Louis XIV

Il est décédé le 

Elle est décédée le

1 Septembre 1715

Roi de France et de Navarre, né le 5 septembre 1638 à Saint-Germain-en-Laye, décédé à Versailles, à l’âge de 76 ans. Des historiens ont baptisé le long règne personnel (54 ans) de Louis XIV « le Grand siècle du Roi-Soleil » comme on qualifie de « siècle d’Auguste » les années pendant lesquelles régna l’empereur romain. Ce jugement élogieux est-il mérité ?

Versailles

Pendant son enfance, Louis XIV vécut au Palais-Royal puis au début de son règne au château de Saint-Germain-en-Laye. Mais, il ne s’agissait pas d’une demeure fixe. Le roi se déplaçait souvent avec sa Cour, au gré de ses envies, allant d’un château à l’autre : au Louvre, aux Tuileries, à Saint-Cloud, à Fontainebleau. Il abritait ses amours secrètes avec Mme de la Vallière dans un modeste manoir – plutôt une résidence de chasse – construite par son père Louis XIII à Versailles, « le plus triste et le plus ingrat des lieux, sans vue, sans bois, sans eau, sans terre, parce que tout y est sable mouvant, marécage », selon la description de Saint-Simon. Après la disgrâce de Fouquet, le roi engagea les concepteurs du château de Vaux-le-Vicomte. L’architecte Le Vau, le décorateur Le Brun et le jardinier Le Nôtre se mirent à l’ouvrage et bâtirent le second Versailles. Pendant vingt ans, trente mille ouvriers appartenant à tous les corps de métiers travaillèrent d’arrache-pied pour faire sortir de terre les immenses bâtiments (6,3 hectares, 2 300 pièces) qui impressionneront et inspireront les autres Cours européennes.

 Les jardins que Le Nôtre dessina, portèrent au plus haut le concept de jardin à la française. Composé de terrasses régulières, de perspectives avec des jeux d’eaux, de ronds-points, il nécessitait des aménagements lourds : installations hydrauliques sophistiquées, bassins, orangeraie, pavillons, statue. On emprunta à l’architecture son langage pour en nommer les différentes parties : salles, chambres, théâtres de verdure, murs ou broderies de végétaux, escaliers d’eaux, tapis de pelouse, rideau d’arbres. Une œuvre titanesque qui dura de 1662 à 1687 et assura la gloire de Le Nôtre. Le jardin s’étend aujourd’hui sur 830 hectares, il est planté de 200 000 arbres. Le Grand canal couvre une superficie de 24 hectares pour un périmètre de 5,7 kilomètres. Les 620 jets d’eaux et 55 fontaines sont alimentés par 35 kilomètres de canalisations.

 La famille royale et la cour s’installa à Versailles le 6 mai 1682. Les travaux durèrent encore plusieurs années : la galerie des Glaces fut achevée en 1687. Dix mille personnes dont trois mille nobles s’y entassaient dans des conditions difficiles.

Fils aîné du roi bourbonien Louis XIII et de la reine habsbourgeoise Anne d’Autriche, Louis-Dieudonné était appelé à régner sur le royaume de France et de Navarre, sauf accident. La mort prématurée de son père à l’âge de 41 ans précipita les événements. Malade, pressentant sa fin prochaine, Louis XIII avait demandé à Jules Mazarin, son premier ministre, de tenir l’enfant sur les fonts baptismaux. Le souverain annonça la création d’un Conseil de régence chargé de gérer les affaires du royaume jusqu’à la majorité du nouveau roi. Il nomma régente son épouse, la reine Anne d’Autriche. Son frère le duc d’Orléans, le prince de Condé, le premier ministre Mazarin plus deux autres ministres participaient au Conseil. Les décisions devaient être prises à la majorité, sans voix prépondérante pour la reine-mère. Il veilla à faire enregistrer par le parlement de Paris ses dernières volontés. Il mourut le 14 mai 1643. Le même jour, son fils, un garçonnet âgé de quatre ans et huit mois, devint roi sous le nom de Louis XIV.

Les frondes menacent la monarchie

 La régente Anne d’Autriche exerça la réalité du pouvoir. Sa première décision consista à maintenir à son poste le cardinal Mazarin, provoquant l’hostilité de la Cour. Les grands seigneurs du royaume détestaient l’italien qui avait contribué à diminuer leur pouvoir et leur influence dans les affaires de l’Etat, perpétuant ainsi la politique initiée par Henri IV, poursuivie par Louis XIII, théorisée par Richelieu de son vivant. A leur grande satisfaction, le renforcement de l’autorité monarchique marqua un temps d’arrêt avec l’instauration de la régence pendant la minorité de Louis XIV. Le temps de la revanche semblait venu pour les princes aigris et réduits à l’état de courtisans et les bourgeois sommés de jouer les banquiers de la monarchie. En 1648, la régence décida de prélever de nouveaux impôts pour financer la guerre de Trente ans. L’augmentation de la pression fiscale et son extension à des couches sociales qui y échappaient suscitèrent le mécontentement de la population et surtout de la noblesse et de la bourgeoisie, mises également à contribution. Le gouvernement remit notamment en cause les privilèges dont bénéficiaient les parlementaires en multipliant la création des offices, faisant ainsi baisser le cours des offices existants. Le 13 mai 1648, le parlement de Paris, la Chambre des Comptes, le Grand Conseil et la Cour des aides publia un arrêt qui exigeait un droit de veto sur la création des impôts royaux.

