Lucie Aubrac

Il est décédé le 

Elle est décédée le

14 Mars 2007

Résistante française, née le 29 juin 1912 à Paris, décédée à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), à l’âge de 94 ans. Pacifiste, défenseure des droits de l’homme, elle incarna la résistance à l’oppression nazie pendant la seconde guerre mondiale.

Loi portant statut des juifs

Nous, Maréchal de France, chef de l'État français, Le conseil des ministres entendu,

Décrétons :

Article 1er. - Est regardé comme juif, pour l'application de la présente loi, toute personne issue de trois grands-parents de race juive ou de deux grands-parents de la même race, si son conjoint lui-même est juif.

Art. 2. - L'accès et l'exercice des fonctions publiques et mandats énumérés ci-après sont interdits aux juifs :

1. Chef de l'État, membre du Gouvernement, conseil d'État, conseil de l'ordre national de la Légion d'honneur, cour de cassation, cour des comptes, corps des mines, corps des ponts et chaussées, inspection générale des finances, cours d'appel, tribunaux de première instance, justices de paix, toutes juridictions d'ordre professionnel et toutes assemblées issues de l'élection.

2. Agents relevant du département des affaires étrangères, secrétaires généraux des départements ministériels, directeurs généraux, directeurs des administrations centrales des ministères, préfets, sous-préfets, secrétaires généraux des préfectures, inspecteurs généraux des services administratifs au ministère de l'intérieur, fonctionnaires de tous grades attachés à tous services de police.

3. Résidents généraux, gouverneurs généraux, gouverneurs et secrétaires généraux des colonies, inspecteurs des colonies.

4. Membres des corps enseignants.

5. Officiers des armées de terre, de mer et de l'air.

6. Administrateurs, directeurs, secrétaires généraux dans les entreprises bénéficiaires de concessions ou de subventions accordées par une collectivité publique, postes à la nomination du Gouvernement dans les entreprises d'intérêt général.

Art. 3. - L'accès et l'exercice de toutes les fonctions publiques autres que celles énumérées à l'article 2 ne sont ouverts aux Juifs que s'ils peuvent exciper de l'une des conditions suivantes :

a) Être titulaire de la carte de combattant 1914-1918 ou avoir été cité au cours de la campagne 1914-1918 ;

b) Avoir été cité à l'ordre du jour au cours de la campagne 1939-1940 ;

c) Être décoré de la Légion d'honneur à titre militaire ou de la médaille militaire.

Art. 4. - L'accès et l'exercice des professions libérales, des professions libres, des fonctions dévolues aux officiers ministériels et à tous auxiliaires de la justice sont permis aux juifs, à moins que des règlements d'administration publique n'aient fixé pour eux une proportion déterminée. Dans ce cas, les mêmes règlements détermineront les conditions dans lesquelles aura lieu l'élimination des juifs en surnombre.

Art. 5. - Les juifs ne pourront, sans condition ni réserve, exercer l'une quelconque des professions suivantes :

Directeurs, gérants, rédacteurs de journaux, revues, agences ou périodiques, à l'exception de publications de caractère strictement scientifique.

Directeurs, administrateurs, gérants d'entreprises ayant pour objet la fabrication, l'impression, la distribution, la présentation de films cinématographiques; metteurs en scène et directeurs de prises de vues, compositeurs de scénarios, directeurs, administrateurs, gérants de salles de théâtres ou de cinématographie, entrepreneurs de spectacles, directeurs, administrateurs, gérants de toutes entreprises se rapportant à la radiodiffusion.

Des règlements d'administration publique fixeront, pour chaque catégorie, les conditions dans lesquelles les autorités publiques pourront s'assurer du respect, par les intéressés, des interdictions prononcées au présent article, ainsi que les sanctions attachées à ces interdictions.

Art. 6. - En aucun cas, les juifs ne peuvent faire partie des organismes chargés de représenter les progressions visées aux articles 4 et 5 de la présente loi ou d'en assurer la discipline.

Art. 7. - Les fonctionnaires juifs visés aux articles 2 et 3 cesseront d'exercer leurs fonctions dans les deux mois qui suivront la promulgation de la présente loi. Ils seront admis à faire valoir leurs droits à la retraite s'ils remplissent les conditions de durée de service ; à une retraite proportionnelle s'ils ont au moins quinze ans de service ; ceux ne pouvant exciper d'aucune de ces conditions recevront leur traitement pendant une durée qui sera fixée, pour chaque catégorie, par un règlement d'administration publique.

Art. 8. - Par décret individuel pris en conseil d'État et dûment motivé, les juifs qui, dans les domaines littéraires, scientifique, artistique, ont rendu des services exceptionnels à l'État français, pourront être relevés des interdictions prévues par la présente loi. Ces décrets et les motifs qui les justifient seront publiés au Journal officiel.

