Giuseppe Garibaldi

Il est décédé le 

Elle est décédée le

2 Juin 1882

Homme politique italien, né le 4 juillet 1807 à Nice (Empire français), décédé à Caprera (Sardaigne), à l’âge de 74 ans. Considéré comme l’un des « pères de la patrie » italienne aux côtés de Mazzini, Cavour et Victor Emmanuel II, il lutta également pour l’émancipation des Etats d’Amérique du sud et fut surnommé le « héros des deux mondes ».

Etrange destinée que celle de Garibaldi. Le héros de l’indépendance italienne naquit français à Nice, une ville du royaume de Sardaigne annexée par la France en 1793. Après la période napoléonienne, le comté de Nice redevint une cité du royaume de Piémont-Sardaigne et le restera jusqu’en 1860 date à laquelle il sera « réuni» à la France, alors même que tous les autres Etats de la Péninsule faisaient allégeance au nouveau royaume d’Italie. Son propre pays natal préféra s’unir à la France plutôt qu’au nouvel Etat.

 La famille de Garibaldi était originaire de la toute proche République de Gènes. Son père, un officier de la marine marchande s’installa à Nice avec ses frères. Le commerce enrichit bientôt les Garibaldi. Giuseppe et ses trois frères – deux sœurs moururent en bas-âge – reçurent une éducation soignée. Mais, le jeune homme préférait l’air du grand large aux salles d’études. A l’âge de 15 ans, il s’engagea comme mousse sur un navire, suivant ainsi les traces de son père. A 17 ans, il s’embarqua à bord du Costanza. Son premier voyage le conduisit jusqu’en mer Noire. Il découvrit Odessa, la mer d’Azov. A partir de Nice, son port d’attache, il sillonna la Méditerranée. Il visita Rome et fut meurtri par la décadence et la corruption qui régnaient dans la ville éternelle sous le joug des papes. En 1827 son brigantin fut assailli par des corsaires grecs. Il débarqua à Constantinople où il fut bloqué par la guerre turco-russe. Il demeura pendant quatre ans dans la cité ottomane, se mêlant à l’importante communauté italienne installée sur les bords du Bosphore. Pour vivre, il enseigna l’italien, le français et les mathématiques aux enfants de ses compatriotes et à ceux des élites et de la bourgeoisie turque ou arménienne.

 En 1832, à l’âge de 25 ans, Garibaldi devint capitaine de seconde classe. Il commanda un deux mats La Clorinde. Au cours d’un voyage entre Nice et Constantinople, il se lia d’amitié avec un français Emile Barrault partisan des idées présocialistes de Saint-Simon. Pendant la traversée, l’homme assura l’éducation politique du jeune capitaine. Arrivé à bord port, un marin rencontré dans une auberge compléta sa formation en évoquant l’existence d’un mouvement Giovine Italia fondé par un certain Giuseppe Mazzini qui prônait l’unité italienne sous l’égide d’une République.

  L’Italie était alors divisée entre plusieurs Etats. Au lendemain de l’écrasement de la France napoléonienne en 1815, les pays vainqueurs (Autriche, Prusse, Russie, Angleterre), réunis en Congrès à Vienne, imposèrent aux peuples un nouveau redécoupage territorial de l’Europe. Les nouveaux maîtres du continent s’opposèrent aux aspirations de l’Italie à progresser sur la voie de l’unité politique. La péninsule restait divisée entre plusieurs royaumes, Etats, duchés. L’Autriche-Hongrie conforta sa domination sur le pays. Déjà souveraine de Venise et de la Lombardie, influente dans les petits territoires de l’Italie centrale où régnaient des princes apparentés aux Habsbourg, elle annexa le Trentin, l’Istrie et la Dalmatie. Le républicain Mazzini souhaitait réunifier le pays au besoin par la force. Garibaldi rejoignit vraisemblablement son mouvement en 1833 et rencontra peut être son fondateur à Marseille. Cette année-là, il fut convoqué pour effectuer un service militaire de cinq ans au sein de la marine sarde. On l’affecta à l’arsenal de Gènes. Il participa à un complot fomenté par Mazzini qui visait à renverser la monarchie et à instaurer une République dans l’Etat de Piémont-Sardaigne. Le 1er février 1834, le général Gerolamo Ramorino, un ancien officier de l’armée de Napoléon 1er, fils illégitime du maréchal Lannes, était chargé d’occuper le duché de Savoie, la terre d’origine des rois piémontais, pendant que Garibaldi devait s’emparer du port militaire ligure et de ses annexes. Mise dans la confidence, la police fit échouer l’insurrection. Condamné à mort pour conspiration, Garibaldi parvint à s’échapper. Sous un nom d’emprunt, il se réfugia à Marseille, puis en Tunisie. L’année suivante, il embarqua à partir de Marseille sur le brigantin Nautonnier qui assurait une liaison avec la ville de Rio de Janeiro au Brésil où vivait une importante colonie de marins ligures et d’exilés politiques italiens.