 La régence refusa de céder à la fronde des parlementaires et décida l’arrestation de trois meneurs en août 1648. Paris se couvrit de barricades. Mazarin libéra les prisonniers mais prépara un coup de force contre la ville après l’échec des négociations avec les parlementaires pendant l’automne 1648. Dans la nuit du 5 au 6 janvier 1649, dans le plus grand secret, le premier ministre, le jeune roi et la régente se réfugièrent dans le château de Saint-Germain. Le conflit politique tourna à la guerre civile. Chacun fourbit ses armes en prévision de l’affrontement final. L’annonce de l’exécution du roi d’Angleterre Charles le 30 janvier 1649 sur ordre des parlementaires londoniens constitua un sinistre présage pour la royauté française. Un effet de contagion n’était pas à exclure. Cent quarante ans avant la Révolution de 1789, la monarchie vacillait. Mazarin recruta 4 000 mercenaires allemands et nomma Condé chef de l’armée royale. Sa mission consistait à mettre le siège de Paris. Dans la capitale, le Parlement répondit en bannissant Mazarin et en nommant le prince de Conti, le propre frère de Condé, généralissime de la Fronde.

Le blocus de la capitale provoqua un début de famine. Les affrontements tournèrent à l’avantage de l’armée royale à la bataille de Charenton le 8 février 1649. Divisés entre modérés et jusqu’auboutismes, le camp des frondeurs se désagrégea. Les plus légalistes acceptèrent de négocier. Un traité de paix fut signé à Saint-Germain le 1er avril. Une amnistie générale ramena le calme. Chacun pensait la crise terminée. Mais, les Grands du royaume qui s’étaient compromis dans les deux camps la relancèrent. Ils estimaient être les oubliés du traité de Saint-Germain. Condé qui était resté fidèle à Mazarin présenta sa note : il réclamait un poste ministériel (amirauté) pour lui-même et des places dans l’armée pour nombre de ses proches. Mazarin refusa ses prétentions. Pour contrebalancer l’influence des Condé, le cardinal astucieux se rapprocha des anciens frondeurs, notamment des Vendôme à qui il concéda des avantages.

En janvier 1650, le cardinal décida l’arrestation surprise de Condé, de son frère Conti et de leur beau-frère le duc de Longueville. La nouvelle causa une profonde émotion dans les provinces. Plusieurs princes se soulevèrent contre cet acte d’absolutisme royal. En janvier 1651, le Parlement demanda la libération des trois nobles. Les parlementaires ordonnèrent à l’armée de ne plus obéir à Mazarin ou à la régente mais au duc d’Orléans. La fronde parlementaire en voie d’apaisement se réactiva et s’unit à la fronde des princes pour faire tomber le cardinal. Ce dernier quitta Paris pendant que la reine-mère et le jeune Louis XIV étaient retenus prisonniers à Paris. La régente dût ordonner la libération des trois prisonniers. De retour à Paris, Condé qui se considérait comme le grand vainqueur de la crise, multiplia les ingérences dans les affaires des uns et des autres, réclamant le renvoi de ses ennemis, promouvant ses amis. Son arrogance, ses exigences politiques et ses menaces suscitèrent l’hostilité des frondeurs. Ils se rapprochèrent de la Cour et donnèrent leur accord secret à la régente qui préparait un acte d’accusation contre le prince.

Condé sentit que le vent tournait en sa défaveur d’autant que la majorité de Louis XIV était proclamée le 7 septembre 1651. Il se retira à Bordeaux où il rallia la Guyenne à sa cause personnelle et à celle du parti aristocrate fort. A la fin de l’année, il contrôla via ses affidés la région qui s’étendait de l’Atlantique à la Méditerranée, jusqu’en Provence. Durant les mois qui suivirent, les troupes royales commandées par Turenne, un ancien frondeur rallié au roi, et les troupes de Condé s’affrontèrent dans des escarmouches dans plusieurs provinces de France, aucune armée ne parvenant à prendre le dessus. Le 7 avril 1652, Turenne sortit vainqueur de la bataille de Bléneau (Yonne), obligeant Condé et ses partisans à se réfugier à Paris. Le frondeur y fit régner la terreur, incendiant l’hôtel de ville, massacrant une trentaine d’édiles municipaux favorables au roi. Ses exactions lui aliénèrent la sympathie des parlementaires et des notables qui aspiraient au retour au calme.

