Richard Nixon

Il est décédé le 

Elle est décédée le

22 Avril 1994

Homme d’État américain, né le 9 janvier 1913 à Yorba Linda (Californie), décédé à New York, à l’âge de 81 ans. Républicain, conservateur et anticommuniste, il sortit son pays du bourbier vietnamien et fut à l’origine de la politique de détente avec Moscou et Pékin. Pour éviter la destitution en raison de son rôle dans l’affaire du Watergate, il démissionna.

L’affaire Watergate

 Tout commença comme une banale affaire de cambriolage. Dans la nuit du 17 juin 1972, alerté par le gardien de l’immeuble du Watergate, à Washington, des policiers du FBI arrêtèrent dans les locaux du parti démocrate, cinq malfaiteurs, trois cubains encadrés par un colonel de réserve, ancien de la CIA et du FBI et de surcroît membre du Comité pour la réélection du président. Les hommes transportaient du matériel d’écoute. A l’évidence, ils s’apprêtaient non pas à cambrioler les locaux mais à installer des micros pour espionner le parti démocrate. Qui étaient le ou les commanditaires ? Des hauts-fonctionnaires de la Maison-Blanche étaient-ils mêlés à l’affaire comme l’affirmait le parti démocrate ? Personne ne donna crédit à ces soupçons. L’année 1972 étant une année électorale, chacun jugea qu’il s’agissait de propagande pour discréditer le président sortant. Le 22 juin, Richard Nixon évoqua l’affaire dans une conférence de presse : « La Maison-Blanche n’est impliquée en aucune façon dans cet incident-là ». La popularité du président étant au zénith, l’opinion publique et les médias se désintéressèrent de l’affaire.

 Encouragés par leur rédacteur en chef Benjamin Bradlee, deux jeunes journalistes du Washington Post, Bob Woodward et Carl Bernstein continuèrent à enquêter. Un informateur baptisé « gorge profonde » les aida dans leurs investigations. On apprit en 2005 que leur mystérieux interlocuteur était Mark Felt, alors numéro deux du FBI. Le 1er août 1972, les journalistes publièrent un article qui révéla l’implication de Maurice Stans, ancien secrétaire du Commerce et directeur financier du Comité pour la réélection du président. Les mois suivants les révélations se succédèrent. L’étau se resserrait autour de l’entourage du président, puis de Richard Nixon lui-même. Cela n’empêcha pas sa réélection triomphale en novembre 1972. A la mi-janvier 1973, une commission d’enquête sénatoriale fut créée pour faire la lumière sur l’affaire. Au terme de dix-huit mois d’enquête et malgré l’obstruction du président qui refusait de collaborer au nom de la séparation des pouvoirs, la commission confirma que la Maison-Blanche était à l’origine de la tentative d’espionnage des locaux du parti démocrate dans l’immeuble du Watergate. Des membres de la garde rapprochée du président, surnommés « le mur de Berlin », accusés d’obstruction à la justice, de faux témoignages et d’écoutes clandestines démissionnèrent.

 L’enquête permit de découvrir que Richard Nixon avait installé dans le bureau ovale un système d’écoutes sophistiqué qui permettait d’enregistrer toutes les conversations. La commission judiciaire de la Chambre des représentants demanda à les auditionner. Nixon refusa. Menacé de poursuites, il fut contraint de les remettre. L’enregistrement d’une conversation avec John Dean, conseiller juridique à la présidence, prouvait que Richard Nixon avait proposé d’acheter le silence des cambrioleurs du Watergate contre de l’argent. Les 27, 28 et 29 juillet 1974 la Commission judiciaire de la Chambre des représentants retint contre Richard Nixon les charges d’obstruction à la justice, d’abus de pouvoir et d’outrage au Congrès. Le sort du président était désormais entre les mains du Sénat. Une majorité des deux tiers des parlementaires pouvait décider de sa destitution. Le président, abandonné par ses amis politiques et son parti, prit les devants et préféra démissionner.

Encore aujourd’hui aux Etats-Unis, une majorité de citoyens américains professent le plus profond mépris à l’égard de « Tricky Dickie » (Richard le rusé), en raison de son rôle dans l’affaire de l’hôtel Watergate, où en 1972 des locaux du parti démocrate furent espionnés par des hommes à sa solde. A l’indignité d’une mesure de destitution, le chef de l’exécutif préféra la disgrâce d’une démission, une première dans l’histoire des Etats-Unis. En revanche, les historiens portent un jugement plus nuancé sur le bilan de sa présidence, notamment en matière de politique étrangère.