Art. 9. - La présente loi est applicable à l'Algérie, aux colonies, pays de protectorat et territoires sous mandat. 

Art. 10. - Le présent acte sera publié au Journal officiel et exécuté comme loi de l'État. 

Fait à Vichy, le 3 octobre 1940. 

Ph. Pétain. 

Par le Maréchal de France, chef de l'État français : 

Le vice-président du conseil, Pierre LAVAL. 

Le garde des sceaux, ministre secrétaire d'État à la justice, Raphaël Alibert. 

Le ministre secrétaire d'État à l'intérieur, Marcel Peyrouton. 

Le ministre secrétaire d'État, aux affaires étrangères, Paul Baudouin.

 Le ministre secrétaire d'État à la guerre, Général Huntziger. 

Le ministre secrétaire d'État aux finances, Yves Bouthillier. 
Le ministre secrétaire d'État à la marine, Amiral DARLAN. 
Le ministre secrétaire d'État à la production industrielle et au travail, René BELIN. 
Le ministre secrétaire d'État à l'agriculture, Pierre CAZIOT.

 Lucie Bernard, son nom de jeune fille pour l’Etat-civil, naquit au sein d’une modeste famille originaire de la Saône-et-Loire, émigrée à Paris dans les années 1910. Son père Louis, jardinier, travaillait pour l’entreprise de semences Vilmorin. Sa mère, Louise Vincent, s’occupait du foyer et élevait les deux enfants du couple, Jeanne et Lucie. La Grande Guerre bouleversa la vie des Bernard. Le père, mobilisé comme tous les Français en âge de se battre, participa aux grandes batailles de 1915. Pendant le conflit, la mère trouva un emploi de couturière pour l’armée. Elle envoya ses deux petites filles en pension chez ses parents en Bourgogne. Louis échappa de justesse à la mort. Gravement blessé sur le front, les médecins parvinrent à le sauver mais après une longue convalescence, il resta lourdement handicapé.

 En 1918, la famille se trouva de nouveau réunie à Blanzy en Saône-et-Loire. Malgré son invalidité, Louis trouva un modeste emploi de jardinier dans le château du Plessis, propriété du comte de Barbentane. Louise y fut employée en qualité de laitière. Les enfants réussirent leur certificat d’études. La vie s’améliora quand les deux filles furent reconnues pupilles de la nation en 1924. Grace aux bourses que l’Etat leur versa, elles purent poursuivre leurs études. L’ascenseur social fonctionna à plein. En 1933, le baccalauréat en poche, Lucie entama des études pour devenir professeur d’histoire. En 1938, à l’âge de 26 ans, elle obtint son diplôme d’agrégé d’histoire et de géographie.

Des quakers aux communistes

Le spectacle de son père revenu diminué de la Grande Guerre la conforta dans les idées pacifistes. Au début des années 1930, elle rencontra des militants du mouvement quakers, né en Angleterre au XVIIème siècle. L’association tentait de s’implanter en France. Elle défendait des idées de tolérance et militait en faveur de la paix entre les nations. Lucie rejoignit le groupe et participa activement à ses activités. Mais, deux ans plus tard, elle adhéra aux jeunesses communistes (JC) dont les thèses antimilitaristes s’inscrivaient dans une dénonciation globale de l’impérialisme et du capitalisme.

 En 1938, le ministère de l’Education nationale la nomma professeur d’histoire à Strasbourg. Elle s’y installa à la rentrée de septembre. En 1939, elle rencontra et tomba amoureuse de Raymond Samuel, un ingénieur des ponts et chaussés, fils d’un commerçant juif aisé, propriétaire d’un magasin de confection à Vesoul. Raymond défendait comme elle des idées marxistes. Il effectuait son service militaire en qualité d’officier du génie sur la ligne Maginot. La « drôle de guerre » immobilisait les armées françaises et allemandes. Le 14 décembre 1939, Lucie Bernard et Raymond Samuel profitèrent du calme relatif qui régnait sur les deux rives du Rhin pour se marier à Dijon. Mais le calme ne dura pas. En mai et juin 1940, les armées du troisième Reich contournèrent l’ouvrage défensif et bousculèrent les divisions françaises. Raymond se retrouva prisonnier de guerre, enfermé dans la prison de Sarrebourg (Moselle).