Abandonné de ses soutiens parisiens, le 13 octobre 1652, Condé quitta la capitale où Louis XIV y fit une entrée solennelle. Le jeune roi resta profondément marqué par ces événements auxquels il assista en spectateur impuissant – il avait dix ans quand la crise éclata et quinze quand elle se termina. Jamais, il n’oublia sa fuite de Paris comme un vulgaire proscrit. Il s’y crut menacé de mort. Il retint la leçon et plus tard mit au pas tous ses opposants. En attendant, on déchût Condé de ses titres, dignités et positions. Le 27 mars 1654, le Parlement versatile le condamna à mort. Le prince s’exila pendant sept ans, affirmant qu’il était hostile à Mazarin mais pas au roi. En 1658, il rejoignit le camp de l’Espagne en guerre contre le royaume de France depuis 1635. Le 14 juin 1658, Turenne battit les troupes espagnoles à la bataille des Dunes, près de Dunkerque. Exsangue, affaiblie par le conflit, l’Espagne demanda à négocier. Au nom de Louis XIV, Mazarin signa le traité des Pyrénées le 7 novembre 1659 sur l’île des Faisans, un morceau de terre sur le fleuve Bidassoa, à la frontière entre les deux royaumes. La France sortait victorieuse du conflit et assurait sa prépondérance en Europe : elle annexait l’Artois et le Roussillon. Le jeune Louis XIV épousait l’infante espagnole Marie-Thérèse d’Autriche, fille de Philippe IV, roi d’Espagne. La nouvelle reine de France renonçait à ses droits à la couronne d’Espagne contre le paiement à la France de 500 000 écus d’or.

La mise au pas de la noblesse

Roi depuis le 14 mai 1643 (5 ans), majeur depuis le 7 septembre 1651 (13 ans), sacré à Reims le 7 juin 1654 (16 ans), Louis XIV n’avait jamais gouverné le royaume laissant cette charge à sa mère et à Mazarin qui était comme un second père. Plusieurs de ses contemporains émirent l’hypothèse qu’il n’éprouvait aucun désir à exercer le métier de roi. En 1661, le cardinal tomba gravement malade. La Cour s’interrogeait sur le nom de son futur successeur En mars, quelques jours avant sa mort, Mazarin suggéra un nom au roi : « Sire, je dois tout à votre Majesté, mais je m'acquitte de ma dette en lui présentant Colbert ». Louis XIV nomma Jean-Baptiste Colbert intendant des finances le 8 mars. Sa mission consistait à assister le roi en matière fiscale et à proposer la répartition des impôts. Le lendemain 9 mars, Mazarin expira. Le 10 mars, le roi réunit son gouvernement. Se tournant vers le chancelier Pierre Séguier, garde des sceaux, Louis XIV affirma son autorité : « Monsieur, je vous ai fait assembler avec mes ministres et secrétaires d’Etat pour vous dire que, jusqu’à présent, j’ai bien voulu laisser gouverner mes affaires par feu M. le cardinal ; il est temps que je les gouverne moi-même. Vous m’aiderez de vos conseils quand je vous les demanderai. Je vous prie et je vous ordonne de ne rien sceller que par mes ordres, de ne rien signer sans mon consentement ». Les historiens résumèrent la manière dont il entendait gouverner la France par une courte formule, utilisée plus tard par d’autres hommes politiques – de Bonaparte à de Gaulle – : « L’Etat, c’est moi ».

 La résolution du roi n’impressionna guère la Cour qui s’était habituée à vivre sans véritable monarque depuis la mort de Louis XIII, survenue dix-huit ans plus tôt. Les grands princes du royaume doutaient de sa détermination à gouverner le royaume de manière absolue. Ils se trompaient lourdement. Nicolas Fouquet, surintendant des finances, membre du Conseil royal, qui avait accumulé une fortune colossale, l’apprit à ses dépens. Environné d’adversaires décidés à le perdre, mais sûr de sa puissance et de son influence, le financier négligea leurs complots et notamment celui tramé par Colbert. L’intendant alerta le roi sur les dangers que Fouquet représentait pour l’Etat. Le royaume endetté et sans ressources financières suffisantes dépendait du surintendant qui jouissait dans les milieux bancaires d’un grand crédit. Sa présence rassurait les créanciers et évitait à l’Etat de faire banqueroute. Colbert accusa également Fouquet de s’être enrichi en pillant le trésor public et en minorant sa fortune pour payer moins d’impôts. Louis XIV hésita sur la conduite à tenir. Il demanda à son ministre des finances d’organiser en son honneur une fête dans son château de Vaux, près de Melun. Le 17 août, la fête dépassa en splendeur tout ce que l’on avait vu jusque-là. Le roi visita les magnifiques bâtiments, les jardins ornés de statues. Il mangea dans de la vaisselle en or, écouta la musique de Lully, se divertit en regardant la pièce de Molière Les fâcheux – un titre prémonitoire -, crée pour la circonstance.

