois épisodes des enquêtes du commissaire Maigret et en 1987 les 12 épisodes de la série Bonjour, Maitre avec Danielle Darrieux, Georges Wilson et Gérard Klein. En 1979, son adaptation en quatre épisodes de 90 mn chacun du Comte de Monte Christo avec Jacques Weber fut saluée par la critique qui jugea qu’elle était la plus fidèle au roman d’Alexandre Dumas.

J.-P.G.

Demain : Giovanni Guareschi

masculin
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