 « Les chemises rouges »

En 1837, il soutint le républicain Bento Goncalves da Silva qui se révolta contre le régime autocratique de l’empereur du Brésil et fonda un Etat indépendant la République du Rio Grande del Sul. Garibaldi arma un navire de guerre baptisé Mazzini et affronta la marine impériale. En 1838 et 1839, il participa à plusieurs batailles victorieuses (Galpon, prise du port de Laguna). Une forme de statuquo s’installa entre les belligérants. Garibaldi tomba amoureux en 1839 d’une femme mariée Anita Maria Jésus Ribeiro qu’il épousa en 1842 après la mort de son premier époux. Elle lui donna quatre enfants.

 En 1841, Bento Goncalves autorisa Garibaldi à s’installer à Montevideo, la capitale de l’Uruguay où une guerre civile dégénéra en « Grande Guerre » régionale. Elle opposait depuis deux ans les Blancos du président uruguayen Manuel Oribe soutenus par l’Argentine aux Colorados du général Fructusoso Rivera appuyés par le Brésil. Le gouvernement de Rivera demanda l’aide de Garibaldi pour affronter la marine argentine qui menaçait le port de Montevideo. Le 16 août 1842, la bataille navale tourna à l’avantage de la coalition des Blancos. Garibaldi préféra incendier ses navires pour qu’ils ne tombent pas entre les mains de ses ennemis. La flotte argentine procéda alors au blocus de Montevideo. La cause des Uruguayen semblait perdue. Les assiégés constituèrent alors un Gouvernement de la défense avec à sa tête le président Rivera qui, à l’expiration de son mandat en 1843, fut remplacé par Joaquin Suarez, à titre intérimaire, en attendant l’organisation de nouvelles élections. Les défenseurs édifièrent des fortifications. La ville était défendue par 6000 combattants uruguayens et étrangers dont plusieurs centaines de français. En avril 1843, Garibaldi créa un corps de volontaires italiens baptisé Légion italienne. Elle comptait un millier d’italiens émigrés à Montevideo. Pour vêtir ses hommes, Garibaldi réquisitionna un lot de chemises rouges portés par les employés des abattoirs. Plus tard il expliqua son choix : « L’adoption de la chemise rouge fut dictée par la nécessité d’habiller le plus économiquement possible la légion italienne tout récemment créée ; et comme une entreprise commerciale avait offert au gouvernement de lui vendre à prix réduit un stock de tuniques de laine rouge, destiné au marché de Buenos Aires alors fermé à cause du blocus, l’offre avait paru trop belle pour ne pas être acceptée et l’affaire fut conclue. Ces vêtements avaient été préparés à l’usage des ouvriers des saladeros argentins, c’est-à-dire des abattoirs et saloirs : c’étaient de bons vêtements pour l’hiver, destinés, par leur couleur, à faire moins ressortir l’aspect sanglant du travail que devaient faire ces hommes ».