 L’étalage de tant de richesses vexa Louis XIV et semblait accréditer la thèse de Colbert à propos des malversations. Les sourires et les remerciements de circonstance cachaient mal son dépit. De retour à Paris, il décida de se débarrasser de son ministre. Colbert prépara le plan en détail avec D’Artagnan. On convint d’arrêter Fouquet non pas dans la capitale mais à Nantes, où le roi devait présider les Etats de Bretagne. Le 5 septembre, les mousquetaires s’emparèrent de Fouquet qui s’exclama : « Je croyais être mieux que personne dans l’esprit du roi ». Louis XIV supprima la charge de surintendant. Il exerça la fonction lui-même avec l’aide d’un Conseil royal des finances présidé par Colbert.

 Fouquet passa en jugement. On l’accusa de s’être enrichi en détournant à son profit l’argent destiné au trésor public. Il se défendit en accusant Mazarin – dont la fortune avait été administrée par Colbert – d’être le vrai auteur des vols. Il demanda aux juges de dresser l’inventaire des biens du cardinal défunt et de les comparer aux siens. Selon lui, les chiffres montreraient que ses dettes étaient égales à sa fortune – preuve qu’il avait financé sa richesse en empruntant - alors que la richesse de Mazarin était le double de la sienne et comportait un faible déficit. Colbert intervint en sous-main pour dissuader les juges de réclamer de nouvelles investigations financières. Une nouvelle accusation accabla l’inculpé. Des documents découverts dans sa résidence de Saint-Mandé indiquaient qu’il avait acquis et fortifié Belle-Ile en Bretagne pour s’y réfugier en cas de disgrâce. Le procès dura quatre ans. En 1664, Fouquet échappa à la peine de mort. Les 22 juges confisquèrent tous ses biens au profit de la couronne et le condamnèrent au bannissement à perpétuité. Le roi jugea la sanction trop légère. Détournant le « droit de grâce », il alourdit la sentence en détention perpétuelle dans la forteresse de Pignerol. Fouquet y mourut quinze ans plus tard. Le coup de force royal avait atteint son but.

L’apogée du règne

Aucun grand prince ne s’avisa désormais à contester l’autorité de Louis XIV. Le jeune souverain régnait sur un pays de vingt millions d’habitants, soit le tiers de la population totale de l’Europe. Le royaume affrontait deux graves défis : le déficit abyssal des finances publiques et la situation alarmante des paysans, grevés d’impôts et victimes de disettes à répétition. Fidèle à sa conception autocratique du pouvoir, le roi refusa de nommer un premier ministre. Il exerça de fait la fonction. En revanche, il s’entoura de ministres compétents et talentueux qui contribuèrent à redresser le pays. Aux finances, Colbert réduisit la dette et réussit la prouesse de présenter un budget à l’équilibre, plusieurs années de suite. L’amélioration de sa situation financière du pays permit de dégager des ressources suffisantes pour moderniser l’armée contrôlée par Michel Le Tellier jusqu’en 1677 puis par son fils Louvois et pour créer une marine puissante dotée de 276 navires.

 En 1665, la mort du roi d’Espagne Philippe IV provoqua une crise de succession. En épousant Louis XIV, la reine de France Marie-Thérèse, fille du roi défunt, avait renoncé à ses droits sur la couronne. Mais, le roi de France contesta l’accord arguant que l’Espagne n’avait pas versé la dot de 500 000 écus prévue lors de la signature du contrat de mariage. Pour faire valoir les droits de son épouse, Louis XIV s’appuya sur le droit de dévolution, une coutume qui favorisait les enfants d’un premier mariage – ce qui était le cas de Marie-Thérèse, au détriment de ceux nés d’une seconde union – ce qui disqualifiait Charles, l’autre prétendant à la succession. Une guerre dite de Dévolution opposa en 1667 les deux royaumes. Les campagnes militaires dirigées par Louis XIV se déroulèrent en Flandre espagnoles et en Franche-Comté que les français occupèrent pour la seconde fois après une offensive victorieuse. La paix d’Aix-la-Chapelle signée le 2 mai 1668 accorda à la France les villes ou forteresses de Lille, de Douai, d’Armentières, de Courtrai, de Tournai, de Charleroi. Vauban s’empressa de les fortifier.

 Victorieuse de l’Espagne, la France affrontait la dure rivalité commerciale des Provinces-Unies (Hollande) dont les produits concurrençaient ceux fabriqués dans le royaume. Deux autres raisons poussaient Louis XIV à intervenir contre son voisin : le pays s’était doté d’un régime républicain et avait choisi les thèses calvinistes. En outre, le gouvernement hollandais laissait éditer des médailles qui se moquaient du monarque catholique et absolutiste. Le 6 avril 1672, une armée française de 120 000 hommes commandés par Turenne et Condé – revenu en grâce – entra en campagne. A la suite d’une promenade militaire, elle franchit le Rhin au gué de Toluys le 12 juin. Les Hollandais ouvrirent les digues qui les protégeaient de la mer pour isoler des Français Amsterdam et sa région. Quand les frères de Witt, chefs de la République, proposèrent de négocier, le peuple hollandais se révolta, les mit à mort et porta au pouvoir Guillaume d’Orange. Le chef de la résistance suscita une coalition antifrançaise réunissant l’Espagne, l’empire allemand, l’Autriche, le Danemark, le Brandebourg. Le conflit s’éternisa. Les troupes françaises guerroyèrent contre les espagnols en Franche-Comté reconquise en 1674, pendant que Turenne après des échecs initiaux réussit à chasser les impériaux d’Alsace en janvier 1675, avant d’être tué à Sasbach (Bade) en juillet. Le conflit s’étendit en 1676 en Méditerranée où la marine française aidée par les Siciliens révoltés contre l’Espagne infligea plusieurs défaites aux hispano-hollandais à Stromboli, Syracuse, Palerme où de Tourville incendia la flotte ennemie.

