Neil Armstrong

Il est décédé le 

Elle est décédée le

25 Août 2012

Astronaute américain, né le 5 août 1930 à Wapakoneta (Ohio), décédé à Cincinnati (Ohio), à l’âge de 82 ans. Il est pour la postérité le premier homme à avoir posé le pied sur la Lune. A son retour sur terre, il n’en tira aucune gloire et reprit une vie banale et modeste.

Le 25 août 2012 à Cincinnati (Ohio), Neil Armstrong, le premier homme à avoir foulé le sol de la Lune, disparaissait, victime des suites d’une opération du cœur. Il était âgé de 82 ans. Ses obsèques que certains auraient voulues grandioses, voire nationales, furent à l’image de toute sa vie : discrètes, sans fleurs, sans ces médias qu’il avait toujours fuis, juste entouré de ses proches et de quelques intimes. Seules entorses à cette cérémonie qu’il avait lui-même réglée, la mise en berne des drapeaux dans tout le pays à la demande du président Obama et le passage de quatre appareils militaires au-dessus du cimetière.

 Fils d’un commissaire aux comptes de l’Etat de l’Ohio et d’une femme au foyer, Neil Armstrong est né le 5 août 1930 à Wapakoneta (Ohio), une petite ville du Middle West. Là, il est très vite initié par son père au plaisir des courses aériennes ce qui l’amène à passer son baptême de l’air dès l’âge de six ans. Dès lors sa voie est tracée. Il sera pilote. Le jour de son seizième anniversaire, il décroche ses ailes et entame à l’université de Perdue des études d’aéronautique. Un temps accepté par le prestigieux Massachussetts Institute of Technology (MIT), il y renonce faute de moyens et intègre le Plan Holloway qui finance les études des plus modestes contre un engagement de trois ans dans la Navy.

 Formé à la Naval Air Station Pensacola durant dix-huit mois, il obtient en août 1950 sa qualification de pilote de l’aéronavale. Puis il rejoint son unité à San Diego (Californie) et est affecté à l’escadrille 51 composée de chasseurs embarqués. Peu après, il est envoyé en Corée pour mener des attaques au sol mais, début septembre 1951, il est touché par les batteries anti-aériennes et ramène par miracle son appareil dont il s’éjecte une fois en territoire ami. Durant cette guerre, Armstrong participe à près de 80 missions et quitte la Navy en août 1952. Il retourne alors à l’université de Perdue, section aérospatiale, pour y compléter ses études et décroche sa licence en 1955.

 A sa sortie, il postule à la NACA, l’ancêtre de la NASA, un organisme de recherche qui travaille notamment sur les avions de demain. Son but : devenir pilote d’essais. Là, il prend les commandes de différents prototypes dont les fameux avions fusées Bell X-1B (1957) et North American X-15 (1960) et va jusqu’à piloter un drôle d’engin volant, le X-20 Dyna Soar (1960), qui préfigure ce que peut être une navette spatiale. Durant ces années d’essais, le futur astronaute, si doué qu’il soit, n’échappe nullement aux accidents : crashes, bris de train d’atterrissage, moteurs en panne ou explosés, pertes de contrôle, etc. Mais il a en toutes circonstances cette science du pilotage et ce calme que manifestent les plus grands comme, par exemple, le fameux Chuck Yeager qui fut le premier homme à passer le mur du son.

 N’en déplaise à certains de ses détracteurs, pilotes comme lui mais pas ingénieurs, Armstrong était selon ses chefs « le plus technicien des premiers pilotes de X-15 » et « un esprit qui absorbait les choses comme une éponge ». Toutes qualités qui lui valent, en mai 1958, d’être sélectionné pour le programme de l’Armée de l’air, Man in Space Soonest. A l’époque les Etats-Unis et l’Union soviétique sont au coude à coude pour être les premiers dans l’espace. Mais c’est Moscou qui triomphera avec Youri Gagarine. Et Alan Shepard, le premier américain à aller en orbite, n’aura que les miettes. Tous comme les six autres, les Mercury Seven, qui le suivront. A d’autres de relever le gant.

C’est ainsi, au cours du printemps 1962, que Neil Armstrong pose sa candidature pour voler un jour à bord des capsules spatiales biplaces Gemini. Mais il est hors délai et ne doit son salut qu’au bon vouloir d’un de ses recruteurs qui replace son dossier dans la pile. Le 13 septembre 1962, il est retenu pour faire partie des New Nine , les neuf nouveaux. Après d’intenses séances d’entraînement et des heures de bachotage à assimiler les procédures, les techniques et les gestes propres à réussir un vol dans l’espace, Neil Armstrong s’envole le 16 mars 1966 à bord de la capsule Gemini-8 en compagnie de David Scott.

 Au cours de cette mission, il est prévu de rejoindre un étage de fusée et de s’y amarrer. Tout se passe bien jusqu’à ce que cet ensemble se mette à tourner sur lui-même. Toujours maître de lui, Armstrong décide avec Scott de se désamarrer, rétablit le contrôle de son vaisseau et rentre sur Terre. Décision que certains, après coup, lui reprocheront arguant du fait qu’il aurait été possible de faire autrement. Neil Armstrong en est un temps irrité et déprimé, tout en reconnaissant qu’une autre solution était possible à laquelle il n’avait pas été préparé. D’ailleurs ses supérieurs ne lui en tiennent pas rigueur et songent à lui pour une mission Apollo vers la Lune.