Nés dans un milieu modeste, Richard et ses quatre frères furent élevés à la dure. Son père Frank exerça divers métiers (éleveur, traminot) avant d’ouvrir une station-service et une épicerie dans la petite ville de Witthier. Sa mère Hannah Milhous, mère au foyer, appartenait à la société religieuse des Quakers. Dévote, opposée aux valeurs matérialistes, profondément conservatrice, elle imposait à sa famille son mode de vie étriqué. Chez les Nixon, on ne buvait pas d’alcool, on ne chantait pas, on ne dansait pas et bien sûr on s’abstenait de jurer. Après des études brillantes, Richard Nixon entreprit d’étudier de droit à l’université de Duke grâce à une bourse. Sorti troisième de sa promotion, il s’inscrivit au barreau. Il tenta sa chance à New York, revint bredouille : personne ne pouvait se porter garant de ce jeune homme venu « de nulle part ». En 1937, un cabinet d’avocats de Witthier l’engagea. Dans sa ville natale, il rencontra une jeune institutrice Pat Ryan. La jeune femme éconduit son prétendant à plusieurs reprises avant d’accepter de l’épouser en 1940. Deux enfants naquirent en 1946 et 1948.

Pendant la seconde guerre mondiale, il s’engagea dans la marine alors qu’il pouvait échapper à la conscription en sa qualité de quaker. On l’affecta à des taches administratives dans une base située dans l’Iowa. Richard Nixon demanda à rejoindre le front. Ses supérieurs le mutèrent à Guadalcanal (îles Salomon) dans une unité chargée de superviser les plans de vols des avions de transport C-47. Il ne participa à aucun combat. En janvier 1945, on le transféra dans une base à Philadelphie où il occupa des fonctions juridiques. Il finit la guerre avec le grade de capitaine de corvette.

 A cette époque, Richard Nixon professaient des idées politiques « libérales » dans le sens anglo-saxon du terme. Son destin changea quand un groupe d’hommes d’affaires et d’industriels californiens lui proposèrent d’être candidat à une élection locale (12eme district de Californie) contre un candidat démocrate apparemment indéboulonnable. Nixon accepta l’offre. A la surprise générale, il fut élu, au terme d’une campagne où il se présenta comme le champion de la libre entreprise opposé à un candidat influencé par les idées communistes, une accusation totalement infondée. Il utilisera cette recette gagnante à plusieurs reprises les années suivantes.

Anticommuniste

En 1948 il réussit à se faire élire au sein de la Commission de la Chambre des représentants sur les activités anti-américaines, à ne pas confondre avec la commission présidée par le sénateur Joseph McCarthy. Il s’y illustra en accusant Alger Hiss, un diplomate proche de l’ancien président Franklin Roosevelt, d’avoir transmis des informations secrètes à l’Union soviétique. Le fonctionnaire du Département d’Etat se défendit en prétendant avoir été victime d’une machination. Les faits ayant été prescrits, il fut condamné en 1950 pour parjure. L’affaire permit à Nixon de se faire connaître au niveau national. En 1950, il se présenta aux élections sénatoriales en Californie sous la bannière républicaine et se fit élire contre sa concurrente démocrate, en surfant sur la vague anticommuniste qui déferlait sur le pays. Il participa au climat de « chasse au sorcière », dénonçant les sympathisants communistes prétendument cachés au sein de l’administration.

 En 1952, les républicains choisirent Dwight Eisenhower, le chef des armées alliées pendant la seconde guerre mondiale, pour briguer la présidence de la République. Le général répugnait à se salir les mains en s’abaissant à soutenir la campagne - populaire alors - lancée par le sénateur McCarthy. Des conseillers suggérèrent à « Ike » de demander au jeune parvenu californien de devenir son colistier. Ce Nixon se chargerait de la sale besogne. Le 4 novembre 1952, le peuple américain valida l’étrange attelage composé du héros national, Dwight Eisenhower, et du jeune ambitieux encore inconnu deux ans plus tôt, Richard Nixon. Le général républicain infligea une lourde défaite à son adversaire démocrate Adlai Stevenson, obtenant 55% des suffrages.

