Grégory Peck

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Elle est décédée le

12 Juin 2003

Acteur américain, né le 5 avril 1916 à La Jolla (Californie), décédé à Los Angeles (Californie), à l’âge de 87 ans. Star et gentleman du cinéma hollywoodien, il apparut à l’affiche d’une soixantaine de films dont Vacances Romaines (1953) de William Wyler, Moby Dick (1956) de John Huston, Les canons de Navarone (1961) de Jack Lee Thompson, et Du silence et des ombres (1963) de Robert Mulligan pour lequel il remporta l’Oscar du meilleur acteur.

Né dans une famille de la classe moyenne américain – père pharmacien – Eldred Grégory Peck était le pur produit du melting-pot américain. Du côté de son père, il était le petit-fils d’un nationaliste arménien et du coté de sa mère celui d’un militant de la cause irlandaise qui participa à l’insurrection de Pâques de 1916. Dans son jeune âge, il resta fidèle à ses origines et apprit la langue arménienne. Après le divorce de ses parents, il fut élevé par sa grand-mère. Au terme d’une brillante scolarité couronnée par un diplôme universitaire en Anglais à l’université de Berkeley, il partit s’installer à New York pour étudier la comédie dans une école réputée. Passionné par le théâtre qu’il avait découvert à l’université de Californie il multiplia les petits boulots pour payer ses cours. En 1942, il monta pour la première fois sur la scène de Broadway pour jouer dans The Morning star, une pièce au titre prophétique.

 Dès l’année suivante, le cinéma recruta ce grand gaillard brun, élégant et viril. Le metteur en scène français Jacques Tourneur réfugié aux Etats-Unis lui fit interpréter le personnage d’un chef de la résistance russe luttant contre l’avancée allemande dans le film de guerre et de propagande Jours de gloire. Il fut un des rares acteurs à jouer le rôle principal dès son premier film. Installé à Hollywood, il donna en 1945 la réplique à Ingrid Bergman dans La Maison du docteur Edwardes d’Alfred Hitchcock dans lequel il jouait un psychiatre amnésique et peut être assassin. Il retrouva le metteur en scène en 1947 pour Le procès Paradine. Il enchaina les films : Jody et le Faon (1946), Le Mur invisible (1947), Un Homme de fer (1949) qui lui valurent des nominations pour l’oscar du meilleur acteur. Il devint célèbre dans le monde entier en 1952 après son interprétation d’un écrivain qui se remémorait son passé dans Les Neiges du Kilimandjaro d’Henry King dans lequel il partageait l’affiche avec la divine Ava Gardner. L’année suivante, il se promena avec Audrey Hepburn en vespa pour des Vacances romaines organisées par le metteur en scène William Wyler qui explosèrent le box-office mondial et séduisirent les jurés des oscars. Le film remporta trois statuettes dont celle de meilleure histoire originale, signée par l’écrivain et scénariste Donald Trumbo. Ce dernier avait signé sous un pseudonyme. Considéré par les équipes du sénateur Joseph McCarthy comme un militant communiste, Trumbo était banni d’Hollywood depuis 1947 comme de nombreux acteurs, scénaristes et réalisateurs. Avec courage Grégory Peck protesta contre la chasse aux sorcières dans une lettre envoyée au « Comité des activités anti-américaines ».

Un artiste engagé dans ses rôles

 Avant le tournage du film à Rome, Grégory Peck effectua une tournée promotionnelle en Europe pour Le Monde lui appartient de Raoul Walsh. A Paris, il accorda un entretien à une jeune journaliste de France-Soir Véronique Passani. Il tomba amoureux. Il divorça de sa première épouse Greta Kukkonen qui lui avait donné trois enfants et se maria avec la française en 1955. Ils eurent deux enfants. En 1956, il donna un visage au capitaine Achad le commandant d’un baleinier lancé à la poursuite de Moby Dick, un cachalot blanc qui l’avait rendu infirme. Le film réalisé par John Huston remplit les salles de cinéma du monde entier et gonfla les comptes en banque de la maison de production. Acteur « rentable » et populaire, Grégory Peck apparut dans de grandes superproductions hollywoodiennes dont Les Canons de Navarone de Jack Lee Thompson avec David Niven et Anthony Quinn en 1961, La Conquête de l’Ouest de John Ford, Henry Hathaway et George Marshall en 1962. Mais, il reçut son seul Oscar du meilleur acteur cette même année pour un rôle moins caricatural dans Du Silence et des ombres de Robert Mulligan, un film d’auteur dans lequel il incarnait un avocat qui défendait dans les années 1930 un noir accusé à tort du viol d’une blanche. Lors de sa sortie dans l’Amérique ségrégationniste de l’époque, le film suscita de grands débats et sensibilisa la population contre les injustices commises contre les afro-américains, un siècle après l’abolition de l’esclavage. Plus tard, l’acteur affirma qu’il s’agissait de son film préféré.

Les années suivantes, il apparut dans des films de genre : le western (L’Homme sauvage de Robert Mulligan en 1968), le film de guerre (Le Combat du capitaine Newman de David Miller en 1963), la science-fiction (Les Naufragés de l’espace de John Sturgess en 1969), le film policier (Quand siffle la dernière balle d’Henry Hathaway en 1971), le film biographique (MacArthur, le général rebelle de Joseph Sargent en 1977). Martin Scorsese lui proposa un rôle secondaire pour son dernier film de cinéma dans Les Nerfs à vif en 1991. Il s’agissait d’une reprise de la version tournée en 1962 par Jack Lee Tompson dans laquelle Grégory Peck interprétait le rôle principal. Après ce clin d’œil en forme d’hommage de la nouvelle génération de cinéastes américains aux anciennes stars d'Hollywood, Grégory Peck joua dans quelques téléfilms et apparut dans des documentaires qui lui étaient consacrés.

 Pendant les dernières années de sa vie, il voyage beaucoup, donna des conférences, évoqua l’âge d’or du cinéma hollywoodien dont il fut une des grandes étoiles.

J.-P.G.

Demain : Louis II de Bavière

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