Geneviève Dormann

Il est décédé le 

Elle est décédée le

13 Février 2015

Romancière et journaliste française, née le 24 septembre 1933 à Paris, décédée dans la même ville, à l’âge de 81 ans. Femme de lettres, auteure d’une vingtaine de romans et d’essais, elle se revendiquait maurassienne, « pour les élites contre le suffrage universel », elle se moqua des féministes, professait des idées anticonformistes, à contre-courant des croyances en cours dans les milieux intellectuels de la seconde moitié du vingtième siècle.

Encensée ou éreintée par la critique littéraire, elle ne laissa jamais personne indifférent, surtout pas ses lecteurs qui lui restèrent fidèles. Son père Maurice Dormann, ouvrier-typographe, appartenait à l’aristocratie ouvrière. Il grimpa rapidement dans l’échelle sociale. Il devint le directeur de l’imprimerie du journal le Réveil d’Etampes. Après la guerre où il fut gravement blessé, il s’occupa des mutilés de guerre et s’engagea dans la politique, au parti radical. Il se fit élire conseiller général, député puis sénateur. Enfin, il occupa entre 1930 et 1931 le poste de ministre des pensions.

 Geneviève profita sans doute du carnet d’adresses de son père dans les milieux de la presse après la seconde guerre mondiale pour piger dans des journaux. Passionnée de littérature, elle publia son premier livre en 1957 La première pierre, un recueil de nouvelles. Femme libre, indépendante de toutes les coteries littéraires, elle pourfendit Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre alors adulés par l’intelligentsia, affirmant à propos de l’auteure du Deuxième sexe : « je ne me gâtais pas le tempérament à lire Beauvoir ».

 Ses propos à l’emporte-pièce nourrirent de nombreuses polémiques. Son « les juifs m’emmerdent » professé en 1985 dans le numéro d’un journal d’extrême-droite Le Crapouillot suscita la gêne de ses propres amis. Quelques années plus tard, elle reprocha à la droite de refuser de s’allier avec le front national de Jean-Marie Le Pen. Sans doute voulait-elle se singulariser, à une époque où le consensus mou et le politiquement correct imposaient leurs règles à la société. Mais, il serait injuste de réduire Geneviève Dormann à ces saillies souvent puériles. Jusqu’en 1999, elle écrivit une vingtaine de livres. Plusieurs furent couronnés par des prix : le prix des Deux Magots en 1974 pour Le bateau du courrier, le Grand prix du roman de l’Académie française en 1989 pour Le bal du dodo, le prix Maurice-Genevoix en 1999 pour Adieu, phénomène, son dernier livre paru. A nos yeux, ses essais dominent ses romans, notamment sa biographie Colette amoureuse (1984).

 Elle épousa en première noce le peintre Philippe Lejeune avec qui elle eut trois filles, puis en seconde noce le romancier et parolier Jean-Loup Dabadie avec qui elle conçut une quatrième fille. 

Demain : Louis Jourdan

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Cécile Aubry

Romancière et réalisatrice de télévision, née le 3 août 1928 à Paris, décédée à Dourdan (Essonne), à l’âge de 81 ans. Actrice (Manon, 1949 d’Henri-Georges Clouzot), romancière (la série Poly, 1964-1982, Belle et Sébastien, 1966), réalisatrice à la télévision (Belle et Sébastien, 30 épisodes de 1965 à 1970).

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Pétrarque (Francesco Petrarca)

Poète italien, né le 20 juillet 1304 à Arezzo (Toscane), décédé à Arquà Petrarca (Vénétie), à l’âge de 70 ans. Un des pères de la langue italienne sous la Renaissance, il composa Le Canzoniere, un recueil de 366 poèmes dédiés à Laure, une jeune fille aperçue dans une église en Avignon. Auteur également des Triomphes.

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Syngman Rhee

Homme politique coréen, né le 26 mars 1875 à Haeju (Royaume de Corée), décédé à Honolulu (Etats-Unis), à l’âge de 90 ans. Il fut le premier président de la République de Corée (Corée du sud) de juillet 1948 à avril 1960, date à laquelle il démissionna et partit en exil à Hawaï à la suite de manifestations populaires.