 Lucie qui avait été mutée à Vannes profita des vacances scolaires de l’été pour rejoindre la Lorraine avec le projet incroyable et périlleux de délivrer son mari des griffes allemandes. En août, profitant de la désorganisation qui régnait alors, elle réussit à le faire évader. Le couple se réfugia à Lyon où il apprit avec angoisse la décision du régime de Vichy de chasser les juifs de toute fonction dans l’administration (lire ci-contre). Raymond, employé des ponts et chaussés et de surcroît fiché comme communiste par la police, se retrouva sans travail. Un an plus tôt, Lucie avait obtenu un visa pour partir étudier pendant un an aux Etats-Unis. Raymond possédait également le précieux sésame depuis 1937, date à laquelle il avait suivi une formation au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Les deux agréments étaient encore valides. La sagesse leur commandait de les utiliser pour s’exiler en Amérique, au moins pendant la durée de la guerre. Ils éloignèrent cette tentation. Jamais, ils n’abandonneraient leurs proches, leurs amis, leur pays plongé dans le malheur. Ils décidèrent de rester pour résister. Raymond trouva en emploi d’ingénieur dans un cabinet lyonnais qui validait des brevets. Lucie fut embauchée dans le lycée Edgar-Quinet, un établissement pour jeune filles.

La Résistance

En octobre, par l’entremise de Jean Cavaillès, un professeur de philosophie qu’elle avait côtoyé à Strasbourg, elle rencontra Emmanuel d’Astier de la Vigerie, un journaliste qui venait de créer un mouvement de résistance antinazi baptisé « La dernière colonne ». Lucie et Raymond y adhérèrent. Ne comptant pas leur temps, ils rédigèrent des tracts, les diffusèrent, recrutèrent de nouveaux militants, organisèrent des actions de sabotage. Pour ne pas éveiller les soupçons, ils continuèrent à travailler et à vivre normalement. Lucie donna même naissance à un petit garçon baptisée Jean-Pierre en mai 1941. A cette date, le couple participa à la création d’un journal clandestin Libération, organe d’information et de propagande du mouvement de résistance Libération-Sud. L’organisation se réunissait souvent dans leur appartement. Lucie assura la liaison avec Libération-Nord et participa à de nombreuses réunions à Paris. Le couple choisit le nom de guerre d’Aubrac.

 En novembre 1942, le débarquement anglo-américain en Algérie provoqua l’occupation de la zone sud et de Lyon notamment par l’armée allemande. La Résistance lutta désormais également contre les envahisseurs. La gestapo et la milice unirent leurs efforts à ceux de la police française pour décapiter Libération-Sud dont l’influence grandissait. En outre, ses actions de sabotage commençaient à désorganiser le dispositif oppressif des nazis et de leurs alliés. Les policiers renforcèrent leur traque. Ils frappèrent un grand coup le 15 mars 1943 quand ils arrêtèrent Raymond Samuel sous le nom de François Vallet, Maurice Krielgel-Valrimont, alias Maurice Fouquet, ainsi qu’une dizaine d’autres résistants.

 Les enquêteurs ne parvinrent pas à découvrir la vraie identité de François Vallet. Lucie tenta de convaincre les corps francs de libérer leurs camarades en attaquant la prison où ils étaient détenus. Les chefs militaires lui prouvèrent que l’action était vouée à l’échec. Lucie décida alors d’agir seule. Elle se présenta devant le procureur en charge de l’affaire et lui déclara : « Je représente ici l’autorité du général de Gaulle, qui est le chef de Vallet. Si demain, vous ne signez pas favorablement sa mise en liberté, vous ne verrez pas le soleil se coucher le soir ». Le coup audacieux réussit parfaitement. Le 10 mai 1943, le juge signa une ordonnance de libération de Vallet-Samuel. Pour la seconde fois, Lucie sauvait son mari.

 Elle ne s’arrêta pas là. Lucie était bien décidée à libérer les autres résistants qui n’avaient pas bénéficié de la mansuétude du juge. Il semblait impossible de prendre d’assaut la prison où les policiers les tenaient enfermés. Lucie jugea que l’évasion serait plus aisée à partir d’un établissement hospitalier. Elle fit parvenir aux prisonniers des médicaments pour les rendre malades. Le plan fonctionna parfaitement. La justice décida de transférer les malades dans l’hôpital de l’Antiquaille, mal gardé. Le lendemain Lucie et Raymond Aubrac se présentèrent à l’accueil à la tête d’un commando. Ils se firent passer pour des agents de la gestapo venus récupérer les détenus. On les leur remit sans difficulté. Ainsi, Serge Ravanel, un des responsables du Mouvement de libération nationale (MLN), et Kriegel-Valrimont, le futur chef de l’insurrection parisien en août 1944, recouvrèrent la liberté.