 Isolée, se battant contre les principales puissances continentales, la France sortit néanmoins victorieuse de la guerre. Entamée à Nimègue en 1675, les négociations de paix aboutirent à la signature de plusieurs traités :  le 10 août 1678 avec l'Espagne, le 17 septembre 1678 avec les Provinces Unies et le 5 février 1679 avec l'Empire. La France gagnait la Franche-Comté, Valenciennes, Cambrai, Maubeuge. Vauban fut chargé de créer une « barrière de fer » le long de la frontière du nord et de l’est de la France. En 1683 et en 1684, il compléta ses conquêtes en s’emparant par la force des armes (Guerre des Réunions) de plusieurs villes enclavées dans des territoires contrôlés par l’Espagne : Luxembourg, Strasbourg, nord de l’Alsace et Sarre. La ville de Paris rendit hommage au conquérant en élevant un arc de triomphe à la porte Saint-Martin, dédié à « Louis le Grand ». Contrairement à une idée répandue, Louis XIV ne fut pas surnommé le Roi-Soleil de son vivant. L’appellation fut popularisée dans les années 1830, sous la monarchie de Juillet, pendant le règne de Louis-Philippe 1er. Il est vrai que Louis XIV utilisa l’emblème du soleil lors de la fête du carrousel le 5 juin 1662.

 Pour avoir étudié les règnes de ses illustres prédécesseurs de l’Antiquité notamment, Louis XIV savait que les victoires sur les champs de bataille ne suffisaient pas à assurer la postérité. Il lui fallait laisser une trace visible par les générations suivantes dans le domaine de la création artistique. Roi-mécène (avec l’argent des contribuables), il protégea et soutint les architectes, les peintres, les sculpteurs, les musiciens, les savants et bien entendu les hommes de lettre. Molière, Racine, Corneille, Boileau, La Fontaine entre autres, bénéficièrent de la générosité royale. Il octroya des pensions aux uns pendant que l’Etat commandait des œuvres aux autres. Il plaça l’Académie française créée par Richelieu sous sa tutelle et fonda les Académies royales de peinture et de sculpture, d’architecture, de musique. Ces institutions édictèrent des règles et des préceptes d’équilibre et de sobriété qui s’adressaient à la raison plutôt qu’à la sensibilité, contribuant à la naissance du classicisme artistique français. Le « grand goût » classique français s’affranchit de l’influence de l’Italie - mère des arts depuis le quinzième siècle - où un nouveau mouvement venait d’apparaître, le baroque.

 Considéré par ses contemporains comme le plus grand monarque d’Europe, Louis XIV s’efforça de moderniser l’économie et de développer le commerce avec l’aide de Colbert. Le contrôleur général des finances s’appuya sur un corps d’intendants dont les prérogatives furent élargies. Avec le soutien du roi, il publia des ordonnances qui unifièrent le système juridique français. Il favorisa la création de manufactures d’Etat. Il s’inspirait du « mercantilisme », une doctrine économique influente au XVII siècle. Ses partisans affirmaient que « le prince, dont la puissance repose sur l'or et sa collecte par l'impôt, doit s'appuyer sur la classe des marchands et favoriser l'essor industriel et commercial de la Nation afin qu'un excédent commercial permette l'entrée des métaux précieux ».

 Il appliqua à la lettre cette recommandation. Le royaume importa à bas prix des matières premières originaires d’Europe, d’Afrique ou d’Amérique. Après leur transformation dans les manufactures d’Etat, les produits étaient revendus plus chers à l’exportation. Il créa une puissante flotte commerciale et améliora le réseau routier français. Il lutta contre la concurrence étrangère en taxant lourdement les marchandises anglaises et hollandaises. Il réforma les corporations. En réalité, l’Etat dirigeait l’économie. On donna plus tard le nom de « colbertisme » à cette doctrine éloignée du libéralisme qui influence encore aujourd’hui les élites politiques françaises de droite et de gauche.

 L’agriculture demeurait malgré tout la première activité économique du royaume. Les trois-quarts de la population appartenaient à la paysannerie. Colbert favorisa les cultures industrielles (lin, chanvre, safran) utilisées dans les manufactures et délaissa les cultures traditionnelles et l’élevage. De mauvaises récoltes provoquèrent de graves famines de 1662 à 1664, en 1693-1694 et en 1708-1709. Pour soulager la paysannerie, il consentit à baisser l’impôt de la taille.