 Garibaldi baptisa en juillet le drapeau de la légion : un fond noir avec le Vésuve au centre. Les premiers affrontements tournèrent à l’avantage de leurs ennemis. Garibaldi multiplia les entrainements et la formation des soldats, de bons pères de famille, qui ne s’étaient jamais battus auparavant. En novembre 1843, ils remportèrent une première victoire aux côtés de leurs camarades français. Les « chemises rouges » se distinguèrent à Monte Cerro en avril 1844 dans les environs de Montevideo. La légion italienne mit en déroute deux corps d’armée confédérés. En 1846, elle occupa la ville de Salto, et à San Antonio 300 légionnaires résistèrent à 3000 confédérés qui perdirent le tiers de leurs soldats. Le Gouvernement de la défense vota une motion « La Légion italienne a bien mérité de la patrie ; désormais, elle tiendra la droite des troupes indigènes dans toutes les batailles ». Les exploits des « chemises rouges » firent connaître Garibaldi en Italie et en Europe où les peuples opprimés par des monarchies impitoyables aspiraient à l’émancipation et à la liberté. Le niçois refusa le poste de général en chef de l’armée uruguayenne. Il se tenait informé des événements politiques qui se déroulaient dans la péninsule. Il savait que le mouvement en faveur de l’unité nationale italienne, initié par Mazzini vingt ans, plus tôt gagnait chaque jour de nouveaux soutiens au sein même de la bourgeoisie et de l’aristocratie. Le Risorgimento (résurrection) était en marche.

Printemps des peuples et résurrection italienne

En 1848, « le printemps des peuples » qui embrasa la France, l’Allemagne, la Hongrie, la Roumanie, la Pologne prit en Italie la forme d’une révolte généralisée contre l’envahisseur autrichien. Le soulèvement de la population milanaise contre l’occupation autrichienne conduisit le roi du Piémont-Sardaigne à déclarer la guerre à l’Autriche-Hongrie. Après une absence de quatorze ans, Garibaldi débarqua à Nice en juin 1848. Reçu fraichement par le roi piémontais Charles-Albert, il se battit à la tête des 3700 hommes du « bataillon italien de la mort ». Après des succès initiaux (libération de la Lombardie, de Parme et de Venise), l’armée piémontaise et les patriotes italiens furent vaincus à Custoza en juillet 1848. Le roi signa un armistice, une trêve condamnée par Garibaldi qui décida de continuer la lutte en secourant les patriotes romains qui avaient chassé le pape Pie IX de son trône temporel. Il arriva à Rome en décembre 1848 avec ses « chemises rouges ». En février les révolutionnaires proclamèrent une République romaine. Le pape appela au secours les Français, les Napolitains, les Autrichiens et les Espagnols. Le 30 avril, les troupes républicaines dirigées par le général Garibaldi remportèrent une victoire non décisive contre une avant-garde française. Le 9 mai, il vainquit les Napolitains. Mais, il ne put s’opposer au corps expéditionnaire français fort de 30 000 hommes, commandé par le général Oudinot. Après une résistance héroïque d’un mois, il rompit le combat le 2 juillet 1849 et entama une longue retraite avec son armée à travers les Apennins, poursuivi par les troupes ennemies, il atteignit avec quelques centaines de rescapés la lagune de Venise. Son épouse Anita qui avait tenu à le suivre mourut d’épuisement dans la cabane d’un pêcheur sur une île.

 Garibaldi réussit à échapper aux autrichiens qui étaient également à sa poursuite. Il traversa la plaine du Pô et arriva le 5 septembre à Chiavari en Ligurie. Sa carrière d’homme politique et de militant de l’unité italienne semblait terminée. La première guerre d’indépendance italienne se terminait par l’échec des patriotes. Proscrit partout en Italie, mais en vie il décida en 1850 de s’exiler à New York avec le projet de redevenir marin. Comme n’importe quel immigré, il trouva un emploi dans une usine qui fabriquait des chandelles. Déçu par son aventure américaine, il tenta sa chance au Pérou. En 1851, il trouva un emploi de capitaine dans la marine. Entre 1851 et 1854, il parcourut le monde (Chine, Australie) à bord du Carmen, un navire commercial spécialisé dans le transport du guano dont il était le commandant. A la suite d’un désaccord avec l’armateur, il donna sa démission mais fut aussitôt embauché pour commander un navire à voile le Commonwealth qui assurait la liaison Baltimore-Londres. Dans la capitale britannique Mazzini vint lui proposer de reprendre la lutte pour l’unité italienne. Il lui proposa de s’emparer de la Sicile alors au bord de la révolte. Garibaldi doutait que les conditions pour une insurrection réussie fussent réunies. Il refusa et se fâcha avec son ami.