Le couple fonctionna à merveille, au point que les deux protagonistes décidèrent de prolonger le contrat de quatre ans, à l’occasion de l’élection présidentielle de 1956, encore gagnée par « Ike ». Entre 1953 et 1960, Eisenhower dirigea les affaires de l’Amérique en bon professionnel pendant que son vice-président Nixon jouait les représentants de commerce. En huit ans, il visita plus de cinquante pays. Au Venezuela, en 1958, il échappa de justesse à une foule déchaînée qui voulait lyncher le représentant de « l’impérialisme américain ». L’année suivante, à Moscou, les télévisions du monde entier diffusèrent sa dispute plus ou moins feinte avec le leader Soviétique Nikita Khrouchtchev à propos des mérites comparés du capitalisme et du communisme.

La traversée du désert

Après deux mandats, la Constitution interdisait à Eisenhower de se représenter. Nixon pensa son heure venue. Le parti républicain lui accorda en effet son investiture pour briguer la présidence de la République en novembre 1960. La victoire semblait probable. Il affronta un jeune démocrate John Fitzgerald Kennedy. Un débat télévisé – le premier de l’histoire américaine – opposa les deux candidats quelques semaines avant l’élection. Nixon, mal rasé, les yeux cernés, suant à grosses gouttes, subit l’ascendant de son adversaire. Il fut battu « sur le poteau ». Kennedy triompha avec 49,72% des suffrages exprimés contre 49,55% pour Nixon, soit une avance de 120 000 voix pour le démocrate.

Le 22 janvier 1961, pendant que Kennedy entrait à la Maison Blanche, Nixon se retira en Californie où il reprit sa carrière d’avocat. Le virus de la politique le reprit deux ans plus tard. Il brigua le poste de gouverneur de Californie. Comme à son habitude, il axa sa campagne sur le « danger communiste ». Lassé par son discours mille fois ressassé, les électeurs choisirent son adversaire. Battu pour la seconde fois en moins de deux ans, Richard Nixon annonça aux journalistes qu’il mettait fin à sa carrière politique, à 49 ans. Il ajouta : « Vous n'aurez plus un Nixon à malmener ». Il entra dans un grand cabinet d’avocats à Wall Street, une sacrée revanche pour le petit juriste de province qui avait trouvé portes closes un quart de siècle plus tôt. Toujours membre du parti républicain, il continua à participer à ses instances décisionnelles mais sans briguer aucun mandat. Il assista en spectateur à l’échec du candidat présenté par le parti à la présidentielle de 1964, face à Lyndon B. Johnson.

Le président

Sous l’amicale pression de ses amis politiques, Nixon accepta de se porter candidat à l’élection présidentielle de 1968. Il affronta le vice-président sortant, le démocrate Hubert Humphrey. Il s’imposa d’une courte tête : 43,4 % des suffrages, contre 42,7% pour son adversaire. A peine élu, le nouveau président effectua une tournée européenne. En France, il croisa le président Charles de Gaulle qu’il impressionna, dit-on. Le 20 juillet 1969, il eut l’honneur de téléphoner depuis la Maison-Blanche aux astronautes Neil Armstrong et Buzz Aldrin de la mission Apollo 11 qui venaient de poser leur vaisseau sur la Lune. L’événement scella la victoire américaine dans la course à l’espace. L’euphorie ne dura pas longtemps. L’Amérique devait relever d’immenses défis intérieur et extérieur. Le temps des décisions courageuses était venu.

 En pleine guerre du Viet Nam où était engluée l’armée américaine, Nixon donna la priorité de son action à la politique étrangère. Méfiant à l’égard des diplomates professionnels, le président déclara que « la politique étrangère sera de la responsabilité de la Maison Blanche, et non pas des homosexuels en pantalons rayés du département d'Etat ». Il s’appuya sur Henry Kissinger, un conseiller pour les affaires de sécurité nationale pour engager des discussions secrètes avec les dirigeants de l’Union soviétique, de la Chine, du Viet Nam et du Proche orient. Le président explicita plus tard son point de vue : « Il ne peut y avoir qu'une seule personne pour s'occuper de certains des plus importants problèmes quand il s'agit de négocier secrètement. Il faut que ce soit Henry. »

 L’ancien pourfendeur du communisme et le chasseur des sorcières communistes infiltrées dans l’administration fédérale, inaugura une politique de détente avec Pékin et Moscou. Du 21 au 28 février 1972, il effectua une visite historique en Chine, la première depuis l’installation des communistes au pouvoir en 1949. Il rencontre le président Mao Zedong. La normalisation entre les deux pays aboutit à l’établissement de relations diplomatiques et permit l’entrée ultérieure de la république populaire de Chine à l’ONU.