Premiers signes du déclin

 Moins d’un an après son installation à Versailles (lire notre encadré), la reine Marie-Thérèse d’Autriche mourut des suites d’une septicémie à l’âge de 44 ans. Elle avait donné naissance à trois garçons et à trois filles. Mis à part Louis, le Grand dauphin, qui mourut en 1711, à 49 ans, aucun n’atteignit l’âge de trois ans. Quelques mois après la mort de la reine, Louis XIV épousa en secret sa maîtresse Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon, veuve du poète Paul Scarron. La petite histoire retiendra que sa future épouse fut chargée de l’éducation des sept enfants – dont six reconnus – que le roi eut avec madame de Montespan entre 1669 et 1678.

 Monarque absolutiste, prétendant n’avoir de compte à rendre qu’à Dieu, Louis XIV défendait avec vigueur et dévotion la foi catholique. A la fin du XVIIème siècle, le royaume comptait environ 900 000 protestants sur une population de 20 millions d’habitants. Le souverain ne pouvait concevoir qu’une minorité de « huguenots » appartinssent à une religion différente de la sienne. Il prétendit les convertir au catholicisme selon le principe « un roi, une loi, une foi ». Il favorisa la création de la Caisse des conversions : on proposait le versement d’une somme d’argent à tout protestant qui rejoignait la religion romaine. Le procédé donna des résultats médiocres. L’intendant du Poitou mit au point une méthode plus brutale. Il obligea les familles protestantes à loger des dragons, transformés en « missionnaires bottés ». Les pressions de toutes sortes exercées par les soldats contre leurs hôtes créèrent un climat de violence contre les protestants. Avec la complicité du ministre de la guerre Louvois les « dragonnades » se généralisèrent.

 La persécution des protestants trouva sa conclusion le 18 octobre 1685 quand Louis XIV abrogea l’édit de Nantes, promulgué par Henri IV le 13 avril 1598, qui accordait des droits à la religion réformée. L’édit de Fontainebleau interdit le culte protestant, exila les pasteurs et interdit aux fidèles de quitter le royaume sous peine d’emprisonnement dans les galères. Les catholiques se réjouirent de la décision royale. Selon les historiens entre 200 000 et 500 000 protestants préférèrent abandonner tous leurs biens et se réfugièrent en Allemagne, en Angleterre, en Suisse, plutôt que d’abjurer leur foi. Cette hémorragie ruina des pans entiers de l’économie du royaume et poussa dans la clandestinité ceux qui étaient restés. Ils pratiquèrent leur culte dans les « Assemblées du désert ». En 1702, les Camisards se soulevèrent dans les Cévennes. Une armée les combattit pendant trois ans. La paix ne revint qu’après 1710.

 La révocation de l’édit de Nantes attisa l’hostilité des nations protestantes contre la France et le « roi persécuteur ».  Elle contribua à l’isolement du royaume en Europe. Le décès de plusieurs princes allemands en 1687 provoqua une crise de succession,  la France et l’Empire germanique défendant des candidats différents. Louis XIV fit occuper les deux Etats en 1688. Le coup de force n’intimida pas les pays membres de la ligue d’Augsbourg qui coalisait depuis 1686 les nations hostiles à la politique extérieure de la France : Provinces-Unies, Royaume d’Angleterre, Saint Empire, Royaumes d’Espagne, de Suède, du Portugal, d’Ecosse, duché de Savoie. La guerre éclata en 1689. Elle se déroula sur deux continents, en Europe,  dans les Amériques et sur plusieurs théâtres d’opérations : en Allemagne, aux Pays-Bas, en Irlande, en Italie du nord, en Catalogne, en Amérique du nord. Elle dura huit longues années et fut marquée par des victoires françaises sur terre (Fleurus, Neerwinden, Terre-Neuve, Barcelone notamment) et sur mer (cap Béveziers, Barfleur). Mais aucune ne fut décisive. Finalement, les coalisés acceptèrent de négocier à Ryswick, près de La Haye. Des traités y furent signés en septembre et octobre 1697. La France se voyait confirmer ses annexions de 1668 et de 1678 mais elle restituait les villes acquises lors de la Guerre des Réunions en 1683 sauf Strasbourg, et renonçait à opposer ses candidats à ceux présentés par les Habsbourg à Cologne et au Palatinat.

 La guerre de Neuf Ans se terminait par un match nul. Certes, la France avait résisté à l’Europe mais elle n’avait retiré aucun avantage territorial ni financier dans le conflit. Au contraire, son économie sortait affaiblie et de nombreuses questions restaient en suspens, notamment la question de la succession future du roi d’Espagne Charles II dont la santé précaire alarmait les grandes puissances.

