Fausto Coppi

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Elle est décédée le

2 Janvier 1960

Champion cycliste italien, né le 15 septembre 1919 à Castellania (Piémont), décédé à Tortone (Piémont), à l’âge de 40 ans. Le « campionissimo », vainqueur de deux Tour de France et de cinq Giro, mourut de la malaria, contractée en course en Afrique.

Des jambes démesurément longues et fuselées accrochées à un buste étriqué de souffreteux, le dos légèrement vouté : voilà comment ses contemporains le décrivaient. Si on le croisait dans la rue sans savoir qui il était on aurait pu croire qu’on avait à faire à un homme malade. Ce corps bizarre d’échassier, mal équilibré entre le haut et le bas, si peu fait pour la marche, avait été inventé par la providence pour donner sa pleine mesure sur un vélo. Là, assis sur la selle tout changeait. Les jambes comme deux bielles parfaitement réglées et huilées mouvaient le pédalier avec fluidité. Aucune force n’altérait le mouvement. L’individu malingre devenait un athlète capable des exploits les plus fous. Oui ! Pour les spécialistes, Fausto Coppi était bien l’homme-vélo.

 A l’âge de 20 ans, mobilisé au sein du 38eme régiment d’infanterie caserné à Tortona, il obtint une dérogation pour courir son premier grand tour, le Giro d’Italia. Le départ cette année-là fut donné à Milan…le 19 mai 1940, neuf jours après l’attaque allemande contre la France. Les semaines suivantes, pendant que  l’armée française tentait d’arrêter le déferlement de la Wehrmacht, Coppi, lui, repoussait les assauts de son aîné Gino Bartali dans le col du Pordoï dans les Dolomites. Finalement, il remporta le classement général de l’épreuve avec deux minutes et quarante secondes d’avances sur le deuxième. L’Italie de Mussolini s’engagea alors pleinement dans la guerre aux côtés du troisième Reich. Coppi bénéficiait de la bienveillance de son colonel passionné de cyclisme qui le dispensait de service et lui permettait de participer aux quelques épreuves qui étaient encore organisées pendant la guerre. Coppi y glana de nombreux bouquets. Le 7 novembre 1942, il battit le record du monde de l’heure, détenu par Maurice Archambault, sur la piste du vélodrome du Vigorelli, à Milan. En une heure, l’italien parcourut la distance de 45, 871 kilomètres, soit trente et un mètre de plus que le Français.

Un nouveau colonel mit un terme à la permission qui lui avait été accordée et l’envoya rejoindre en mars 1942 le corps expéditionnaire italien qui affrontait l’armée britannique en Tunisie. Fait prisonnier, il fut interné en Algérie puis en Italie. Après la guerre, il se maria avec Bruna, reprit son métier de cycliste. Retrouverait-il le coup de pédale magique qui lui avait permis de gagner le Giro à l’âge de 20 ans ?  Les premières courses montrèrent que le talent ne l’avait pas quitté. En 1946, il remporta trois épreuves internationales : Milan-San Remo,  après une chevauchée solitaire de 140 kilomètres et une avance de quatorze minutes sur le deuxième, le Grand prix des Nations  et le Tour de Lombardie. L’année suivante, il gagna son deuxième Giro. Il récidivera en 1949, réalisant alors le premier doublé de l’histoire du cyclisme en finissant également premier du classement général du Tour de France. Il réussira un second doublé Giro-Tour en 1952 et finira encore premier au Tour d’Italie en 1953. Sa rivalité avec l’autre grand champion italien Gino Bartali divisa le pays en deux, les progressistes modernistes soutenaient Coppi alors que les traditionnalistes catholiques se reconnaissaient en « Gino le pieux ».

Toujours à l'attaque

Plus que le nombre des ces victoires, ce fut la manière de les obtenir qui lui valut le surnom de « campionissimo ». Toujours à l’attaque, franchissant la ligne d’arrivée seul à l’issue d’une longue échappée, irrésistible en montagne mais aussi dans les contre-la-montre, il fut le champion cycliste le plus populaire de son temps. Il fut un des premiers sportifs à recourir à la diététique et révolutionna la manière de s’entrainer. Aux sept grands tours (5 Giro, 2 Tours) inscrits à son palmarès, il faut ajouter cinq Tour de Lombardie (1946, 1947, 1948, 1949, 1954), trois Milan-San Remo (1946, 1948, 1949), un Paris-Roubaix (1950), une Flèche wallonne (1950), deux championnats du monde sur piste, un Championnat du monde sur route (1953), quatre Championnat d’Italie (1942, 1947, 1949, 1955), trente et une étapes dans les grands tours (22 au Giro, 9 au Tour) ainsi que plusieurs dizaines d’épreuves secondaires en tout 118 courses sur route sans compter les victoires sur la piste.