 En juin 1854, il retourna à Nice où son frère Felice venait de mourir. Avec sa part d’héritage, il acheta pour une bouchée de pain la moitié de l’île de Caprera en Sardaigne, située à quelques mille de la Corse. Il reprit son métier de marin, puis en 1857 il s’installa dans sa propriété et y exploita des oliveraies, des vignobles tout en se lançant dans l’élevage. Mais pendant sa retraite politique, les idées d’émancipation de l’Italie progressaient. Rien ne put les arrêter.

 Camillo Cavour, le premier ministre de Victor-Emmanuel II, roi du Piémont-Sardaigne, fut l’âme de la reconquête. Fin diplomate, il négocia le soutien de la France dans la guerre contre l’Autriche qu’il s’apprêtait à provoquer. Napoléon III accepta d’apporter son appui militaire au Piémont en échange du comté de Nice et de la Savoie. Cavour prit contact avec Garibaldi et lui proposa de commander des volontaires. En juin 1859, l’Autriche fut défaite par les franco-piémontais à Solferino et à Magenta. Elle céda la Lombardie au Piémont. Mais l’armistice de Villafranca le 12 juillet 1859, signé hâtivement par le seul empereur français, lui permit de conserver Venise, au grand dépit de Garibaldi et de Cavour. L’homme d’Etat italien se consola les mois suivants, en enregistrant le ralliement du Grand-duché de Toscane, du duché de Parme, de celui de Modène. Des insurrections populaires chassèrent du pouvoir les princes étrangers. Des plébiscites confirmèrent leur rattachement au Piémont-Sardaigne. La Romagne se libéra de l’autorité pontificale pendant que les piémontais s’emparaient des Marches et de l’Ombrie.

L’expédition des Mille et la conquête du sud de l’Italie

Cavour s’accorda également avec les patriotes révolutionnaires partisans de la république. Il convainquit Guiseppe Garibaldi de lutter en priorité pour l’indépendance et de renvoyer à plus tard la question de la nature du régime politique (monarchie ou république) que choisirait l’Italie réunifiée. Le sud du pays (royaume des Deux-Siciles) restait encore sous la coupe de monarchies tyranniques ou du pape (Rome). A la tête de Mille volontaires reconnaissables à leur chemise rouge, Garibaldi partit de Gènes et débarqua sur la plage de Marsala en Sicile le 11 mai 1860. Il battit les napolitains à Calatafimi une semaine plus tard, s’empara de Palerme, remporta une seconde victoire le 20 juillet à Milazzo et entra à Messine à la fin du mois. La Sicile était désormais conquise.

 Le 7 septembre, il fit son entrée en vainqueur dans Naples et après une nouvelle victoire le 1er octobre sur le Volturno, il attendit l’arrivée des troupes piémontaises envoyées par un Cavour inquiet sur les intentions du général victorieux. Le 26 octobre 1860, Garibaldi rencontra le roi Emmanuel II et lui remit officiellement le royaume des Deux-Siciles qu’il venait de conquérir. Des élections eurent lieu dans tous les Etats libérés. Le 18 février 1861, le Parlement de l’Italie unifiée se réunit pour la première fois à Turin. Le 17 mars, Victor Emmanuel II fut proclamé roi du Royaume d’Italie, avec Turin, puis Florence en 1864, comme capitale. La seconde guerre d’indépendance avait permis enfin la résurrection de l’Italie. Mais le pays n’était pas complètement unifié. Rome et le Latium restaient sous la souveraineté du pape qui pouvait compter sur la protection de l’armée française. Les Autrichiens occupaient toujours la Vénétie, le Frioul et le Trentin.