La fin du règne

Le roi d’Espagne mourut le 1er novembre 1700 sans descendance. Les deux principales familles régnantes en Europe, les Bourbon en France et les Habsbourg en Autriche revendiquèrent le trône. Bien qu’appartenant aux Habsbourg, le roi Charles II refusa de soutenir Charles le candidat présenté par l’Autriche et légua par testament sa couronne à Philippe, duc d’Anjou, et petit-fils de Louis XIV.  Le roi de France accepta le testament de « son cousin, beau-frère et neveu ». Il annonça la nouvelle à la Cour. Présentant à l’assemblée le duc d’Anjou, âgé de 17 ans,  il déclara : « Messieurs, voici le roi d'Espagne ». S’adressant à son petit-fils, il lui fit quelques recommandations : « Soyez bon Espagnol, c'est présentement votre premier devoir ; mais souvenez-vous que vous êtes né Français pour entretenir l'union entre nos deux nations ; c'est le moyen de les rendre heureuses et de conserver la paix de l'Europe. ». L’ambassadeur d'Espagne, aurait ajouté : « Il n'y a plus de Pyrénées ».

 Un sentiment partagé par les grandes puissances étrangères d’autant que Louis XIV avait affirmé que  les droits du duc d’Anjou à devenir roi de France le cas échéant étaient maintenus. Elles jugeaient que l’Espagne était désormais un protectorat français. Pendant que Philippe rejoignait Madrid et se faisait couronner roi d’Espagne sous le nom de Philippe V, une Grande Alliance antifrançaise s’organisa en Europe. Elle refusa de reconnaître le nouveau monarque. En 1702, l’Autriche, l’Angleterre, la Hollande, le Portugal déclarèrent la guerre à la France et à l’Espagne, elle-même ravagée par une sanglante guerre civile qui opposait Philippe V aux partisans de Charles. Un nouveau conflit destructeur et indécis ravagea l’Europe. Aucun des belligérants ne parvenait à s’imposer. En 1706, la France subit deux lourdes défaites : elle perdit les Pays-Bas espagnols et fut chassée d’Italie. Victorieux en 1707 à Almansa, les Français furent de nouveaux défaits en 1708 à Audenarde et perdirent Lille. En décembre, Louis XIV proposa à ses ennemis de négocier. Les coalisés exigèrent au préalable qu’il retirât son soutien à Philippe V. Le vieux roi – bientôt septuagénaire – refusa cette condition humiliante. La terrible année 1709 débutait de la pire des façons. Le royaume cerné  à ses frontières par des armées puissantes et motivées affrontait également le pire hiver du siècle. Le pays était paralysé par le froid et le gel. Les marchandises ne circulaient plus. Les paysans et les pauvres mouraient de faim. Des émeutes ensanglantèrent plusieurs provinces. A Paris, on organisa des distributions de pain sous la protection de l’armée. Le royaume s’enfonçait.

 Louis le Grand refusa néanmoins de céder à ses ennemis qui le pressaient d’abandonner son petit-fils. Le 12 juin 1709, le roi s’adressa à son peuple de manière inhabituelle. Il fit lire dans toutes les églises de France une lettre circulaire qui présentait les conditions inacceptables exigées par la Grande Alliance pour mettre fin au conflit. L’appel provoqua un sursaut patriotique. Des milliers de Français s’enrôlèrent dans l’armée. Peut-être comptait-il ainsi échapper à la famine qui sévissait. Pour habiller, nourrir et équiper ces jeunes volontaires, le roi  fondit sa vaisselle en or et se fit servir dans des plats en faïence. Le 11 septembre 1709, les troupes royales renforcées par les recrues affrontèrent à Malplaquet les forces de la coalition. La bataille tourna à l’avantage des Anglos-Prussiens mais les Français se retirèrent en bon ordre. Les coalisés ne purent exploiter leur avantage. Ils  laissaient sur le terrain deux fois plus de morts que les Français. Affaiblis par les lourdes pertes subies, ils renoncèrent à envahir la France. La même année, Philippe V battit à deux reprises les forces impériales et hollandaises en Espagne, affermissant ainsi son trône. Ces succès permirent à Louis XIV de repasser à l’offensive en 1713, de franchir le Rhin et de conquérir Fribourg-en-Brisgau.

 Exsangues, proches de la ruine, en butte à la montée de mouvements pacifistes, les grandes puissances européennes décidèrent de négocier. Deux traités furent signés à Utrecht le 11 avril et le 13 juillet 1713 entre les principaux belligérants. Philippe V conserva le trône d’Espagne mais renonçait ainsi que ses descendants à briguer la couronne de France. L’Espagne cédait à l’Angleterre Gibraltar et Minorque et perdait le monopole de l’esclavage des Noirs. La France gardait les précédentes conquêtes de Louis XIV (Franche-Comté, Flandre française, Roussillon, Artois, Alsace, Lille) mais abandonnait à l’Angleterre plusieurs territoires en Amérique (Acadie, Terre-Neuve, baie de l’Hudson). Le traité de Rastatt signé le 6 mars 1714 acta la renonciation à la couronne d’Espagne des Habsbourg d’Autriche.