Sa carrière commença à décliner après 1954. Il continua à gagner mais ne put jamais rééditer les exploits des années précédentes. 1955 fut une de ses pires année sur le plan humain. Il affronta l’hostilité de la presse et des bien-pensants qui lui reprochèrent sa liaison cachée avec une femme mariée, Giulia Occhini, surnommée la Dame blanche. La justice les condamna même à de la prison avec sursis pour abandon du domicile conjugal. En 1958, il épousa l’amour de sa vie au Mexique. Mais, il surmonta l’épreuve comme il l’avait fait en 1951, après la mort de son frère Serse à la suite d’une chute au Tour du Piémont. L’année 1956, fut gâchée à cause du typhus qui l’éloigna de la route pendant plusieurs mois et aboutit à la résiliation de son contrat avec son équipe. Les deux années suivantes, Fausto Coppi remporta quelques épreuves de moindre importance (Trophée Baracchi, Six jours de Buenos Aires). Souvent malade ou blessé sur chute, il jouait désormais les seconds rôles.

La course de trop

N’était-il pas temps  de mettre fin à sa carrière ?  A la fin de l’automne, son ami Raphaël Geminiani lui proposa de participer en décembre 1959 à un critérium cycliste à Ouagadougou à l’occasion du premier anniversaire de l’indépendance de la Haute-Volta. Coppi s’y rendit avec plaisir et se classa deuxième de l’épreuve remporté par Jacques Anquetil. De retour dans sa ville de Clermont-Ferrand, Geminiani tomba malade le 25 décembre. Une forte fièvre le terrassa et l’affaiblit. Fausto Coppi qu’il avait eu au téléphone quelques jours plus tôt souffrait apparemment des mêmes symptômes. Les médecins ne parvenaient pas à identifier la maladie qui rongeait Geminiani. Finalement, ils appelèrent à la rescousse un de leurs collègues ayant œuvré en Afrique qui était de passage en Auvergne. Le spécialiste diagnostiqua une malaria mortelle. Un moustique lui avait inoculé un parasite qui détruisait les globules rouges. Sans traitement, le patient mourait au bout de huit à dix jours. Des doses massives de quinines furent injectées à Geminiani qui survécut.

Son épouse et son frère prirent alors contact avec les proches de Coppi qui souffrait du même mal mais était soigné pour une autre affection. Il était trop tard. Soit les thérapeutes italiens ignorèrent l’information, soit le mal était trop profond, toujours est-il que Coppi mourut le 2 janvier 1960 à l’hôpital de Tortora, à l’âge de quarante ans.

Jean-Pierre Giovenco

Illustration: Marc Daniau

Demain : Jack Ruby

masculin
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Dramaturge et romancier français, né le 25 juin 1858 à Tours (Indre-et-Loire), décédé à Paris à l’âge de 71 ans. Auteur humoristique et « courtelinesque », il écrivit notamment Les gaités de l’escadron (1886), Hortense, couche toi ! (1897), Le commissaire est bon enfant (1900), Les balances (1901).

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Chanteur américain, né le 22 août 1958 à Gary (Indiana), décédé à Los Angeles (Californie), à l'âge de 50 ans. Chanteur  le plus célèbre dans le monde pendant trois décennies, figure majeure de la musique pop, il vendit plusieurs centaines de millions d'albums : Off the wall (1979), Thriller (1982), Bad (1987), Dangerous (1991), Blood of the Dance Floor (1997), Invincible (2001). Accusé à plusieurs reprises d'attouchements sur un mineur dans les années 1990 et dans les années 2000, il fut blanchi par la justice. En 2011, son médecin personnel fut jugé et condamné pour avoir administré au chanteur des somnifères qui avaient provoqué son décès.

25 Juin 2015

Patrick Macnee

Acteur britannique naturalisé américain, né le 6 février 1922 à Londres (Royaume-Uni), décédé à Rancho Mirage (Californie), à l’âge de 93 ans. Pour devenir une célébrité mondiale, il lui suffit d’interpréter un seul personnage sur le petit écran : celui de John Steed, l’imperturbable et élégant agent secret dans la série culte Chapeau Melon et bottes de cuir, connu dans les pays anglo-saxon sous le titre de The Avengers. Une notoriété qu’il partagea avec sa complice Emma Peel, jouée par Diana Rigg - remplacée par Tara King en 1969. Entre 1961 et 1969, cent soixante et un épisodes furent diffusés par les télévisions du monde entier.

 Après une interruption de plusieurs années, une nouvelle série de 26 épisodes fut tournée en 1976 avec une nouvelle partenaire féminine, Joanna Lumley et un adjoint masculin, Gareth Hunt. Mais le charme était rompu. La série déçut le public. Patrick Macnee eut du mal à rebondir. Il apparut dans de nombreux films mais dans des rôles secondaires. On le remarqua notamment dans Le commando de sa majesté (1980) d’Andrew McLaglen, et dans Dangereusement vôtre (1985), un James Bond tourné par John Glen. Mais pour ses fans, il restera pour toujours John Steed qu’ils retrouvent avec plaisir dans ses aventures que les chaînes du câble programment régulièrement, cinquante-cinq ans après la diffusion du premier épisode.

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