 Certes il ne participe aux premiers vols des capsules Apollo que depuis la Terre. D’autres sont chargés de débroussailler le terrain : essais en orbite terrestre du train spatial, mise en orbite autour de la Lune, survol à basse altitude de notre satellite. Ce que veut la Nasa, c’est qu’il commande la mission Apollo-11 qui, pour la première fois, se posera sur la Lune. Deux autres astronautes d’origine militaire, Buzz Aldrin et Michael Collins l’accompagnent lui le civil. Le choix n’est sans doute pas anodin. En plus l’agence spatiale américaine a confiance dans son sang-froid.

Premier homme sur la Lune

 Le choix est judicieux, car après un vol sans histoire vers la Lune, poussé par la plus puissance fusée de tous les temps, la Saturn, un monstre de plus de cent mètres de haut, Armstrong et Aldrin, se séparent de leur compagnon Michael Collins resté en orbite et entament leur descente vers la Mer de la Tranquillité. Mais au cours de cette opération délicate, le 21 juillet 1969, le calculateur de bord de leur module de descente, saturé de données, se met à dysfonctionner obligeant Armstrong à prendre en catastrophe les commandes pour éviter dans les toutes dernières secondes des blocs de rochers qui auraient été fatals à la mission. Réservoir vide, mais sauf, Armstrong annonce sans trop d’émotion : « Ici, Base de la Tranquillité. L’aigle s’est posé ».

 La suite est connue. Après d’ultimes contrôles, l’écoutille du LM est ouverte, Armstrong descend prudemment l’échelle du vaisseau, saute le dernier barreau, s’empresse de récolter un peu de poussières et de roches lunaires au cas où les deux hommes seraient contraints à un départ précipité et déclare : « C’est un petit pas pour un homme mais un grand bond pour l’humanité ». Il entre dans l’histoire. Vingt minutes plus tard, son compagnon Buzz Aldrin le rejoint et l’entraîne dans une danse un peu folle. Deux heures et demie plus tard, après avoir déposé quelques instruments scientifiques, fait des mesures, récolté quelques échantillons supplémentaires et parcouru 250 m sur la Mer de la Tranquillité, Armstrong et Aldrin quittent la Lune, rejoignent en orbite Collins pour un retour sur Terre sans histoire couronné par une longue quarantaine loin de tous dans une sorte de mobil home.

 Viennent ensuite ce qu’Armstrong déteste le plus, les festivités. Modeste il a toujours été, modeste il est. Mais il se prête malgré ça au jeu de la célébrité. Avec juste ce qu’il faut de distance et d’humour qu’il a caustique. Presqu’aussitôt, celui que ses collègues surnomment « Mister Cool » met fin à sa carrière d’astronaute. Un temps il accepte pourtant un poste de coadministrateur à la Nasa, mais démissionne treize mois plus tard et enseigne à l’université de Cincinnati. On le réclame partout et il accepte des conférences, des cérémonies commémoratives et des expositions parce que ça fait partie du job. Une fois celui-ci fait, il rentre en discrétion, comme toujours. Mais il répond présent lorsqu’on fait appel à son expertise, comme en 1986 lors de l’enquête sur l’explosion de la navette spatiale Challenger ou comme il l’avait fait en 1970 pendant le vol dramatique d’Apollo-13.

 Porte-parole de quelques entreprises américaines, membre du conseil d’administration de quelques autres, Neil Armstrong va son chemin. Sans bruit. En 2002, il renonce à toute activité et meurt le 25 août des suites de problèmes cardio-vasculaires à Cincinnati. Reste sur la Lune, un cratère qui porte son nom, et dans l’espace un astéroïde qui le porte aussi.

Jean-François Augereau

Illustration : Marc Daniau

Demain : Louis-Philippe 1er

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Compositeur italien, né le 8 juin 1671 à  Venise, décédé à Venise, à l’âge de 79 ans. Il composa quatre vingt opéras baroques. L’Adagio d’Albinoni a été composé en 1945 par Remo Giazotto à partir d’un fragment d’une sonate du compositeur italien.

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Walter von Reichenau

Militaire allemand, né le 8 octobre 1884 à Karlsruhe (Bade-Wurtemberg), décédé à Poltava (Union soviétique), à l’âge de 57 ans. Il participa aux campagnes de Pologne (1939), de France (1940) et de Russie (1941). Il participa au massacre des population juives dans les territoires qu'ils contrôlaient. Elevé à la dignité de maréchal par Adolf Hitler.

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Zhao Ziyang

Homme politique chinois, né le 17 octobre 1919 à Huaxian, décédé à Pékin, à l’âge de 85 ans. Premier ministre de la République populaire de Chine de septembre 1980 à novembre 1987. Secrétaire général du parti communiste de janvier 1987 à juin 1989, il fut  limogé pour avoir refusé de réprimer les étudiants sur la place Tien’anmen en juin 1989.

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