 La Guerre de Succession d’Espagne bouleversa les rapports de force entre les nations européennes. La France restait la puissance prépondérante sur le continent mais elle affrontait désormais un nouveau rival, la Grande-Bretagne qui lui disputait l’hégémonie sur mer et dans les colonies.

La mort

L’année suivante, le 8 août 1715, de retour à Versailles après un séjour au château de Marly, Louis XIV se plaignit d’une douleur à la jambe. Les médecins diagnostiquèrent une sciatique. Il s’agissait d’un début de gangrène. Le mal s’aggrava les jours suivants. Le membre commença à pourrir. Sentant venir à lui la mort, Louis XIV appela à ses côtés son arrière-petit-fils, le duc d’Anjou, âgé de cinq ans. Selon l’historien François Bluche dans son livre Louis XV, le vieux monarque lui prodigua quelques conseils qui pouvaient aussi se comprendre comme une forme de critique de ses propres actions : « Mignon, vous allez être un grand roi, mais tout votre bonheur dépendra d'être soumis à Dieu et du soin que vous aurez de soulager vos peuples. Il faut pour cela que vous évitiez autant que vous le pourrez de faire la guerre : c'est la ruine des peuples. Ne suivez pas le mauvais exemple que je vous ai donné sur cela ; j'ai souvent entrepris la guerre trop légèrement et l'ai soutenue par vanité. Ne m'imitez pas, mais soyez un prince pacifique, et que votre principale application soit de soulager vos sujets ».

 Le petit Louis était-il en âge de comprendre les recommandations de son arrière-grand-père ? Le 1er septembre 1715, le roi mourut. Louis monta sur le trône à l’âge de 5 ans. Mais trop jeune pour régner, on le mit sous la tutelle d’un régent. Avant sa mort, Louis XIV avait décidé d’accorder cette responsabilité à son fils bâtard, le duc du Maine, fruit de son amour illégitime avec Mme de Montespan. Le 2 septembre la lecture du testament royal confirma cette décision. Mais les magistrats du parlement refusèrent de l’entériner et désavouèrent le défunt Roi-Soleil en nommant régent le duc d’Orléans. Ce dernier, pour prix du ralliement des parlementaires à sa personne, rétablit le droit de remontrances du parlement, une disposition supprimée soixante ans plus tôt. Un jour après sa mort, Louis XIV était ainsi désavoué par ces parlementaires et ces nobles qu’il avait forcé à l’obéissance pendant son long règne de cinquante-quatre ans.

Jean-Pierre Giovenco

Illustration : Marc Daniau

Demain : Pierre de Coubertin

masculin
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Homme politique français, né le 3 juillet 1923 à Quimper (Finistère), décédé à Villeurbanne (Rhône), à l’âge de 66 ans. Ministre de la Défense de mai 1981 à septembre 1985, sous la présidence de François Mitterrand. Il démissionna de son poste, à la suite des révélations de la presse mettant en cause les services secrets français dans l’attentat contre le navire de Greenpeace, le Rainbow Warrior.

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Auteur dramatique français, né le 26 octobre 1887 à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), décédé à Paris, à l’âge de 57 ans. Un des maîtres du théâtre de boulevard. Administrateur de la Comédie-Française de 1936 à 1940.

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Actrice et courtisane irlandaise, née le 17 février 1821 à Grange (Irlande), décédée à New York, à l’âge de 39 ans. De son vrai nom Maria Dolorès Gilbert, elle fut la maitresse de Louis 1er de Bavière. Elle créa la danse érotique de l’araignée.

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Acteur américain, né lé 30 novembre 1926 à Los Angeles, décédé à Los Angeles, à l’âge de 76 ans. Interpréta le rôle du colonel Trautman dans  Rambo (1982), Rambo, la mission (1984), Rambo 3 (1988).

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Compositeur italien, né le 8 juin 1671 à  Venise, décédé à Venise, à l’âge de 79 ans. Il composa quatre vingt opéras baroques. L’Adagio d’Albinoni a été composé en 1945 par Remo Giazotto à partir d’un fragment d’une sonate du compositeur italien.

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Walter von Reichenau

Militaire allemand, né le 8 octobre 1884 à Karlsruhe (Bade-Wurtemberg), décédé à Poltava (Union soviétique), à l’âge de 57 ans. Il participa aux campagnes de Pologne (1939), de France (1940) et de Russie (1941). Il participa au massacre des population juives dans les territoires qu'ils contrôlaient. Elevé à la dignité de maréchal par Adolf Hitler.

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Zhao Ziyang

Homme politique chinois, né le 17 octobre 1919 à Huaxian, décédé à Pékin, à l’âge de 85 ans. Premier ministre de la République populaire de Chine de septembre 1980 à novembre 1987. Secrétaire général du parti communiste de janvier 1987 à juin 1989, il fut  limogé pour avoir refusé de réprimer les étudiants sur la place Tien’anmen en juin 1989.

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