 Garibaldi dont le rôle avait été déterminant dans la réunification du pays se retira à Caprera. Il refusa toute récompense, titre, rétributions, ruminant sa rancœur à l’égard des nouvelles autorités du pays. Il leur reprochait de refuser d’intégrer dans l’armée régulière les volontaires victorieux dans le sud de l’Italie, d’avoir cédé à la France le comté de Nice malgré la trahison de Napoléon III à Villafranca, de laisser le pape gouverner Rome et sa région. La libération de la ville éternelle devint l’obsession de Garibaldi. En 1866, une troisième guerre d’indépendance éclata de manière inattendue. Selon le vieux principe politique « les ennemis de mes ennemis sont mes amis », le royaume d’Italie apporta son soutien à la Prusse lors de la guerre qui l’opposa à l’Autriche. En s’unissant aux puissants prussiens, les Italiens espéraient récupérer les derniers territoires encore aux mains de l’ennemi héréditaire dans l’est du pays. On rappela Garibaldi et on le mit à la tête d’une troupe composée de 40 000 volontaires. Le vieux général s’illustra en occupant des territoires dans le Trentin. Ce fut l’une des seules victoires italiennes.

 Vainqueurs en Italie (Custozza) mais défaits en Bohême (Sadowa), les Autrichiens durent abandonner la Vénétie et Venise, l’une de leur dernière possession en Italie. Garibaldi jugea que le rapport des forces européen permettait de délivrer Rome de l’emprise du pape. Il réunit des fonds, mobilisa les patriotes, assembla une armée et passa à l’action à l’automne 1867. Après des succès initiaux, désavoué par le roi d’Italie, il fut battu à la bataille de Mentana le 3 novembre 1867 par les troupes papales soutenues par l’armée française qui à cette occasion inaugura son nouveau fusil chassepot. Arrêté et renvoyé à Caprera, il prit sa revanche trois ans plus tard quand le corps expéditionnaire français fut rapatrié en France pour participer à la guerre franco-prussienne. Le général Cadorna occupa Rome au prix d’un bref combat. Le 2 octobre 1870 les romains votèrent la réunion de leur ville au Royaume d’Italie.

Aux côtés des républicains français en 1870

Quand Garibaldi apprit la chute de Napoléon III, après la défaite de Sedan face à La Prusse, et la proclamation de la Troisième République, il proposa son aide au Gouvernement de défense nationale qui avait décidé de continuer la guerre. Sans attendre la réponse des autorités françaises, il débarqua le 7 octobre à Marseille au milieu d’une foule enthousiaste, accompagné de deux de ses fils. Léon Gambetta, ministre de l’intérieur et de la guerre, lui confia le commandement des corps francs situés entre les Vosges et Paris, aucun officier supérieur français n’acceptant de servir sous les ordres du vieux révolutionnaire. Garibaldi infligea le 19 novembre une défaite au général prussien Werder à Châtillon-sur-Seine. Le 21 janvier 1871, il s’installa à Dijon évacué par les prussiens. Les trois jours suivants, les garibaldiens résistèrent victorieusement à des contre-offensives des envahisseurs. Vaincus sur d’autres fronts, la France déposa les armes et conclut un armistice le 28 janvier 1871.

 En février 1871, Garibaldi fut élu député de l’Assemblée nationale sur la liste de l’Union républicaine alors qu’il n’avait pas fait acte de candidature. A Paris, il se classa en quatrième position derrière Louis Blanc, Léon Gambetta, Victor Hugo. Mais les députés conservateurs et cléricaux majoritaires au parlement replié à Bordeaux invalidèrent son élection sous le prétexte qu’il était de nationalité italienne. Victor Hugo démissionna de son poste pour protester contre cette décision. En mars, les communards lui proposèrent de prendre la tête de la garde nationale de Paris. Il déclina l’offre, expliquant qu’il s’agissait d’une affaire intérieure à la France. Il retourna en Italie, fut élu député en 1874. Il pouvait mesurer le chemin parcouru : l’Italie était une et indivisible. Le républicain de cœur et d’esprit qu’il était regrettait seulement que l’unification eût lieu sous la bannière de la monarchie.

 Malade, il mourut entouré des siens à Caprera. Victor Hugo déclara : « L'Italie n'est pas en deuil, ni la France, mais l'humanité ».

 Jean-Pierre Giovenco

Illustration : Marc Daniau

Demain : Rouhollah Khomeiny

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