 Mais, l’étau se resserra autour des résistants. Le 21 juin 1943, la gestapo arrêta à Caluire (Rhône), Jean Moulin, le chef de la Résistance en métropole et plusieurs autres dirigeants des mouvements Combat, Libération-Sud, dont Raymond Aubrac. Lucie tenta une nouvelle fois d’obtenir l’évasion de son époux enfermé dans la prison de Montluc. Elle sollicita une entrevue à Klaus Barbie, le chef de la gestapo de Lyon, l’assassin de Jean Moulin. Le tortionnaire accepta de la recevoir. Elle affirma s’appeler Guillaine de Barbentane, le nom de la comtesse bourguignonne qui employa ses parents 25 ans plus tôt. Montrant son ventre arrondi, elle prétendit que la classe sociale à laquelle elle appartenait ne pouvait concevoir la naissance d’un enfant en dehors du mariage. Elle demanda donc à voir son « fiancé », Raymond Aubrac, pour convenir avec lui de la date d’une union, y compris en prison. Barbie tomba dans le piège. Il l’autorisa à rencontrer le père de l’enfant. Lucie remit à son époux les plans de l’évasion.

 Le 21 octobre 1943, lors d’un transfert, un commando attaqua le camion cellulaire qui transportait quatorze résistants dont Raymond Aubrac. Les résistants informés par avance du coup qui se préparait furent libérés sains et saufs. Six soldats allemands, cinq gardes et le chauffeur périrent lors de l’assaut qui eut lieu avenue Berthelot, au cœur de la capitale des Gaules. Lucie y participa. Dès lors, le couple et leur fils vécurent dans la clandestinité, passant d’une cache à l’autre. Grâce au réseau mis en place par les mouvements de résistance, ils trouvèrent refuge en Angleterre le 8 février 1944. Le 12 février, Lucie accoucha d’une petite fille. Charles de Gaulle fut son parrain. A la Libération, Raymond devint commissaire régional de la République à Marseille ; Lucie siégea à l’Assemblée consultative. Les liens se distendirent avec le général de Gaulle qui se méfiait de leur proximité idéologique avec les mouvements de résistance communiste. Pourtant Raymond Aubrac ne prit jamais sa carte du parti et le PC se méfiait de l’esprit indépendant de Lucie. Après la guerre, ils rejoignirent la cohorte des « compagnons de route ». Raymond cofonda le Mouvement de la paix en 1948 et Lucie y milita activement, poursuivant ainsi son engagement né pendant son adolescence.

Témoignages

Les années suivantes, Lucie continua à défendre les valeurs de la Résistance. Elle s’engagea dans les grands débats qui traversaient la société. Elle milita pour l’émancipation des femmes (droit de vote), l’indépendance de l’Indochine, de l’Algérie, contre la bombe atomique. Elle enseigna pendant une dizaine d’années au Maroc (1958-1964), puis à Rome (1964-1976) où Raymond occupait un poste de haut-fonctionnaire à la FAO (organisation des Nations Unies pour l’agriculture). Les décennies suivantes, Lucie Aubrac continua d’expliquer aux nouvelles générations qu’elle rencontra à l’école, au collège, au lycée ce que furent l’Occupation et la Résistance. Les médias s’intéressaient désormais à elle. Le public apprit à connaître cette vieille dame digne et courageuse qui avait consacré sa vie à défendre les opprimés.

 Son dernier combat consista à soutenir les sans papiers. Militante de la Ligue des droits de l’homme et d’Amnesty international, elle résuma ce à quoi elle croyait d’une phrase : « Le mot résister doit toujours se conjuguer au présent ». A la fin de sa vie, sa notoriété égala celle d’un autre ancien résistant, Stéphane Hessel. Elle appelait la société à résister ; le vieil homme interpellait la jeunesse : « Indignez-vous ! ». Au tournant du nouveau siècle et du nouveau millénaire, beaucoup de français, en manque de repère, défiants à l’encontre des hommes politiques de droite et de gauche, préféraient écouter ces deux glorieux anciens et prenaient exemple sur leurs combats. Lucie Aubrac mourut à l’âge de 94 ans. La nation lui rendit hommage aux Invalides. Raymond Aubrac lui survécut encore 5 ans. Il décéda le 10 avril 2012, à l’âge de 97 ans.

Jean-Pierre Giovenco

Illustration : Marc Daniau

Demain : Aristote Onassis

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Ecrivain et journaliste, né le 8 juillet 1925 à Bram (Aude), décédé à Paris, à l’âge de 67 ans. Secrétaire de Jean-Paul Sartre avant de virer à droite, il obtint le prix Goncourt en 1961 pour La pitié de Dieu.

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René Crevel

Ecrivain français, né le 10 août 1900 à Paris, décédé par suicide dans la même ville à l’âge de 34 ans. Ecrivain surréaliste (Etes-vous fou ? 1929, Les pieds dans le plat, 1933), il mit fin à ses jours quand il apprit qu’il souffrait d’une tuberculose.

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