 Trois mois plus tard, il s’envola pour Moscou où il signa avec Léonide Brejnev, le secrétaire général du parti communiste de l’URSS, les deux premiers accords de limitation des armements nucléaires : le traité SALT 1 restreignait la fabrication d’armes stratégiques, le traité ABM contingentait le nombre de missiles antimissiles que chaque pays pouvait déployer. Désormais, les conflits régionaux (guerre israélo-arabe, guerre du Vietnam) resteraient circonscrits en Asie et au Proche-Orient et ne dégénéreraient pas en affrontement mondial entre les superpuissances de l’Est et de l’Ouest.

 Conscient que les Etats-Unis ne parviendraient pas à gagner la meurtrière guerre du Viet Nam (300 soldats américains tués chaque semaine en janvier 1969), mais refusant toute idée de retrait précipité, Nixon hésitait sur la politique à mettre en œuvre, alternant politique du gros bâton et négociations. Au début de son mandat, il ordonna la destruction des bases installées par le Viêt-Cong au Cambodge. L’aviation américaine déversa sur le pays plus de bombes que les alliés en larguèrent durant la deuxième guerre mondiale. Les années suivantes le conflit s’étendit également au Laos dont la jungle abritait la piste Ho Chi Minh par laquelle transitaient le ravitaillement et les renforts destiné aux insurgés communistes. Les américains la bombardèrent massivement. Dans le même temps, confronté à l’impopularité de la guerre dans son pays, le président américain entama des négociations de paix avec les dirigeants nord-vietnamiens à Paris. Il décida le retrait progressif des soldats américains et leur remplacement par des militaires sud-vietnamiens. On baptisa cette politique la « Vietnamisation de la guerre ». Le 27 janvier 1973, les Accords de paix de Paris signés entre les belligérants mit fin officiellement à la guerre. En échange du retrait des forces terrestres américaines dans un délai de 60 jours, les vietnamiens du nord et du sud devaient régler entre eux leur différent, sans immixtion étrangère.

 Le président Nixon, inaugurait de la plus belle façon son second mandat. Réélu le 7 novembre précédent avec 60,09 % des suffrages exprimés contre 37,66% pour George McGovern, son adversaire démocrate, il semblait au sommet de sa popularité. L’affaire du Watergate révélé par deux journalistes du Washington Post précipita sa chute (lire l’encadré). Le 9 août 1974, Richard Nixon préféra démissionner plutôt que d’être destitué par le Congrès. Son vice-président Gérald Ford lui succéda. Le nouveau chef de l’Etat le gracia le 7 septembre 1974, lui évitant des poursuites judiciaires. Les années suivantes Richard Nixon continua à se justifier. Dans son livre Dans l’arène il se justifia ainsi : « Mon erreur est de ne pas avoir observé les règles du jeu politique et de ne pas m'être maintenu sur un niveau plus élevé, comme mes prédécesseurs. (…) Watergate est pour un tiers une mauvaise action (il s'agit en effet de l'effraction illégale d'hommes de main dans les bureaux du Comité national démocrate de l'hôtel Watergate), un tiers des bévues et un tiers une vendetta politique... ». L’histoire jugera en effet.

Jean-Pierre Giovenco

Illustration : Marc Daniau

Demain : William Shakespeare

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24 Mars 2016 - 6:53pm

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Balthus (Balthasar Klossowski de Rola)

Artiste-peintre français d’origine polonaise, né le 29 février 1908 à Paris, décédé à Rossinière (Suisse), à l’âge de 92 ans. Il réalisa notamment La rue (1933), La leçon de guitare (1934) et La chambre turque (1963-1966).

18 Février 2015

Claude Criquielion

Champion cycliste belge, né le 1er  janvier 1957 à Lessines (Hainaut), décédé à Alost (Flandre-Orientale) des suites d'un accident vasculaire cérébral, à l’âge de 58 ans. Célèbre en Wallonie, respecté en Flandre, peu connu en dehors des frontières de la Belgique sauf par les amoureux de la petite reine, Claude Criquielion fut pendant sa carrière (1979-1991) constamment comparé à son illustre compatriote Eddy Merckx, surnommé « le cannibale ». Avec soixante victoires au compteur, le coureur wallon s’était pourtant constitué un très beau palmarès avec notamment un titre de champion du monde sur route gagné à Barcelone en 1984.

 Dès sa première année chez les professionnels en 1979, il remporta à l’âge de 22 ans, une épreuve exigeante  La semaine catalane. Des commentateurs lui prédirent une grande carrière. Ils allaient un peu vite en besogne. Les années suivantes, le jeune coureur sembla chercher ses marques et les résultats ne furent pas au rendez-vous. Il fallut attendre trois ans avant de le voir franchir en vainqueur la ligne d’arrivée d’une grande épreuve, en l’occurrence la Flèche Brabançonne.

En 1983, Claude Criquielion s’imposa dans la Classique Saint-Sébastien, une épreuve de Coupe du monde. Chacun comprit qu’il serait avant tout un coureur de courses d' un jour. En 1984, il devint champion du monde sur route à Barcelone. Les années suivantes, il signa de belles victoires : Grand prix Eddy Merckx, Escalade de Montjuïc, Flèche wallonne (1985 et 1989), championnat de Belgique (1990). Sa plus grande performance reste sa victoire dans le mythique Tour des Flandres remporté de haute lutte au nez et à la barbe des coureurs flandriens. Depuis, aucun coureur wallon n’a pu inscrire son nom au palmarès de l’exigeante épreuve. S’il ne brilla guère dans les 12 Tour de France auxquels il participa – sa meilleure place fut 5ème en 1986 - il remporta le classement général de quelques courses par étapes : le Tour de Romandie (1987), le Grand prix du Midi Libre (1986 et 1988). 

Le champion belge éprouva sa plus grande déception en 1988 à Renaix en Belgique où se disputa le championnat du monde sur route. Echappé avec le coureur italien Maurizio Fondriest, il fut rejoint à la flamme rouge du dernier kilomètre par le canadien Steve Bauer. La victoire ne pouvait échapper à un des ces trois hommes. Au cours du sprint final, à 100 mètres de la ligne d’arrivée, Fondriest épuisé lâcha prise. Criquielion installé dans la roue de Bauer passa à l’attaque sur la droite de son rival. Il le remonta, mais arrivé à sa hauteur, et alors qu’il s’apprêtait à le dépasser, le canadien, émoussé par son effort, d’un coup de coude envoya le belge dans les balustrades. Finalement Fondriest « sauta » Bauer sur la ligne.

 Criquielion qui s’était vu vainqueur se remit difficilement de ce qu’il estimait être une injustice.  En 1991, il raccrocha son vélo et devint directeur sportif de l’équipe belge Lotto (2000-2004) puis de l’équipe Conalgo (2004-2006). En 2006, il fut élu adjoint chargé des sports dans la commune de Lessines où il vivait.

 

18 Février 1455

Fra Angelico (Guido di Pietro)

Dominicain et artiste-peintre italien, né vers 1400 à Vicchio di Mugello (Toscane), décédé à Rome, à l’âge de 55 ans. Il décora le couvent San Marco à Florence (1440) et la chapelle Nicole au Vatican (1447).

18 Février 1973

Frank Costello

Mafieux américain d’origine italienne, né le 26 janvier 1891 à Lauropoli (Calabre), décédé New York, à l’âge de 82 ans. Chef de tous les chefs, il inspira le personnage de Don Corleone dans la saga Le Parrain.

18 Février 1294

Kubilaï Khan

Monarque mongol, né le 23 mars 1215, décédé à l’âge de 79 ans. Empereur de Chine pendant 25 ans, de 1279 à sa mort. Le vénitien Marco Polo résida sans sa cour.

18 Février 1967

Robert Oppenheimer

Physicien américain, né le 22 avril 1904 à New York, décédé à Princeton (New Jersey), à l’âge de 62 ans. Il fut nommé par les autorités américaines directeur scientifique du « projet Manhattan » qui conduisit à la fabrication de la première bombe atomique en 1944.

Une vie, un portrait
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